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10/12/18 : Mobilisation mardi matin dès 9h00 aux trois péages autoroutiers du Lot-et-Garonne orchestrée par la Coordination rurale 47 pour protester contre les taxes "Trop de taxes tue l'agriculture et les agriculteurs!" dixit la CR47.

10/12/18 : Charente-Maritime : au vue du contexte social actuel, le séminaire filière Fruits & Légumes de Nouvelle Aquitaine Propulso, qui devait se tenir les 11 et 12 décembre à Saintes est annulé. Une prochaine date devrait bientôt être fixée.

09/12/18 : La Rochelle : selon l'association Info Trafic 17, le dépôt pétrolier de La Pallice est bloqué ce soir par près de 200 personnes.

09/12/18 : Charente-Maritime : Annick Baillou a été nommée inspectrice d’académie-directrice académique des services de l’éducation nationale (IA-DASEN) de la Charente-Maritime. Elle succède à Gilles Grosdemange qui a fait valoir ses droits à la retraite.

09/12/18 : Samedi vers 23 heures, Jacqueline Dubois, députée du Sarladais a découvert sa voiture en feu, ainsi que celle de son mari, garées dans la rue devant son domicile de Vézac. L'élue a reçu de nombreux soutiens de la classe politique de tous bords.

09/12/18 : la manifestation des gilets jaunes d'abord pacifique à Bordeaux a dégénéré au milieu de l'après-midi lorsqu'une centaine de casseurs, ont jeté des projectiles divers sur les forces de l'ordre. Scènes de guérilla urbaine et dégradations ont suivi

08/12/18 : Forte participation à Bordeaux pour la Marche pour le climat: de l'ordre de 6 à 7000 personnes

08/12/18 : La Rochelle sera présente au Nautic de Paris du 8 au 16 décembre, stand G2 Hall 1, sous la bannière La Rochelle Force Océan. Elle y présentera ses différents événements sportifs comme la Minit Transat, dont les inscriptions sont désormais ouvertes.

07/12/18 : Rochefort : Véritable institution rochefortaise, l'ancien cinéma Alhambra devenu un studio de post-production de films et de musique inauguré au printemps dernier, organise une porte ouverte avec visite de ses locaux ce samedi de 14h à 19h. Gratuit.

07/12/18 : La Cité du Vin vient de recevoir 3 nouvelles récompenses de la part des professionnels de l'œnotourisme. Un International Best of Wine Tourism et 2 Iter Vitis awards "pour son action innovante et audacieuse en matière d'œnotourisme".

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  • 10/12/18 | Hashtag d’Argent pour Limoges

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    Très présente sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat et Linkedin) et avec plus de 67 000 abonnés, la Ville de Limoges a obtenu un « Hashtag » d’argent pour son engagement sur les réseaux sociaux pour communiquer avec ses administrés dans la catégorie « grandes villes de + 100 000 habitants ». Ce trophée, remis par l’Observatoire SocialMedia, récompense les territoires les plus agiles sur les réseaux.

  • 10/12/18 | Talents des Cités: les lauréats néo-aquitains

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    En Nouvelle-Aquitaine, Talents des Cités 2018 a distingué 3 créateurs d'entreprise dans les quartiers prioritaires de la Ville : Grégory Pédeboscq (Dax), et son food truck «La Cantoche», qui propose en partenariat avec des producteurs locaux sandwichs, burgers, salades et soupes originales ; Victor Du Peloux (Bordeaux) et son atelier bois coworking «La Planche» pour artisans, concepteurs et grand public, et Salomé Arenas (Pau), co-fondatrice de Monsieur Bernard, marque de vêtements et accessoires 100% plastique recyclé dont une partie est récoltée dans la Mer Méditerranée! Les lauréats nationaux seront connus fin janvier

  • 10/12/18 | Corrèze: la chambre d'agriculture dénonce la présence de L-214 dans les écoles

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    Réunie en session plénière le 26 novembre dernier, la Chambre d’Agriculture de la Corrèze demande à l’État, la Région, au Département et aux Maires l’interdiction immédiate de diffusion, dans toutes les écoles du département, des informations anti-viande de l’association L-214 éducation mais aussi de confier aux seuls organismes habilités et neutres à diffuser dans les écoles des informations justes sur l’alimentation et les produits agricoles.

  • 09/12/18 | Gilets jaunes : des violences à Bordeaux

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    Ce samedi à Bordeaux, de violents affrontements se sont déroulés en marge de la manifestation des gilets jaunes dès la fin d'une marche (ayant rassemblé environ 5000 personnes) vers l'hôtel de ville, en milieu d'après-midi. Dans un communiqué tardif, la préfecture évoque des "dégradations de bien publics (notamment des feux de barricades), de vitrines commerciales, de mobiliers urbains". Les services de police ont interpellé 44 personnes. 26 blessés sont à déplorer, dont un jeune manifestant ayant perdu sa main en voulant renvoyer une grenade lacrymogène.

  • 07/12/18 | «Signalement Voie Publique» le nouveau service de proximité de la Ville de Lormont

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    Déployé par la municipalité début novembre sous l’acronyme SVP, il vise à améliorer le signalement des dysfonctionnements ou anomalies au sein des espaces publics (propreté, stationnement abusif, éclairage défectueux). A bord d’un véhicule sérigraphié «Signalement Voie Publique» et du numéro de téléphone créé pour l’occasion (0633146911), deux agents circulent du lundi matin au samedi soir dans la commune. Ils doivent s’assurer et faire preuve de vigilance quant à la bonne tenue de la voirie, du mobilier urbain, de la chaussée ou des éclairages publics.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | Agriculture : la Nouvelle-Aquitaine au rythme du Grand Plan d'Investissement

11/10/2018 | Le GPI, ou Grand plan national d'investissement, prévoit 57 milliards d'euros en cinq ans, dont cinq dédiés à l'agriculture, avec de nouvelles garanties nationales.

GPI Nouvelle-Aquitaine

Ce jeudi 10 octobre s'est tenue une réunion, en présence des représentants des opérateurs et partenaires agricoles. Sujet du jour : le déploiement régional du volet agricole du GPI, pour Grand Plan d'Investissement. Cinq milliards d'euros pour le volet agricole, dont une petite nouveauté : l'Etat faisant office de garant pour des prêts finançant des projets d'innovation agricole. L'ambition est vaste et le contexte plutôt tendu mais pour l'ambassadeur du GPI, Olivier Allain, actuellement en pleine tournée des régions, les ambitions sont là. Trois mois avant son entrée en vigueur, le 1er janvier prochain, on fait le point.

Olivier Allain, "ambassadeur" officiel du Grand Plan National d'Investissement, continue sa tournée des régions pour présenter ce vaste plan, notamment son volet agricole. Vice-président du conseil régional de Bretagne et éleveur bovin, ce dernier a tenté d'apporter quelques précisions ce mercredi à la suite d'une réunion avec les opérateurs et partenaires agricoles régionaux à Bordeaux Sciences Agro, sur le campus de Pessac. Rappelons que ce GPI réprésente 57 milliards d'euros en cinq ans dont cinq pour l'agriculture. Ces fonds devront être partagés avec l'industrie agroalimentaire, la forêt et le bois, la pêche et l'aquaculture. L'objectif de ce plan intervenant dans la continuité des Etats Généraux de l'alimentation et des plans de filière élaborés par les différentes interprofessions, est clair : moderniser le secteur agricole à différents niveaux; économique, environnemental, sociétal et sanitaire. Il entrera en vigueur le 1er janvier 2019 et définit cinq priorités majeures : l'agro-écologie et la réduction des intrants, le bien-être animal et la sécurité sanitaire des élevages, l'indépendance protéique, la production d'énergies renouvelables et l'amélioration des conditions de travail.

Additions et soustractions

Quand on regarde les comptes plus en détail, on observe que 2,8 milliards sont réservés à l'amont de la filière agricole et forestière, 1,7 milliard pour l'aval et 500 millions d'euros pour l'innovation. Trois milliards sont directement mobilisés, notamment par l'Etat ou l'Europe, et les deux milliards restants prendront la forme de garanties d'emprunts, dont 1,3 milliards pour les prêts aux exploitations agricoles. C'est sur ce dernier point que, selon Olivier Allain, la donne change. "C'est un renforcement notable des outils d'ingénierie financière. Souvent, dans son projet d'investissement agricole, l'agriculture doit mettre ses deniers personnels dans la balance. Au-delà des subventions déjà existantes, la nouveauté, c'est que l'Etat va se porter garant d'une partie des prêts accordés pour le montage de projets alternatifs, notamment auprès des exploitants qui ont moins de sept ans d'activité. Les agriculteurs ont intégré cette révolution sur la nécessité de produire autrement". Ca, c'est la théorie.

Dans la pratique, c'est un peu plus complexe. Le 9 octobre dernier, Emmanuel Macron a reçu les représentants de la filière agricole pour faire un point sur les suites à donner à la loi alimentation votée par le Parlement au début du mois (et qui ne rassure visiblement pas beaucoup). Or pour le directeur régional de la DRAAF (Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt), Phillippe de Guenin, la direction prise par la loi alimentation est en étroite corrélation avec le volet agricole du GPI, notamment sur cette question de l'Etat garant. "C'est un plan qui vise à changer des pratiques de commercialisations nationales. On a un système dans lequel la pression exercée sur le bas de la chaîne, c'est à dire les agriculteurs, c'est de produire chaque année un peu moins cher. L'ambition du plan, c'est d'inverser la construction, de faire en sorte que ce soit le producteur qui propose ses prix et que les autres en tiennent compte pour remonter. Ca sera défavorable à la guerre des prix et à l'inflation mais dans une année la dépense pour l'alimentation c'est moins de 16% donc même s'il y avait une augmentation des prix de 10%, ça ferait 1% d'inflation pour les dépenses annuelles. Ce n'est pas grand-chose et pourtant ça permettrait à tous les agriculteurs de vivre. Le plan accompagne donc cette logique en favorisant les investissements dans les produits plus qualitatifs et en favorisant la prise de risque des agriculteurs qui vont faire des produits qui répondent mieux aux recherches de qualité des consommateurs et à la préservation de l'environnement. C'est un risque parce que si, par exemple, on veut mettre deux fois moins de pesticides, on risque d'avoir quatre fois moins de récoltes. Vous pouvez gérer ce risque si vous mettez des pesticides au bon moment, au bon endroit mais ça vous prend plus de temps et ça vous coûte de l'argent. Le plan d'investissement permet de faire face à ce surcoût : vous changez de système en allant vers quelque chose de plus résiliant avec des plantes un peu moins exigeantes et vous pouvez vous permettre de moins traiter mais ça va demander du nouvel équipement et un grand changement de méthode".  Fonds de garantie et offres de prêts sans garantie viendront ainsi s'ajouter aux différentes subventions déjà mises en place au niveau national, sans pour autant, selon le discours officiel du gouvernement, "se substituer à l'engagement des acteurs économiques".

Tandis que de futures ordonnances devraient fixer les questions du relèvement de 10% du seuil de revente à perte, de l'encadrement des promotions et des sanctions en cas de prix jugés "trop bas", le plan de restructuration à cinq ans demandé aux filières (définis dans des plans de filière qui, par exemple pour la filière bovine, envisage de passer la part de viande sous Label rouge de 4% à 30%), conditionné par une nécessaire restructuration, fait face à quelques soucis d'ordre social, notamment sur la question de la rémunération des agriculteurs. Au début du mois, les discussions entre l'interprofession bovine et la FCD (Fédération Du Commerce) ont tourné court : pour l'instant, pas question pour cette dernière de prendre en compte la rémunération des agriculteurs dans les indicateurs de coût de production. Le coup de pression de Macron aux agriculteurs ne changera pas le fait que l'aide financière représentée par le plan d'investissement reste conditionnée à la réorganisation des filières, le tout dans un contexte de début des négociations financières en novembre.

Démarrage au diesel

Si pour certains le branle-bas de combat a démarré, d'autres peinent encore à s'y mettre. La preuve : si des projets comme un abattoir mobile en Bourgogne-Franche Compté ou le projet de circuit court en ligne Direct Market (Meuse) ont déjà été labellisés GPI, cette réunion régionale n'aura pas été l'occasion d'annoncer des projets ou des dossiers officiellement labellisés en Nouvelle-Aquitaine, ces derniers étant, selon Philippe de Guenin, "encore en train de se mettre en place". Le projet de la SAS Méthacycle basée en Dordogne, sort tout de même du lot : elle veut créer une unité de méthanisation pour traiter et valoriser les effluents d'élevage et les matières végétales de plusieurs exploitations agricoles voisines, les tontes de pelouse, les déchets de silo et le lactosérum d'une fromagerie proche, soit 10 997 tonnes par an. Le but : produire de l'énergie verte pour développer le bio chez les producteurs de céréales.

Certains n'ont en revanche pas attendu pour tenter de se mettre au vert. C'est le cas, par exemple, de Pierre Oteiza, éleveur de porcs de race basque Kintoa. L'ensemble des 80 producteurs, regroupés dans une association, est en train de réfléchir à "sortir de leur dépendance au cours des matières premières, en visant la création d'un marché de céréales local pour faire en sorte d'être en autosuffisance. Les exemples comme celui-là, il s'en créée de plus en plus. Et parfois, même les distributeurs jouent le jeu. Pour Laurent Dulau, directeur de Sturgeon, le principal producteur français de caviar, "Avant, on avançait tous dans le même bateau, droit devant. Les Etats Généraux ont cassé le bateau. Certains distributeurs ont changé leur manière de voir les choses". "Consolider les fonds propres et limiter les risques et surtout pouvoir bénéficier de plans d'investissements sur une durée longue, c'est un vrai besoin", affirme pour sa part Jean-Luc Reigne, Directeur général de Koki, producteur de noisettes et de noix. Les projets pouvant bénéficier de ces aides d'investissement seront examinés par la Draaf en fonction "des projets qu'ont déjà retenu les filières", dixit Olivier Allain (donc, les fameux plans de filières visant, par exemple, à faire passer à 50% le taux de poules élevées en plein air d'ici à 2022). Avec la vaste ambition de "reconquérir le marché français" par la création de modèles plus vertueux. La révolution agricole est "en marche"... gare à ceux qui ne sauront pas la suivre...

Romain Béteille
Par Romain Béteille

Crédit Photo : RB

Inno'action et agricultureCet article fait partie du dossier

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