Agriculture | Les viticulteurs bordelais soulagés du maintien des droits de plantation en Europe
19/12/2012 | L'Union européenne renonce à libéraliser les droits de plantation
Certes, la consommation de vins en France baisse de 2%. Mais, à l'approche de Noël, les viticulteurs viennent d'apprendre une excellente nouvelle. Lors de la dernière réunion du groupe à haut niveau (GHN) sur les droits de plantation réunissant des experts des 27 pays européens, un consensus s’est dégagé sur la nécessité de maintenir un dispositif d’encadrement des plantations de vignes. Pour les viticulteurs, c'est un immense soulagement. Une libéralisation aurait menacé l'existence même des petites exploitations dans le Bordelais.
"Nous sommes satisfaits et soulagés du maintien d'une régulation sur les droits de plantation en Europe", rapporte Gérard César, sénateur apparenté UMP, président de la commission vins et maire de Rauzan, en Gironde. Les viticulteurs français "feraillent" depuis plusieurs mois contre une directive adoptée en 2008 par l’Union Européenne supprimant les droits de plantation en 2016. Ils ont fini par obtenir gain de cause. Le groupe de réflexion à haut niveau sur les droits de plantation vient de rendre un avis favorable pour réguler les droits de plantation.
Une libéralisation des droits de plantation aurait causé la fin de la viticulture "traditionnelle""Une libéralisation des droits de plantation aurait tué les petites exploitations au profit de la grande industrie", dénonce Bernard Farges, président du syndicat des Bordeaux et Bordeaux supérieur. Désormais, toute nouvelle extension de plantation de vigne couvrant tous types de vins (AOP, IGP et vins sans indication géographique) sera soumise au régime d’autorisation. Les autorisations seront « gratuites » et « intransmissibles », avec la fixation d’un pourcentage annuel de nouvelles plantations. A noter, que ce système sera assorti d’un mécanisme de sauvegarde communautaire avec la fixation d’un pourcentage annuel de nouvelles plantations autorisées et la possibilité pour les États membres de le fixer à un niveau inférieur au niveau national, régional ou pour une catégorie de vin donnée, suivant certaines conditions.
Reste maintenant à voir inscrit ce dispositif dans la prochaine réforme de la PAC (Politique agricole commune) 2014-2020.

Nicolas César
Crédit Photo : Philippe Roy












