Agriculture | En Lot-et-Garonne une nouvelle politique agricole vient d'être adoptée par l'Assemblée départementale
24/04/2012 | Emploi, activité et cadre de vie. Tels sont les 3 piliers de la nouvelle politique agricole du département.
Lundi 21 novembre, les 40 Conseillers généraux lot-et-garonnais étaient réunis en session extraordinaire à l'Agropole, à Agen, afin d'adopter la nouvelle politique agricole 2012-2020. Cette politique a pour ambition de répondre aux enjeux et aux priorités agricoles de ces prochaines années. Elle comprend 7 orientations stratégiques déclinées en 55 actions. Mais ces nouvelles orientations agricoles ne tombent pas du ciel ! Elles sont nées de discussions entre élus et professionnels du secteur depuis un an au sein des Etats généraux de l'agriculture...
Favoriser l'installation, l'emploi et la formation en agriculture. Optimiser la gestion des espaces agricoles et des paysages. Maîtriser les risques climatiques et sanitaires. Accompagner les pratiques agricoles respectueuses de l'environnement. Favoriser les investissements et l'organisation des acteurs agricoles. Soutenir les projets de recherche, d'innovation et de développement en agriculture. Enfin, valoriser l'agriculture de Lot-et-Garonne à travers des actions de promotion, de commercialisation et de communication. Telles sont les 7 orientations stratégiques du Conseil général pour améliorer l'activité agricole du département. Elles ont été adoptées le lundi 21 novembre au cours d'une session extraordinaire délocalisée à l'Agropole.
La majorité satisfaite
Pour Raymond Girardi, Vice-président en charge de l'agriculture, « après 14 mois de travail entre les élus et 120 professionnels agricoles, ces Etats Généraux sont une réussite ! » Des Etats Généraux qui ont donc mené à un document mettant en avant 7 orientations phares « qui marquent une dynamique nouvelle pour le département », et qui comprennent 55 mesures et actions dont 22 nouvelles et une trentaine d'aménagements des régimes existants. Aussi, trois projets pilotes dans les secteurs de l'eau et des changements climatiques, de la formation et de la coexistence entre filières vont voir le jour.
L'opposition méfiante
Du côté de l'opposition, le son de cloche est tout autre. Les Conseillers généraux de droite se sont même abstenus de voter, à l'image de Michel de Lapeyrière, Conseiller général de Damazan et Président de la Chambre d'agriculture qui regrette ces orientations trop environnementales. « Les agriculteurs en ont assez que l'on ne parle que du côté verdissement de l'agriculture ! Dans notre département, il n'y a pas d'alternative à l'agriculture; donc j'aurais aimé voir des propositions pour l'investissement, la recherche et les expérimentations. Tout ça manque d'ambition et je le regrette ! » Enfin, pour mesurer l'efficacité de sa politique agricole, le Département l'évaluera à intervalles réguliers, en réunissant les différents partenaires ayant participé à son élaboration.
Sybille Rousseau











