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21/10/19 : Fermée en septembre 2018 suite à des inondations survenues durant l’été, la médiathèque de Gan (64) rouvre dans des locaux provisoires de 150 m2, rue du Bel Air, près du centre de loisirs, le mardi 22 octobre à 14h.

19/10/19 : Trafic SNCF toujours perturbé en Nouvelle-Aquitaine à la fois sur le service OUIGO et sur les TER à la suite du mouvement national de "droit de retrait" suite à un accident. "un détournement du droit de retrait à l'impact inacceptable" pour E. Philippe

18/10/19 : Ce 18 octobre, environ 250 retraités agricoles ont manifesté devant la préfecture de Dordogne. Le montant moyen des pensions des 25 612 retraités agricoles périgourdins est de 447 euros par mois. Ils revendiquent une retraite à 85% du SMIC.

18/10/19 : Les 8, 9 et 10 novembre prochains aura lieu la 14ème édition du salon de l’agriculture paysanne et durable Lurrama à la Halle d’Iraty de Biarritz. Cette année, la thématique sera une reprise de la formule de Flow Food, "Le climat, c'est la vie".

15/10/19 : Nouveau passage du Tour de France en Béarn l'été prochain! A noter dans les agendas, l'étape Pau-Laruns le dimanche 5 juillet 2020, avec au menu les cols de la Hourcère (1440m), du Soudet (1540 m), d'Ichère (674 m) et de Marie-Blanque (1035 m).

15/10/19 : Tour de France : c'est officiel, la Charente-Maritime accueillera une journée de repos à l'Île d'Oléron, l'Île de Ré et Châtelaillon-Plage seront villes étapes du Tour de France 2020.

15/10/19 : La ville de La Rochelle a à son tour pris un arrêté contre l'épandages de pesticides. Le maire promet d'accompagner vers la sortie des intrants celle des deux exploitations sur la commune n'étant pas biologique.

08/10/19 : Niort: Le réaménagement du boulevard Main, entre le Moulin du Roc et le quai Métayer, a débuté en janvier. A partir du 21/10, la voie qui longe le port Boinot sera définitivement fermée aux véhicules et la circulation basculée sur la nouvelle voie.

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  • 21/10/19 | Grève des biologistes: les préconisations de l'Agence Régionale de Santé

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    Face au mouvement de grève des biologistes prévu les 22, 23 et 24 octobre, qui devrait être assez largement suivi en Nouvelle-Aquitaine, l'ARS préconise au public de ne pas se rendre pendant ces 3 jours dans leur Laboratoire d’analyses biologiques habituel et de reporter à compter du 25 octobre les analyses considérées comme non urgente par leur médecin traitant ou leur infirmière. Les demandes d’analyses biologiques urgentes pourront être prises en charge, dans les laboratoires signalés sur le site de l’ARS. Objectif: éviter d'orienter massivement des patients vers les services des Urgences.

  • 21/10/19 | 85 nouvelles places d’hébergement en Charente

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    En Charente, les dispositifs d’accompagnement accueillent actuellement 137 réfugiés et 400 demandeurs d’asile. A compter de ce 21 octobre, les communes de Ruffec et Confolens accueilleront 45 réfugiés au sein de 2 centres provisoires d’hébergement alors que les communes de Chasseneuil-sur-Bonnieure, Chabanais et Excideuil vont accueillir 40 réfugiés.

  • 21/10/19 | L'ancien député communiste du Nontronnais, René Hutin est décédé

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    René Dutin, ancien député communiste du Périgord vert est décédé vendredi 18 octobre à l'âge de 85 ans. Né à Abjat-sur-Bandiat, il a débuté sa carrière politique en tant que maire communiste de Saint-Estèphe en 1965 où il est élu à l'âge de 32 ans. Élu pendant 36 ans, il a également été conseiller général du canton de Nontron de 1979 à 2011. En 1997, il devient député de la troisième circonscription de la Dordogne. Il perd sa députation en 2002 au profit de Frédéric de Saint Sernin.

  • 21/10/19 | France 3 Limousin lance la campagne des municipales

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    France 3 Limousin a décidé de mettre les municipales en lumière dans son émission Dimanche en politique en recevant les maires des 4 plus grandes villes de l'ex-Limousin : Brive, Tulle, Guéret, Limoges. Bilans, projets, réussites, échecs. Les opposants auront également la parole. Frédéric Soulier maire (LR) de Brive depuis 2014, et officiellement candidat à sa propre succession, a été le premier à se lancer dans la première émission de cette série, ce dimanche 20 octobre.

  • 21/10/19 | "La Tournée" en concerts sur les routes de l'ex Aquitaine

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    Afin de favoriser la mobilité des groupes émergents en région et leur offrir la possibilité de se produire dans des conditions artistiques professionnelles, des structures culturelles de Nouvelle-Aquitaine se sont associées depuis plusieurs années autour du dispositif bien nommé « La Tournée ». Les 5 groupes qui en bénéficient seront sur la scène de la Rock School Barbey à Bordeaux demain soir, avant de faire étape au Sans Réserve à Périgueux le 23, puis le 24, à Billère à La Route du Son, le 25 à Agen au Florida et enfin, le 26 au CaféMusic’ de Mont-de-Marsan. Infos sur les groupes sans-reserve.org

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | «On va vers une sobriété de consommation», Thomas Pissondes, vigneron bio à Jurançon (64)

01/10/2019 | Sur le Clos Labrée, à Jurançon (64), Thomas Pissondes, à la tête du vignoble familial depuis 2010, s’apprête à vivre une nouvelle campagne.

Thomas Pissondes, viticulteur à Jurançon - Président de l'association des Vignerons du Jurançon

Depuis quelques heures, les vignobles pyrénéens sont assaillis par les coups de sécateurs des vignerons. Comme chez Thomas Pissondes, élu depuis peu à la tête de l’association des Vignerons du Jurançon, et qui depuis 2010 dirige le Clos Labrée dans le Jurançon. Rencontre avec ce jeune homme qui procède à sa première récolte de raisins certifiée AB, une démarche conduite en phase avec son environnement, qui répond aux exigences actuelles.

Le passage à l’automne marque le lancement des vendanges. À l’approche de cette période, demeure alors une certaine excitation. Sur le Clos Labrée, Thomas Pissondes s’apprête à vivre une nouvelle campagne. À la tête du vignoble familial depuis 2010, le jeune vigneron conduit un vignoble de 3 hectares et demi composé de trois cépages : le Gros Manseng, le Petit Manseng et le Courbu. Perché le long d’une route qui serpente dans les coteaux du Jurançon, le domaine, géré depuis cinq générations par les Pissondes, surplombe de grandes étendues forestières et herbagères. Avant Thomas, son père, double actif, était à ses manettes. « Mes parents arrivaient à l’âge de la retraite. J’ai réfléchi et j’ai décidé finalement de reprendre. » Il mettra un terme à sa carrière dans l’ingénierie industrielle pour revenir à la terre de ses ancêtres. « L’environnement de travail a été un élément qui m’a donné envie de revenir », confie-t-il.

« Le label bio peut être porteur »

Depuis près de vingt ans, les vignes du domaine sont conduites en bio. « Mais nous n’avons jamais eu la certification. Étant donné que le vin était vendu exclusivement sur le domaine, mes parents ne jugeaient pas primordial de l’avoir. Ils expliquaient directement aux clients comment ils travaillaient. » Thomas poursuit dans ce sens. Mais lui a demandé l’agrément. « Je vais vendre mon vin un peu à l’extérieur. Et donc le label aujourd’hui peut être porteur », poursuit l’homme.

Il n’y a pas longtemps, le vin certifié « AB » n’avait pas très bonne presse. Mais pour Thomas, désormais, un changement de mentalité s’est opéré. « Il y a changement vis-à-vis de cette étiquette sur les vins. Gustativement déjà, c’est aujourd’hui compliqué, voire impossible, de différencier un vin bio d’un vin conventionnel, explique-t-il. Mais la grande différence se fait au niveau éthique. On voit bien aujourd’hui que ce sujet préoccupe tout le monde. »

Après trois années de conversion, le jeune vigneron va cette année ramasser sa première récolte certifiée bio. « C’est sûr qu’au niveau des traitements pour gérer l’herbe, on a un surcoût car on passe beaucoup plus souvent, reconnaît-il. Mais ça reste gérable sur un domaine comme le mien. » Sa grande difficulté réside dans la gestion de l’enherbement. « Les fenêtres d’interventions peuvent être courtes donc dès que l’on peut, il faut y aller car on peut très vite être dépassé. Et derrière, on peut vite enregistrer des baisses de rendements ou autre… » Aussitôt que le temps le permet, l’homme intervient alors à l’aide d’outils mécaniques.

« Le cuivre a mauvaise presse »

Pour la quatrième année, Thomas implante également des engrais verts dans les inter-rangs de ses vignes. Des couverts végétaux composés essentiellement de légumineuses avec de la féverole. « Cette année, je l’ai associée à du triticale », souligne-t-il. Cette pratique, qui s’inscrit dans le prolongement de ses idées, revêt d’innombrables avantages. À commencer par ceux biologiques. « Je fais ça pour déjà limiter l’envahissement des adventices. Cela va permettre de recouvrir et d’étouffer les mauvaises herbes. » En implantant des légumineuses, il apporte aussi de manière naturelle de l’engrais à sa vigne… Thomas espère en observer les premières retombées. « Déjà, cette année, je vais voir au niveau des rendements en jus car je n’ai apporté aucun engrais organique. Bien évidemment, il n’y a pas que ça qui rentre en compte : la météo de l’année y joue beaucoup. »

Au-delà de ces vertus, l’autre intérêt réside au niveau de la structure du sol. « Ici, les vignes sont implantées en terrasses. Mais à force, il peut y avoir du tassement. Le couvert limite alors ce phénomène. » En effet, pour pallier les dénivelés trop importants, c’est d’abord son grand-père puis après son père qui a bâti des terrasses à flancs de coteaux. Ces terrasses ont alors apporté de la sécurité aux viticulteurs. Mais cette configuration présente aussi d’autres avantages. Si les surfaces en terrasses comptent deux fois moins de pieds à l’hectare, elles bénéficient d’un ensoleillement optimal. « Dans le Jurançon, sur une parcelle classique, on est autour des 4 000 pieds alors qu’en terrasse on est autour de 2000.» En fin de cycle, Thomas procède à la destruction du couvert en passant un coup de rouleur avant de laisser, au sol, les pailles.

Dans la même logique, Thomas épand des infusions de plante pour réduire son utilisation de cuivre. « Aujourd’hui, je vais finir la campagne à 3 kg de cuivre par hectare. On va essayer de tendre vers ça car le cuivre a mauvaise presse. Il y a déjà un effort considérable qui a été fait puisqu’à l’époque, on était plutôt à 25 voire 30 kg/ha. On va vers une sobriété de consommation. C’est louable », conclut-il.

Baptiste Nouet
Par Baptiste Nouet

Crédit Photo : Baptiste Nouet

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