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  • 24/08/16 | Luc Grislain nouveau président du GIPSO

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    Luc Grislain qui succède à Alexandrine Roubière est depuis 1993 Directeur de l'Institut de Pharmacie Industrielle à l'Université de Bordeaux. Son laboratoire spécialisé dans le développement pharmaceutique gère de nombreux projets dans le domaine de la mise au point de médicaments pour des maladies tropicales.Il est également co-fondateur avec le Groupe Bertin Technologies de Bertin Pharma, une spin off de l'Université de Bordeaux, société de R&D dans le domaine Pharmaceutique créée en 1999 et qui emploie à ce jour plus de 130 collaborateurs, dont la moitié est basée en Aquitaine.

  • 24/08/16 | Dernier concert des « Mercredis de la Cale » 2016 à Villeneuve/Lot

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    Soirée « Beatles » pour le dernier Mercredi de la Cale, le 24 août à 21h, à la Cale de la Marine à Villeneuve-sur-Lot. Rejoints par le chanteur-guitariste Michaël Jones, les Get Back ont conçu ce spectacle unique spécialement pour cet événement. En 1ère partie, les finalistes locaux du concours « Ma Ville a du Talent » se produiront sur scène. Aussi, So Sosax, grand gagnant de la catégorie « danse » de ce même concours fera une démonstration de hiphop. Soirée gratuite et en plein air.

  • 23/08/16 | A Anglet, les agriculteurs jouent la transparence

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    Pour la 9ème année, la FDSEA 64 et les Jeunes agriculteurs transforment, ce mercredi 23 août dès 10 h, une partie du parking de la Barre en vaste ferme. Éleveurs et producteurs présentent leurs animaux et leur savoir-faire. "Une opération vérité" revendique le syndicat qui d'ailleurs attire la foule des touristes et les locaux d'une ville qui a une longue tradition maraichère. Fabrication de fromage, expositions, démonstration de chiens de troupeaux sur le parking herbeux d'Izadia et déjeuner sur place sont au menu. Une opération de relations publiques bien utile

  • 23/08/16 | 180 panneaux de signalisation vandalisés en Béarn

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    Pour une raison inconnue, près de 180 panneaux de signalisation ont été recouverts de peinture noire dans les vallées d'Ossau et de l'Ouzom, dans les Pyrénées-Atlantiques. Ces dégradations qui n'ont pas été revendiquées se sont produites au cours de la nuit du jeudi 18 au vendredi 19 août. La remise en état des panneaux est évaluée à plusieurs centaines de milliers d'euros par le Conseil départemental. Son président et le préfet ont dénoncé des "actes irresponsables", préjudiciables à l'économie locale ainsi qu'à la sécurité routière. Un numéro d'appel à témoins a été diffusé (05 59 05 49 87)

  • 22/08/16 | La Rochelle : une grande parade pour fêter le retour des athlètes de Rio

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    Une parade nautique est prévue samedi 26 août entre 11h et midi, entre la maison de la Charente Maritime (Les Minimes) et le vieux port de La Rochelle, en présence des sportifs locaux de retour des Jeux Olympiques de Rio. Pour la Ville et le pôle Voile de La Rochelle, c'est l'occasion de saluer la performance de ces athlètes, qui prendront part à la parade en présence de nombreuses autres embarcations. Parmi eux, Charline Picon, qui a décroché l’or en planche à voile RS:X.

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Agriculture | ALPC: de la région au monde, difficile situation pour l'agriculture

12/03/2016 | La Chambre régionale d'Agriculture Aquitaine Limousin Poitou-Charentes a tenu sa première session ce 11 mars à Gradignan dans les locaux de l'école Bordeaux Sciences Agro

Session chambre régionale d'agriculture ALPC du 11 mars 2015

Les deux-tiers des 150 élus professionnels de chacune des 3 ex Chambres régionales désormais unifiées étaient présents pour cette première session bordelaise. L'occasion d'évoquer, autour de la nouvelle Grande chambre, un certain nombre de dossiers liés à la finalisation de sa mise en place ainsi que le suivi de l'actualité agricole régionale. Dans l'après-midi, la session a pris une tournure très économique, présentant les grandes données de la Région à taille ALPC, avant de prendre le pouls, inquiétant, de la situation agricole mondiale, puis, de faire le focus sur chacune des filières agricoles végétales et animales de la région ALPC. Une journée chargée.

Un peu moins de 150 élus, un budget consolidé de 14M€ et environ 110 agents dont 78 salariés embauchés au 1er janvier (les autres étant des agents mis à disposition). Voilà un premier profil de cette nouvelle Chambre régionale de l'Agriculture ALPC. Une incertitude encore, le lieu de son siège. Dans la matinée, les élus ont voté pour un résultat au final serré : Bordeaux l'emporte sur Limoges, avec deux voix d'avance. Une victoire maigre, qui en l'absence d'un vote obtenu à la majorité absolue, donnera le mot final de l'emplacement du siège au Préfet. Si Bordeaux a pour elle l'atout, notamment d'être la capitale régionale, Limoges, est la ville où la DRAAF, interlocuteur privilégié de la Chambre d'agriculture, pour les questions en lien avec l'Etat, et la PAC, a gardé son siège régional suite à la réforme...

Négociations sur le temps de travailAutre sujet lié à l'organisation du travail au sein de cette nouvelle grande chambre régionale : des commissions et comités d'orientation ont été mis en place à travers vingt thématiques. La différence essentielle ? Les comités d'orientation sont ouverts à d'autres structures. Autre sujet de discussion « interne », la question de la durée du travail des agents des chambres consulaires agricoles. Réforme et mutualisation oblige, il s'agit de mettre les agents de chacune des chambres aux mêmes conditions de travail, ce qui n'est pas le cas actuellement. Une phase de négociation reprise en main au niveau régional et départemental, puisque sur le sujet, l'APCA (le niveau national) semble briller par une situation de blocage, et donc d'absence... « On essaie de négocier établissement par établissement. Nous souhaitons garder les effectifs et les moyens de travail que nous avons sur le territoire, pour ça nous demandons un effort aux salariés de 8 heures de travail, récupérés par le rachat de RTT. L'objectif est d'avoir plus de personnel disponible pour pouvoir effectuer les prestations individuelles auprès des agriculteurs. Des prestations de conseils et de services qui seraient pour les Chambres, une manière de compensation de la baisse de leurs recettes » , explique Dominique Graciet le Président de la Chambre régionale ALPC, qui se donne jusqu'au 31 mars pour aboutir au niveau d'ALPC. A défaut, c'est la loi sur les 35 heures qui s'appliquera. Enfin, dernier point de « cuisine interne » : le lancement du processus de recrutement d'un directeur régional ALPC. Ils étaient 40 en lice, mais d'ici la mi avril, il n'en restera qu'un... dont le bureau sera à Bordeaux.

La BPI, "totalement inopérante"Mais, bien sûr, les questions d'actualité ont également été traitées lors de cette matinée. Parmi elles, le plan de sauvegarde de l'élevage auquel 6600 éleveurs se sont inscrits, mais qui se démarque par un regret pour le Président de la Chambre régionale : « L'absence d'intervention de la Banque Publique d'Investissement. Elle a été totalement inopérante, par manque d'habitude sans doute, et n'a pas été actionnée par le réseau bancaire... » De quoi en effet être amer, puisqu'au niveau national le plan prévoyait qu'elle puisse garantir jusqu'à 500 millions d'euros de crédit bancaire de trésorerie aux entreprises pour faire face à l'ensemble des besoins des éleveurs....
Sur la crise aviaire qui touche la filière palmipède à foie gras, « si 105 M€ ont été promis à la production, et qu'on se prépare à mettre en œuvre les procédures de dédommagement, nous avons quelques inquiétudes sur les délais de paiements. Quant aux acteurs de l'aval, très très peu d'aides sont envisagées, pourtant beaucoup doivent faire face à du chômage technique avec un reste à payer très important. Un effort de la part de l'Etat sur les impôts et taxes serait le bienvenu, mais il n'y a rien pour le moment », constate Dominique Graciet, qui verrait également d'un bon œil, une intervention de la BPI, « pour avoir du cash ne serait que pour payer les éleveurs, lors de la reprise de l'activité...»
Enfin troisième sujet d'actualité, la Fièvre Catarrhale Ovine à propos de laquelle a été mis sur la table une enveloppe 30 M€, « mais dont on ne connaît pas encore les modalités d'application.... » regrette là encore le Président Graciet.

Monde: une « indéniable crise agricole structurelle »Une somme de dossiers, qui outre des sujets sanitaires, se font le reflet régional des crises de production nationales... Celles-ci, elles-même inscrites dans un contexte agricole international bien peu réjouissant, comme l'a démontré l'économiste Thierry Pouch dans une intervention de l'après midi. Une dégradation sur laquelle il pose en réalité, bien plus qu'une conjoncture, le diagnostic d'une « indéniable crise agricole structurelle », aux perspectives peu réjouissantes... Une dégradation qui n'épargne aucun des principaux pays producteurs de l'UE, pas même l'Allemagne. Et les causes sont nombreuses et cumulatives. Parmi elles, la forte dégradation de la croissance de la Chine, l'effondrement des cours du pétrole, qui si il fait baisser le prix à la pompe ici, entraîne dans les pays pétroliers pays jusque-là fortement importateur de céréales, des baisses de budget sur leur importation, ou encore, l'embargo russe « catastrophique », qui a mécaniquement entraîné une forte contraction des débouchés russes, mais également créée une intensification de la concurrence intra-européenne, ouvrant au passage de nouveaux marchés (russes donc) pour des pays tiers comme le Brésil ou Chili...

...et des menacesEt les perspectives présentées par l'économiste n'ont pas rassuré l'assistance des professionnels. Car outre l'addition des ces causes, Thierry Pouch, n'est pas optimiste sur le retour promis du sacro saint « cycle haussier » des produits agricoles. Pire, les négociations transatlantiques en cours entre l'Union européenne et les Etats-Unis, font selon lui peser une menace supplémentaire pour l'agriculture européenne et donc française.
Globalement parlant, les impacts de ce traité pourraient apporter, en volume et en pourcentage, "des gains deux fois plus élevées pour les USA que pour l'UE", et des pertes importantes sur le marché infra-communautaire. Il est notamment évalué qu'au niveau communautaire, et c'est l'exemple le plus fort, la viande rouge pourrait perdre jusqu'à 10% de sa production, là où dans le même temps le gain serait de 6% pour les USA... Mais ce traité n'est pas la seule menace, d'autres négociations sont en cours, notamment avec le MERCOSUR, qui met également la viande en ligne de mire avec un risque de recul d'environ 30% côté européen...
La relative "bonne nouvelle", c'est que, pour l'heure, rien n'est encore signé et les clivages entre les négociateurs restent, semblent-ils, importants.

Solène Méric
Par Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

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