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27/09/21 : L'Agglo de Pau vient de se voir remettre par l'ADEME et le Ministère de la transition énergétique le Label, encore expérimental, Economie circulaire. Attribué pour 4 ans, il mesure les avancées et orientations des actions de la collectivité en la matière

27/09/21 : Mascaret, le festival occitan de Bordeaux et de la Gironde se lance ce 25 septembre à Bordeaux, avec la projection de deux documentaires de Patric La Vau sur notamment la fondation de l’occitanisme moderne. 20 rdv à découvrir jusqu'au 14 novembre ! Plus d

27/09/21 : Le 17 septembre, Lionel Niedzwiecki a été nommé directeur général du Festival Arte Flamenco dont les missions seront notamment de contribuer au développement territorial d’Arte Flamenco, de soutenir la création et l’émergence de nouveaux talents.

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  • 28/09/21 | Un job meeting pour le recrutement des services à la personne

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    La CCI de la Haute-Vienne organise le 8 octobre de 9h à 13h, dans le cadre de la "semaine bleue" qui se déroule du 4 au 10 octobre, un job meeting consacré aux métiers des services à la personne : ménage, aide à la personne, jardinage/bricolage, garde d'enfants... Les candidats souhaitant rencontrer ce jour là les entreprises du secteur qui recrutent doivent obligatoirement s'inscrire avant le 30 septembre.

  • 27/09/21 | Coquelicontes en Creuse et en Corrèze

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    La 24ème édition du festival Coquelicontes se déroulera du 28 septembre au 10 octobre. Itinérant entre la Creuse et la Corrèze, ce sont près de 74 rendez-vous dans 57 communes qui attendent les spectateurs. Au programme : des balades, des goûters ou encore des veillées autour du conte. L'inauguration se fera le 28 septembre à 20h à la Cité de la Tapisserie d'Aubusson avec le spectacle « Chroniques des bouts du monde » de Kwal. Programme

  • 27/09/21 | Une soirée pour découvrir la Jeune Chambre Economique

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    Le 28 septembre à 19h30, la Fédération des Jeunes Chambres Economiques de Nouvelle-Aquitaine organise une soirée de présentation de l'association à destination des jeunes de 18 à 40 ans. A Agen, Bergerac, Bordeaux et Niort, la soirée se fera en présentielle mais elle aura également lieu en version dématérialisée. Billetterie et inscription

  • 27/09/21 | Girl's day à Bressuire (79)

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    Dans le cadre du plan « 1jeune, 1solution » et à l'occasion de la journée de la mixité dans l'emploi, la maison de l'emploi du Bocage dans les Deux-Sèvres, en partenariat avec la SNCF, organise mardi 28 septembre un « Girl's day : journée de la mixité ». Lors de cette journée, toutes les femmes sont invitées à la Cité de la Jeunesse et des Métiers pour découvrir les métiers de la SNCF notamment techniques, souvent considérés comme des métiers « masculins ».

  • 24/09/21 | Salon de l'agriculture de Nouvelle-Aquitaine 2022 : 1ères infos !

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    Lors de la rentrée de la Chambre régionale d'agriculture, Bruno Millet, Commissaire général du Salon de l'agriculture Nouvelle-Aquitaine a révélé que si Bordeaux sera le centre physique de la manifestation, des événements auront aussi lieu sur l'ensemble des territoires, en partenariat avec les établissements d'enseignement agricole. Autre "nouveauté" issue de l'expérience de la crise sanitaire, les débats pourront être suivis à distance sur Agriweb tv. Enfin, les animaux seront désormais présents sur toute la durée du Salon, soit du 21 au 29 mai 2022, de même que le Marché de producteurs !

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | Circuit court, bio et insertion sociale, le modèle agricole qui fait mouche à Le Thou (17)

19/08/2020 | Au Thou (17), l'association Arozoaar fait de l'insertion par l'agriculture bio. Un modèle conforté par la crise

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C’est un écrin de verdure au beau milieu de l’Aunis, en Charente-Maritime. A Le Thou, des agriculteurs ont replanté des haies, permettant à ces plaines agricoles de retrouver ses bocages d’antan. C’est ici que Fabienne Pouyadou a monté sa ferme associative, Arozoaar, en 2017. Rattachée au réseau Les Jardins de Cocagne, cette structure d’insertion mise sur une activité en agriculture bio, locale et de saison pour remettre le pied à l’étrier à des demandeurs d’emplois. A l’instar d’autres structures en circuit-court, le confinement a permis de faire évoluer l’association, autant en terme de production que de projets sociaux.

« Cette crise a validé doublement notre modèle et nous a conforté dans notre mission, autant sur le plan social que sur notre système de circuit court », analyse sa fondatrice Fabienne Pouyadou. Les consommateurs, en premier lieu, sont restés fidèles au rendez-vous, et même au-delà de ses espérances. Début 2020, l’association fournissait environ 150 paniers de fruits et légumes bio à ses quelques trois cent adhérents. « Pendant le confinement, on recevait des appels quotidiens de personnes qui voulaient venir nous acheter des produits en direct. C’était très frustrant de devoir leur dire non mais on n’avait pas le choix. Nous fonctionnons sur abonnement pour pouvoir anticiper nos plantations à chaque saison, de façon à produire juste ce dont nous avons besoins pour nos clients (1). De plus, avec le Covid, on était obligé de mettre en place un système de collecte différent : on préparait les paniers en amont, qu’on stockait dans le hangar, les gens passaient les récupérer à différents horaires. Tout était fait de sorte que personne ne se croise », explique la directrice de la structure. Ces refus n’ont pas entamé pour autant la motivation d’une quarantaine d’entre eux, désormais inscrits sur liste d’attente. « On les intègre petit à petit dans nos plannings de production », assure Fabienne. Pour elle, la prise de conscience du grand public sur l’intérêt du bio et du circuit-court ne date pas d’hier, mais la crise l’a accentué.

Les salariés en insertion cultivent et ont aussi en charge la confection des paniers hebdomadaires

 En plus du travail de la terre, les salariés en insertion s'occupent de la préparation des paniers pour les clients.

Du côté de la ferme, le confinement a permis de mettre le doigt sur les limites de son modèle. « D’ordinaire, on reçoit de Bretagne quelques milliers de plans une fois tous les quinze jours, qui représentent la production des mois à venir. A partir de mars, le trafic routier et les transports étaient tellement perturbés qu’on craignait à chaque fois de ne pas recevoir notre cargaison. Sans ça, on aurait été en difficulté. La situation nous a permis de nous rendre compte que nous n’étions pas aussi autonomes qu’on le croyait », relate Fabienne. L’association a décidé depuis de produire ses propres plans. Une grande serre destinée à les abriter est en cours de montage. Pour financer son projet, la fondatrice d’Arozaar est retournée solliciter collectivités locales et partenaires privés qui l’avaient aidé en 2017 : Région, Département, CdC de l’Aunis, ville du Thou, mais aussi diverses fondations d’entreprises comme celles d’EDF ou de Léa Nature. L’objectif est de sortir ses premiers plans cet hiver. « A moyen terme, on compte également fournir quelques maraîchers du secteur et  ponctuellement, quelques particuliers », poursuit Fabienne. Les actuels locaux administratifs étant dans un préfabriqué, la directrice a également un projet de local en dur, pour une capacité d’accueil de 20 personnes, avec vestiaires, sanitaires et bureaux.

 Le montage des nouvelles serres pour accueillir la production de plans

Le montage des nouvelles serres pour abriter les plans a débuté en juillet. Philippe Marciniak (à gauche), ex-agriculteur qui a aidé à la mise en place de la production en 2017, est venu en renfort.

Sur le volet social, l’association a également dû s’adapter, et ressort grandie de l’expérience.  En plus de réorganiser ses plannings et la répartition des salariés sur les terres et sous les serres, l’association a dû racheter des outils pour éviter les passages de mains en mains. « La forte demande et la nécessité de s’adapter aux gestes barrières ont renforcé l’esprit d’équipe et le sentiment d’utilité de notre travail », analyse l’agricultrice, qui a reçu avec surprise des appels de consommateurs prêts à donner un coup de main bénévolement. « Aujourd’hui, on sait qu’on peut adapter notre système de distribution si besoin, ça fonctionne. Mais on a aussi mené une enquête auprès de nos adhérents, et 75% trouvent important le contact humain. L’idée du chantier d’insertion leur plaît, ils veulent soutenir la mission sociale, partager avec les salariés. D’ailleurs, notre courrier hebdomadaire les intéresse : ils aiment savoir d’où viennent nos personnels et ce qu’ils deviennent après ». L’association fonctionne avec 14 à 16 salariés en insertion et 5 permanents ; un chef de culture, deux salariés permanents et un encadrant socioprofessionnel.  Si Arozoaar n’a pas pu recruter les sept saisonniers dont elle avait besoin en avril, les recrutements ont repris progressivement à partir de mi-mai. 

Un panier pour un foyer, en saison estivale

Un panier pour un foyer, en saison estivale. Le jardin produit une cinquantaine de variétés de légumes et quelques fruits (non arboricoles); melons, pastèques et fraises. 

Les demandeurs d’emploi viennent principalement des bassins de vie de l’Aunis, de La Rochelle et de Rochefort. Ils arrivent au Jardin de Cocagne via Pole emploi, sur lettre de motivation et entretien d’embauche. « C’est le travail en équipe et de la terre qui les attire ici », explique Fabienne, qui les reçoit individuellement avant, puis à la fin de leur contrat. Si elle ne sait pas toujours ce qu’ils deviennent à l’issue de leur passage dans sa structure, elle n’y voit que du positif : « Même s’ils ne décrochent pas un emploi stable derrière, je peux dire que psychologiquement, ils vont beaucoup mieux, et pour cette seule raison, c’est une victoire. Ils sont nombreux à arriver ici dégoutés du monde du travail avec des expériences humaines déplorables, du harcèlement, des échecs… ». La recette de ce succès ? « On implique les salariés dans les prises de décision de l’entreprise. Ca donne du sens à leur mission et ça leur permet de reprendre confiance en eux et dans le monde du travail ». Fabienne souligne n’enregistrer aucune défection de salariés en hiver. Pour continuer à fédérer ses salariés, la directrice permet à ses salariés de bénéficier d’un panier hebdomadaire à un tarif avantageux le temps de leur contrat. Ecoutant ceux qui souhaitaient continuer à en bénéficier après leur passage au Thou, l’agricultrice à intégré ce mois d’août sa structure au programme Paniers Solidaires. Ce dispositif permet à des familles à faibles revenus d’accéder aux paniers bios produits par les Jardins Cocagne à un prix solidaire, sur une période de 3 à 12 mois. « Pour moi, le social et l’agriculture bio en circuit court, ce sont deux notions indissociables », conclut-elle.

Anne-Lise Durif
Par Anne-Lise Durif

Crédit Photo : 4111111111111111

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