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12/08/20 : Depuis cet après-midi, la Gironde est repassée en vigilance jaune pour le risque feux de forêt. Les mesures de restrictions concernant la circulation des véhicules motorisés, les activités ludiques et sportives et les travaux forestiers sont levées.

12/08/20 : A compter de 18h, le département des Landes est placé en vigilance orange aux orages.

11/08/20 : Charente-Maritime : 2000, c'est le nombre de bottes de paille qui vont être disposées un peu partout dans le département sur le trajet du Tour de France. Une quarantaine d'agents de la collectivité sont déployés sur l'opération à partir d'aujourd'hui

11/08/20 : La ministre de l'Ecologie et de la transition écologique Barbara Pompili se rendra à Anglet, suite à l'incendie de la Forêt de Chiberta ce mercredi. Auparavant elle sera passée à Biarritz pour évoquer le ramassage des plastiques dans l'océan.

07/08/20 : Suite au décret du 30 juillet dernier, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a décidé de rendre obligatoire le port du masque dans l'espace public dans les communes de Bidart, Espelette, Guéthary et Saint-Jean-Pied-de-Port.

05/08/20 : Jean-Baptiste Irigoyen, le maire de Saint-Jean-Luz a fait savoir en début de soirée que sa ville rejoignait le club des villes du littoral basque exigeant le port du masque dans le centre-ville et notamment la rue piétonne Gambetta hyper fréquentée

04/08/20 : A compter du 05 août et jusqu'à nouvel ordre, le département de la Gironde et du Lot-et-Garonne sont placés en vigilance orange pour le risque "feux de forêt". Le département des Landes a cette vigilance depuis le 29 juillet dernier.

30/07/20 : 600 millions d'euros, c'est l'enveloppe annoncée par le premier ministre au président des Régions de France Renaud Muselier dans le cadre d'un "accord de méthode" signé à Matignon pour préserver leur capacité d'investissements après la crise du Covid

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  • 12/08/20 | Le ministère de l’Agriculture renforce son soutien aux agriculteurs face à la sécheresse

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    Face à l’épisode de sécheresse en cours, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, autorise le report de la date limite d’implantation des cultures dérobées valorisées comme surface d'intérêt écologique (SIE) dans certains départements affectés (en Nouvelle-Aquitaine : Creuse, Vienne et Haute-Vienne). Cette mesure vient compléter celles déjà prises ces derniers jours pour soutenir les agriculteurs dans cette période difficile.

  • 12/08/20 | Charente-Maritime : fort risque d'incendies et départs de feux

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    Au vu de la sécheresse importante que connaît le territoire, la préfecture 17 a placé vendredi le département au niveau « Risque très sévère » du plan de vigilance Feux de forêt. La Charente-Maritime a connu plusieurs incendies ou départs de feu depuis le début de l'été, vers Royan, sur Oléron et ce week-end dans le sud du département, à la limite de la Gironde, où 4 hectares de pinèdes sont parties en fumées. Pour rappel, il est interdit de fumer et de faire des feux en proximité de forêt.

  • 12/08/20 | Charente-Maritime : la préfecture limite le remplissage des mares de tonnes

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    Pour cause de sécheresse, la préfecture interdit à partir du 11 août le remplissage et la remise à niveau des mares de tonne à destination de la chasse de nuit au gibier d’eau sur les bassins de la Curé-Sèvre Niortaise, des marais de Rochefort et du Bord de Gironde Nord. Il est limité à une surface inférieure à 1 hectare sur les bassins du Mignon, du fleuve Charente, de la Boutonne et affluents, Antenne et Rouzille, la Seudre, la Seugne, le marais Bord de Gironde Sud, lary-Palais et Dronne Aval.

  • 11/08/20 | Un atelier vélo mobile est lancé à Royan

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    Le 2nd schéma cyclable a été adopté par la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique le 24 janvier dernier. Dans ce cadre, Royan Atlantique vient de lancer un atelier vélo mobile destiné à promouvoir la pratique cyclable sur l’ensemble du territoire. Jusqu’au 23 août, cet atelier accueille les cyclistes sur le parking de la Bouverie dans la forêt de la Coubre. Dès la rentrée, les animations et les tournées de cet atelier seront annoncés sur la page Facebook « Mobilité Royan Atlantique ».

  • 11/08/20 | Les inscriptions pour la Remontée de la Seudre sont ouvertes

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    Depuis 1996, la Communauté d’Agglomération de Royan Atlantique organise la Remontée de la Seudre qui attire chaque fin de saison plus de 2000 personnes à pied, à vélo, en cheval ou en kayak. Cette année, les deux jours d’activités sportives en pleine nature associées aux dégustations de produits régionaux auront lieu les 5 et 6 septembre. Dès le 12 août et jusqu’au 3 septembre, les participants peuvent s'inscrire sur le site de l'Office du Tourisme

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | « Il faut être acteur du futur, pas le subir » : Euralis fait sa révolution

07/02/2020 | Euralis veut déployer ses forces sur l'accompagnement des agriculteurs... quitte à lâcher la vente de produits phytosanitaires. Un des annonces forte de son AG ce 7 février à Pau.

Assemblée générale du groupe coopératif Euralis, Christian Pées, son président au micro

Ce vendredi 7 février au Palais Beaumont de Pau, se tenait l'assemblée générale du groupe coopératif Euralis. Organisée autour de 2 tables rondes, « La fin des produits sanitaires ? » et « Comment s'adapter au nouveau mode de consommation ? », ce rendez-vous d'Euralis avec ses partenaires et coopérateurs a donné l'occasion de livrer les première grandes lignes d'un nouveau cap pris par la coopérative : « une agriculture 4.0 », aux exploitations à Haute Valeur Environnementale où le conseil prend le pied sur la vente de produits phytosanitaires. Et un maître mot aussi : la co-construction de ce nouveau modèle avec les coopérateurs, les salariés, les partenaires du groupe... et les consommateurs. « Un changement de mentalité énorme », promet son président Christian Pées. « Une mise en danger » aussi, assume-t-il.

Ce vendredi matin, trois grands témoins, Anne Delettre, Directrice de rédaction du magazine Culture Agri, Philippe Reulet, responsable Ecophyto à la DRAAF Nouvelle-Aquitaine et enfin le Dr Jean-Pierre Kieffer, Président de l'association OABA (Oeuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs), sont intervenus à l'occasion des tables rondes auxquels participaient des salariés et administrateurs d'Euralis. Une discussion qui a permis de mettre en avant plusieurs pistes du « changement de paradigme » en cours au sein d'Euralis.

Un changement radical, introduit par Christophe Conques, administrateur Euralis, Président de la commission territoriale Sud Aquitaine, qui a souligné la nécessité pour la coopérative, non plus de « produire pour mettre en marché », mais désormais d'aller, à l'inverse, « de la fourchette à la fourche », le tout en continuant de « proposer un modèle agricole viable ».

Et des initiatives en ce sens sont en réalité déjà prises, à l'image de la mise en place d'une filière Label Rouge sur les canards gras destinés à la marque Montfort, la volonté de rapprocher l'adhérent du consommateurs avec le développement qui va bon train de la vente directe via la marque « La table des producteurs », ou encore avec le développement lui aussi marqué des cultures bio au sein de la coopérative à travers désormais 265 agriculteurs certifiés (dont 35 nouveaux en 2018) .

Déploiement de la certification HVE et accompagnement agronomique

« Nous avons pris la décision forte de passer, quelque part, à un autre modèle agricole. On clôt une séquence de 60 ans d'une agriculture qui devait être produite en masse et pas chère, avec 2 pieds principaux : une énergie pas chère, et une chimie pas chère (…) On va passer d'une activité agricole assez simple à une activité agricole beaucoup plus complexe à manager ; avec beaucoup d'innovation, beaucoup de R&D et où il faudra conjuguer tout un tas de savoirs », indique pour sa part Chrisitan Pées.

Et pour cause parmi les ambitions relayées par Christophe Conques, c'est le pôle agricole, pilier central du groupe coopératif, qui va endosser la plus grande part de ce nouveau cap. « La certification HVE va être déployée sur les exploitations adhérentes [et] grâce à la coopérative, il faut que tous entrent dans la démarche, que le progrès soit accessible à tous » . « Il faut que la HVE soit l'agriculture conventionnelle de demain », affirme à son tour Julien Saludas, responsable R&D du pôle agricole.

Une démarche qui se double du choix de la coopérative, guidé par les obligations réglementaires, de séparer la vente des produits phytosanitaires du conseil apporté aux agriculteurs. « On déploie nos forces sur l'accompagnement », indique Christophe Conques. « Ca signifie qu'il faudra orienter différemment ce conseil avec moins de solutions de vente. Un conseil qui nous oblige en terme de compétences et de formations ». L'idée au final est bien « de remettre l'agronomie au centre ».

Un travail là encore déjà initié au sein de la coopérative à travers la mise en place de groupes Dephy et Dephy 30 000 tant sur les productions viticoles que sur le maïs », précise les intervenants. Des groupes d'agriculteurs animés par des agronomes qui donnent ainsi l'occasion d'échanges de bonnes pratiques et d'expérimentations culturales et techniques visant à une moindre utilisation des produits phytosanitaires...

Arrêter la vente de produits, un pari économique risqué

« Mais si on arrête la vente de produits phytosanitaires, ça ne va pas être simple, car c'est une source de marge importante pour nous », prévient alors Christian Pees auprès de ses partenaires, conscient de "la mise en danger volontaire" portée de cette décision. « Il nous faudra d'autres revenus, et ça ne va pas se résoudre dans l'année, ni dans les 2 à 3 ans qui viennent, prévient-il. Il va nous falloir de nombreuses années pour aller au bout de ce nouveau modèle » De quoi appeler à un accompagnement soutenu des partenaires mais aussi de la puissance publique et de la Région qui s'est prononcée pour la diminution drastique de ces produits à moyen terme. « Nous avons absolument besoin que tout le monde prennent sa responsabilité et sortent des discours pour faire ; car nos clients attendent ça. »

Un changement dont le maître mot est d'ailleurs, dit-il, la co-construction. « Communiquer sur notre démarche ça ne suffira pas. Il faut associer. On commence à s'y mettre mais il faut faire ça massivement avec les coopérateurs, les salariés et tout notre environnement. » Dans ce sens d'ailleurs, les échanges ont mis à jour le travail en cours autour d'une charte sur le bien être animal dont la volonté affirmée des administrateurs est qu'elle soit bâtie avec les consommateurs. « Une charte qui va être audacieuse, ambitieuse et qui va encore améliorée nos pratiques ! » pose affirmatif Sébastien Doat, administrateur. Un ton catégorique qui fait écho à « l'état d'esprit extrêmement offensif » du président du groupe coopératif et de l'ensemble de ses forces vives assure-il.


Sur la présentation du bilan de l'exercice lire notre article : Euralis entre transformations subies et nécessaires

Solène Méric
Par Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

Inno'action et agricultureCet article fait partie du dossier

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