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29/10/20 : Suite aux annonces faites par Emmanuel Macron, le World Impact Summit, organisé à Bordeaux, maintient sa première journée ce jeudi 29 octobre, avec un protocole sanitaire renforcé. Du fait du confinement, la journée de vendredi est annulée.

28/10/20 : Le Festival international du Film d’Histoire de Pessac annonce l'annulation de sa 31ème édition aux dates initialement prévues du 16 au 23 novembre. Des réflexions sont en cours sur les modalités de valorisation des films sélectionnés en compétition.

28/10/20 : Le département des Landes est placé en état de vigilance jaune "Vagues Submersion" pour l’ensemble des communes du littoral du 28 octobre 13h00 au 29 octobre 18h00, entre forte houle, vagues puissantes, érosion dunaire et submersions locales...

28/10/20 : "Priorité à la protection sanitaire". Alors que le Festival Novaq devait s'ouvrir demain à la Rochelle, la Région Nouvelle-Aquitaine, organisatrice de cet évènement dédié à l'innovation, annonce son annulation. Un nouveau format est en réflexion.

26/10/20 : Dominique Bussereau président du département de Charente-Maritime et de l'ADF vient d'annoncer que le Congrès des Départements de France qui devait avoir lieu lieu les 5 et 6 novembre à La Rochelle est ajourné compte tenu de la situation sanitaire

24/10/20 : En raison du couvre-feu, la maire de Biarritz, Maïder Arosteguy a décidé d'instituer un stationnement de la ville gratuit en surface dès 18 heures, afin d'inciter les clients des restaurants de venir plus tôt dans ces établissements de la ville.

22/10/20 : Ce 22 octobre Jean Castex a annoncé 38 nouveaux départements et une collectivité d’Outre-mer la Polynésie soumis au couvre-feu de 21h à 6h dès demain soir. En Nouvelle-Aquitaine, Haute-Vienne et Pyrénées-Atlantiques sont concernés.

22/10/20 : Le Pôle Expérimental Métiers d’Art du Périgord-Limousin organise un marché des métiers d’art en plein air, sur la Place Alfred Agard à Nontron, le samedi 24 octobre de 10h à 18h, en remplacement du Salon de la Rue des métiers d'art, qui est annulé.

22/10/20 : La Rochelle : Michel Carmona, adjoint au maire depuis 2014, est décédé dimanche. Ses obsèques auront lieu vendredi à 15h30 au crématorium de Mireuil.

22/10/20 : Charente-Maritime : en plus d'une obligation de porter le masque dans 52 commune du département, le préfet de Charente-Maritime a pris un arrêté interdisant les buvettes et certaines restaurations dans les établissements sportifs.

21/10/20 : Le Conseil scientifique Covid 19 a dans un communiqué rendu public l'avis favorable donné au gouvernement le 19 octobre pour la prorogation du régime transitoire de l'urgence sanitaire jusqu'au 16 février et son prolongement jusqu'au 1° avril 2021.

20/10/20 : Municipales :A Saint Astier, en Dordogne, l'élection municipale, remportée par la maire sortante Elisabeth Marty (DVD) avec 17 voix d’avance, a été annulée ce mardi 20 octobre par le tribunal administratif de Bordeaux.

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  • 29/10/20 | La CCI Bordeaux Gironde réagit au re-confinement

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    La CCI Bordeaux Gironde réactive et renforce sa Cellule d’appui aux entreprises afin d'être une porte d’entrée unique avec un numéro (05 56 79 5000) et un mail spécifique (contact@bordeauxgironde.cci.fr) pour répondre aux besoins d’accompagnement des chefs d’entreprise. "Comme nous l’avons été pendant le confinement et aujourd’hui dans cette phase de relance, nous nous devons de rester en contact rapproché avec les TPE-PME. Elles ont besoin de nous" expose Patrick Seguin, Président de CCI Bordeaux Gironde. Tous les services de la CCI Bordeaux Gironde resteront accessibles annonce la structure.

  • 29/10/20 | Bassens : 2 millions d'euros pour optimiser les capacités de stockage du port

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    Le Grand Port Maritime de Bordeaux a lancé en 2019 un plan de restructuration économique et territoriale. La première tranche de ce plan concerne la refonte du terminal à conteneurs de Bassens, qui ne peut prétendre à une occupation totale de ses locaux du fait de la vétusté des lieux et du manque d'équipements adaptés. Alors que les opérations de rénovation des hangars de Bassens ont déjà démarré, la Région investit 2,6 millions d'euros dans l'optimisation des capacités de stockage du port.

  • 29/10/20 | Dordogne : lancement d’un Observatoire de l’habitat

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    Lancé par le Conseil Départemental de la Dordogne, l’Observatoire est un outil de connaissances et d’analyses de l’habitat avec pour objectif de suivre l’évolution du territoire afin de mieux identifier les besoins en matière de logement. Au travers de cette Observatoire, le Département met son ingénierie et ses moyens techniques au service des acteurs pour les accompagner dans la mise en place de leurs projets. Pour accéder à cet observatoire.

  • 29/10/20 | La Région soutien le cinéma, exemple à Limoges

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    Pyramide production, société de production basée à Limoges depuis 1988, produit actuellement le documentaire « Matriochkas, les filles de la guerre » qui retrace l’histoire de 3 nonagénaires dont les vies ordinaires cachent des destins extraordinaires. Lors de la commission permanente du 17 octobre dernier, la Région Nouvelle-Aquitaine a décidé de soutenir ce documentaire à hauteur de 15 000 euros.

  • 28/10/20 | TBM: la fausse gratuité du tram

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    Surprise d'un certain nombre d'usagers du tram à Bordeaux qui, accédant aux rames, ont découvert ce 28 octobre, collés sur les valideurs, des stickers reprenant un visuel de TBM annonçant la gratuité des transports. Dans un communiqué Kéolis Bordeaux Métropole rappelle « que la validation reste obligatoire dans tout le réseau TBM »  et précise que « les contrôleurs face aux voyageurs sans titre de transport n'ont pas verbalisé, privilégiant le dialogue et expliquant qu'il s'agissait d'une information frauduleuse suite à une action revendiquée par le collectif « extinction rébellion » Keolis Bordeaux Métropole va porter plainte auprès de la Police.

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | La Safer a accompagné l’installation d’une maison de retraite pour poules en Haute-Vienne!

07/09/2020 |

La maison de retraite pour poules pondeuses de Coussac-Bonneval va s’agrandir en 2021.

Donner une seconde vie à des poules pondeuses destinées à l‘abattage après 18 mois de bons et loyaux services, tel est le projet qui a vu le jour à Coussac-Bonneval (Haute-Vienne) grâce au soutien de la Safer Nouvelle-Aquitaine.

Les trois associés de Poulehouse sont partis d’un constat méconnu des Français, à l’âge de 18 mois, les poules pondeuses sont abattues car elles ne pondent plus suffisamment, bien qu’elles peuvent le faire jusqu’à six ou sept ans voire plus. En recueillant des poules de réforme à l’été 2016 que Fabien Sauleman, développeur d’applications numériques et végétarien, découvre stupéfait cette pratique. Entrepreneur dans l’âme, il réfléchit à un concept, l’œuf qui ne tue pas la poule, avec un mode de production éthique qui respecte le bien-être animal. Associé à Sébastien Neusch, alors directeur artistique, les deux Parisiens cherchent un collègue doté des connaissances agricoles qui leur font défaut. Au même moment, Elodie Pellegrain s’intéresse à la question lors de ses études d’ingénieur agronome. « Suite à notre rencontre fin 2016, nous avons décidé de concevoir ensemble le projet raconte la co-fondatrice en charge de la R&D, nous avons créé la société en février 2017 et contractualisé avec un premier éleveur pour récupérer ses poules à 18 mois . »
Les associés cherchaient une ferme avec une position centrale sur le territoire, ce qui les a menés en Limousin, par rapport à la superficie souhaitée et à leur budget. « Nous avons été très bien accompagnés par François Girod de la Safer, de la visite jusqu’à la finalisation du dossier, les démarches ont été très rapides, nous avions visité plusieurs fermes dans l’Allier et en Dordogne mais je suis tombée en amour de cette jolie ferme de Coussac-Bonneval. Nous avons signé en septembre 2017.» La propriété a été achetée 230.000 €, le coût total de l’installation avec les investissements sur trois ans avoisine 500.000 € avec un recours à l’emprunt.

Des milliers de poules sauvées

Au départ, leur ferme pilote accueillait plus de 500 poules et à présent, 4.000 gallinacés de un à quatre ans ont trouvé ici un havre de paix. Les associés ont également 80.000 poules sous contrat chez des éleveurs de la moitié nord de l’Hexagone, dont une moitié en bio, l’autre en plein air. Les poules sont achetées à un prix plus élevé que celui d’un abattoir, ce qui les encourage à confier leurs poules à Poulehouse. Certaines poules finiront leur jour dans leur ferme, d’autres resteront chez l’éleveur d’origine ou seront recueillies par un spécialiste en poules âgées jusqu'à leur mort naturelle.

A la ferme de Coussac-Bonneval est actuellement élevé un lot de poules d’âge normal complété, depuis un an, par des poussins sexés in ovo. En effet, la start-up a décliné une stratégie éthique basée sur trois principes, le non abattage des poules, le non épointage des becs et l’arrêt du broyage des poussins mâles grâce au sexage dans l’œuf. « Nous avons passé un partenariat avec la start-up hollandaise Seleggt, qui a mis au point le sexage in ovo afin de détecter le sexe du poussin dans l’œuf pour couver seulement les femelles. Nos éleveurs partenaires produisent ainsi des œufs qui ne tuent ni la poule, ni les poussins mâles. Nous avons remis en lumière la question du bien-être animal et le précédent Ministre de l’Agriculture a annoncé l’arrêt du broyage des poussins mâles pour fin 2021. »
Les œufs de Poulehouse sont distribués dans 3.000 points de vente Biocoop, Carrefour, Intermarché, Monoprix, Franprix, Auchan, Grand Frais et Naturalia au prix de 5,99 € la boîte de six œufs bio et 3,99 € la boîte de six de poules "alimentées et élevées en plein air". « Les consommateurs n’étaient pas informés sur l’abattage des poules et des poussins mâles, constate Elodie Pellegrain, nous faisons de la pédagogie pour expliquer le prix plus élevé de nos œufs et ils le comprennent. En trois ans, plus de sept millions d’œufs bio et plein air ont été écoulés. » Un sixième poulailler devrait être installé sur leur ferme en 2021 pour accueillir un millier de cocottes supplémentaires. La start-up emploie désormais une trentaine de salariés basés en majorité à Paris, trois s’occupant à plein temps des poules de la ferme.

Fabien Sauleman, Elodie Pellegrain et Sébastien Neush ont imaginé le concept de '' l’œuf qui ne tue pas la poule ''

De nouvelles compétences à la Safer

C’est suite à la création de la Safer Nouvelle-Aquitaine voilà un an qu’un nouveau positionnement a été décidé afin de suivre des porteurs de projets désirant s’installer dans la région à l’exemple de ces trois associés. « De longue date, le Limousin a été attentif aux candidats à l’installation extérieur à ce territoire constate Philippe Tuzelet, directeur général de la Safer Nouvelle-Aquitaine, la transmission d’exploitations est une préoccupation ancienne en Limousin. Face à la hausse des départs, il faut trouver des repreneurs parfois hors cadre familial et non locaux ce qui incombe au Service Projets et Investissements Ruraux. Un service dédié aux projets ruraux était déjà structuré en Limousin, nous l’avons développé sur tous les départements de la région en recrutant des conseillers spécialisés. »
Les dernières embauches datent de mai et juin en Charente-Maritime, Dordogne, Lot-et-Garonne et Deux-Sèvres. De plus, le site www.propriétés-rurales.com apporte une vitrine nationale voire internationale à des biens n’ayant pas de repreneurs locaux. « Nous avons changé de braquet avec des personnes qui travaillent exclusivement sur ces projets ajoute-t-il et, depuis la fin du confinement, nous avons des demandes de gens qui veulent acheter des biens à la campagne pour leur reconversion. Nous sommes prêts à répondre à ces demandes qui correspondent à des besoins locaux, nous contribuons ainsi à maintenir la population rurale et les emplois. »

L’installation de Poulehouse a été facilitée grâce à la collaboration étroite entre le conseiller foncier et le conseiller SPIR qui ont œuvré de concert pour que ce projet atypique aboutisse. La Safer avait été contactée en juillet 2016 par le propriétaire de ce bien de 16 ha avec bâtiment qui voulait prendre sa retraite. La Safer a lancé une campagne de publicité auprès de la Préfecture, des mairies, via des annonces légales et auprès des syndicats agricoles, ce qui n’a pas permis de trouver un acheteur local. « Le conseiller SPIR a visité le bien pour le mettre en vente sur notre site national ce qui a déclenché plus de vingt visites se souvient François Girod, conseiller foncier Safer. Cette propriété a toujours plu mais elle a mis du temps à trouver son porteur de projet. »
Outre l’annonce sur le site, les porteurs de projets en portefeuille au SPIR ont été contactés. « Le bien a séduit Elodie Pellegrain raconte Ludovic Lacroix, conseiller SPIR, nous lui avons envoyé plusieurs descriptifs de propriétés susceptibles de correspondre à sa recherche, elle en a visité plusieurs et cela a matché pour celui-ci. » Le projet a été présenté au comité technique de la Safer en juin 2017 qui a donné un avis favorable.

Un projet qui a fait mouche

Ce projet de maison de retraite pour poules pondeuses aurait pu prêter à sourire. Au contraire, il a été pris très au sérieux dès le départ. « La Safer est ouverte à des projets innovants, il ne faut pas avoir de préjugés en amont, d’idées préconçues assure François Girod. Les porteurs de projet ne savaient pas comment mettre en place leurs poulaillers sur le terrain, ils ont contacté des conseillers de la Chambre d’agriculture qui leur ont donné toutes les indications nécessaires. Ils ont potassé le sujet, formalisé l’implantation et nous avons rapidement eu des retours positifs. »
Ludovic Lacroix insiste sur l’importance du montage financier. « Le rôle du SPIR est aussi de faire un tri entre les projets, c’est pourquoi nous abordons de suite la question du budget, l’apport personnel et le recours à l’emprunt. Les associés ont obtenu un prêt très rapidement, même plus vite que pour un projet traditionnel. » La visite de la propriété a eu lieu en février 2017, la vente étant conclue en septembre.
Aujourd’hui, Poulehouse est positionné sur un marché porteur. Le confinement a renforcé les circuits courts et de nombreux Français ont adopté des poules pour échapper à la pénurie d’œufs en grande distribution. Cette maison de retraite s’inscrit dans cette tendance. Enfin, il est inconcevable de continuer d’abattre des poules simplement parce qu’elles pondent moins alors qu’elles ont encore une longue vie devant elles avec la promesse de bonnes omelettes.

Depuis trois ans, plus de sept millions d’œufs ont été vendus.

Corinne Mérigaud
Par Corinne Mérigaud

Crédit Photo : Poulehouse

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