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18/04/19 : A l'occasion du Joli Mois de l'Europe, la Maison de l'Europe Direct Limousin organise une rencontre avec Jürgen Habermas. Philosophe allemand, il consacre sa réflexion à la question de l'intégration européenne. Rdv jeudi 2 mai, 18h30 à Limoges.

18/04/19 : A la suite de l'incendie qui a ravagé Notre Dame de Paris, la ville de Périgueux proposera un soutien financier de 10 000 €, lors de son prochain conseil municipal, pour aider à la reconstruction de ce bâtiment emblématique de l'histoire de France.

17/04/19 : Le coq reliquaire de la flèche de Notre-Dame de Paris, que l’on croyait disparu dans l’incendie de lundi, a été retrouvé mardi. Il devrait regagner prochainement l'entreprise Socra à Marsac-sur-l'Isle (24) pour être restauré comme initialement prévu.

10/04/19 : Les Chambres d’agriculture de Lot-et-Garonne, Haute-Vienne et Vienne, estampillées Coordination rurale, ont créé, le 9 avril, l’Association des Chambres d’agriculture de Nouvelle Aquitaine pour le développement agricole et rural

02/04/19 : A partir du 1er septembre prochain, la Communauté d’Agglomération du Libournais (La Cali) lance un nouveau réseau de transport gratuit pour tous. L’exploitation a été confiée au groupe Transdev pour les huit prochaines années.

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  • 22/04/19 | Obligation vaccinale : on en parle en Gironde du 24 au 30 avril

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    Pour remédier à l’insuffisance de la couverture vaccinale en Nouvelle-Aquitaine, l'Agence régionale de santé et ses partenaires organisent la Semaine de la vaccination. Objectif, rappeler à l'ensemble de la population, l'importance de la vaccination à tout âge de la vie. Des stands d'information seront installés du 24 au 30 avril au CHU Pellegrin de Bordeaux et à l'Hôpital Robert Piqué de Villenave d'Ornon et un Village Info Vaccination sillonnera les routes de la région (arrêts à Bordeaux, Limoges et Poitiers).

  • 22/04/19 | La rame de tramway baptisée en espagnol

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    En présence des élus du Bouscat, Saint-Aubin-du-Médoc, Martignas-sur-Jalle et du maire espagnol de Redován, la rame du tramway sera baptisée « Redován / Saint-Aubin de Médoc » mardi 23 avril ; scellant ainsi le jumelage amorcé en 2017 de Saint-Aubin du Médoc avec Redován. Ces dernières développeront des échanges autour de la jeunesse et de la culture. Cela portera à 61, sur la centaine en service, le nombre de rames baptisées, depuis 2002, par le nom de villes jumelées avec les communes de la métropole.

  • 22/04/19 | De la randonnée dans les Landes de Gascogne

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    La quatrième édition du Parc à Pied se déroule le dimanche 19 mai prochain. La boucle de cette année est située aux alentours d'Escaudes, dans le Sud Gironde. Les marcheurs peuvent ainsi arpenter le Parc Régional Naturel des Landes de Gascogne autour d'Escaudes en passant par la Vallée du Ciron. Deux parcours sont prévus pour le Parc à Pied, l'un de 10km avec un départ à 9h. L'autre boucle, de 6,5km démarre à 14h30. La journée est gratuite, mais l'inscription est obligatoire.

  • 21/04/19 | Gestion de l'eau : la Charente-Maritime prend ses premières mesures anti-sécheresse

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    Avec les chaleurs de ces derniers jours, la préfecture de Charente-Maritime a préféré anticiper une éventuelle sécheresse en limitant d'ores et déjà l'usage de l'eau à des fins agricoles, concernant les forages, cours d’eau, plans d’eau en communication ou alimentés par une nappe souterraine ou un cours d’eau, plans d’eau établis sur un cours d’eau. Le bassin du Curé-Sèvre, sur le périmètre de l’OUGC Etablissement Public du Marais Poitevin, passe en alerte de printemps à compter du 22 avril, 8h.

  • 19/04/19 | Châtelaillon-Plage célèbre le cerf-volant ce week-end

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    C'est un rendez-vous incontournable des amoureux du cerf-volant. Le festival du vent de Chatelaillon-Plage attend ses 70 0000 visiteurs durant ces trois jours de week-end de Pâques. Au programme : démonstrations de cerf-volants, des combats de rokkakus, compétitions, exposition de cerf-volants revisités par des artistes, dont ceux du dessinateur BD américain Scott Hampton, en avant-première en France. Un nouvel espace est dédié aux mobilités, aux nouvelles énergies et à des expériences en 3D.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | Agriculture : un bilan 2016 contrasté en Charente-Maritime

30/11/2016 | Le bilan 2016, donné lors de la 8e Conférence agricole, montre de grandes disparités selon les secteurs d'activités et selon les exploitations

La viticulture reste le secteur souffrant le moins

C’est un triste bilan qui clôt l’année 2016 : en Charente-Maritime comme ailleurs, un agriculteur sur trois vit avec 350/€ par mois et la tendance ne devrait pas s’améliorer. Mais « dans chaque secteur agricole, il a des structures qui s’en sortent parce qu’elles se sont organisées pour anticiper les changements, en se mettant notamment tout ou partie en circuit court, et d’autres pour qui c’est de plus en plus difficile », analyse Françoise de Roffignac, en charge de l’agriculture au Département, à l’issue de la 8e Conférence agricole, qui a rassemblé la semaine dernière les instances du département et les représentants de la filière agricole. Un contraste qui se retrouve selon les secteurs d’activités.

Les céréales

C’est la filière qui s’en sortait le mieux jusqu’à présent. Mais avec un printemps très pluvieux et un mois de juillet marqué par la sécheresse, ainsi que des cours mondiaux en baisse, le manque à gagner entre 2015 et 2016 est de 14 000 € en moyenne par exploitation. Un coup dur lié en particulier à un rendement plus faible et un prix d’achat plus bas que l’an dernier du blé. Le manque d’eau vient également jouer les troubles fêtes, en particulier sur la production de maïs, vorace en eau. Le maïs représente une vingtaine d’hectares en Charente-Maritime (contre près de 50 pour le blé), ce qui en fait la 2e production de céréales du département. Malgré une stagnation des prix, suite à une légère surproduction mondiale, le maïs resterait un idéal « marché de niche », notamment pour satisfaire la clientèle anglaise, grosse consommatrice de farine de maïs pour ses gâteaux. Mais pour la filière, il faudrait « créer des zones de stockage de l’eau et de l’irrigation » - au moins 19 millions de m2 - pour pouvoir concurrencer les départements du Sud-Ouest, où les possibilités de stockage vont de 40 à 60 millions de m2 d’eau.

La viticulture

La seule filière à s’en sortir encore honorablement, grâce à l’univers du cognac. Le chiffre d’affaire globale issue des produits viticoles a augmenté de 5% entre 2015 et 2016 : le vin reste stable et les eaux-de-vie augmentent de 7%. Une hausse due notamment à une excellente production 2015-2016 avec 890 000 hectolitres. Un  chiffre qui ne sera probablement pas aussi bon pour la production 2016-2017, la vigne ayant subi des épisodes consécutifs de froid, de grêle et de sécheresse. Les premières estimations de récolte tablent sur un rendement autour de 100 hectolitres à l’hectare, en sachant que les disparités sont fortes d’un vignoble à l’autre. Les producteurs présents à la Conférence agricole prédisent « une situation de crise » dans les territoires en crus bons bois et fin bois : leur production leur est rachetée environ 800 € l’hectolitre, contre un peu plus de 900 € pour les crus dits d’excellence (borderies, grande et petite champagne). Couplée à la baisse de rendement, elle pourrait être fatale à certains viticulteurs.

Elevage, lait et viande

La  baisse du prix du lait a continué en 2016, passant de 0,30 ct le litre en 2015 à 0,28€/litre. Après la crise laitière de cet été et une promesse de revalorisation des prix à l’automne, la filière lait de Charente-Maritime devrait malgré tout connaître un manque à gagner moyen de 10 000 € (charges déduites) par exploitation (pour 128 hectares et 74 vaches en moyenne). Du côté de l’élevage en viande bovine, avec la baisse des prix à l’achat au niveau européen, les chiffres d’affaires sont mauvais (-4% depuis 2014). Un état qui risque de perdurer encore : la sécheresse de cet automne n’a pas permis une pousse normale de l’herbe, et les exploitants vont devoir recourir de manière précoce au fourrage, ce qui représente un coût supplémentaire.

Les solutions

Plusieurs solutions pour améliorer la situation des quelque 7000 exploitations de Charente-Maritime ont été évoquées au cours de ces rencontres agricoles. Première solution : développer les cultures mixtes, avec de multiples valorisations possibles. Par exemple, dans la filière céréales, associer la culture du lin et du chanvre, qui ont tous deux des débouchés aussi bien dans l’alimentaire que dans le textile. Deuxième solution : développer les circuits courts, que ce soit pour la transformation ou la vente, pour une valorisation de tout ou partie de la production. L’objectif n’est pas pour autant de convertir la totalité des exploitations. « Il ne s’agit pas d’opposer les agriculteurs. C’est à chacun de trouver sa plus-value avec ses spécificités », explique Françoise de Roffignac « Certains exploitants ne se sentent pas de faire de la vente en direct ou en circuit court et ça s’entend très bien. Mais ils peuvent par exemple s’inscrire dans une démarche de labellisation, comme Signature Poitou-Charentes, qui leur permet de s’assurer un réseau de distribution et un prix d’achat meilleur, qui valorise les produits de qualité ». Le tourisme agricole pourrait également être une autre alternative, dans un département très visité comme la Charente-Maritime, grâce à la promotion de son territoire et la vente de produits de son terroir.

Anne-Lise Durif
Par Anne-Lise Durif

Crédit Photo : Anne-Lise Durif

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