aqui.fr lance Aqui-Bordeaux-Métropole le 9 novembre 2015

17/07/17 : Le nouveau préfet de Charente-Maritime prendra officiellement ses fonctions mercredi. Fabrice RIGOULET-ROZE succède à Eric Jalon, nommé à Matignon par Emmanuel Macron. Il était dernièrement préfet de région de la Martinique.

11/07/17 : Dans le cadre de sa programmation des aides pour la pêche et l'aquaculture, la Nouvelle-Aquitaine a retenu, pour le département de la Charente-Maritime, neuf dossiers pour un montant d'aide de 540.728,06 €.

10/07/17 : Mickaël Delage, le coureur périgourdin de la FDJ, ne sera pas au départ de la 10e étape entre Périgueux et Bergerac, qui a lieu demain. Il est arrivé hors délais avec son leader Arnaud Demare à Chambéry. Il est donc éliminé du Tour de France.

27/06/17 : Charente-Maritime : la commune de Brouage a été nommée "village préféré des Français". Il est le 3e dans le département.

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  • 19/07/17 | Le festival Emmaüs de Pau-Lescar résiste à l'individualisme

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    "Jours de résistance". Tel est le nouveau nom que s'est donné le festival organisé le samedi 22 et le dimanche 23 juillet par la communauté Emmaüs de Pau-Lescar. Résistance "à l'inertie et à l'individualisme pour essaimer et découvrir ensemble les clés pour construire demain". Ces journées "festives et militantes" qui commémoreront les 50 ans de la mort de Che Guevara seront marquées par une série de conférences ainsi que par des concerts. Kenny Arkana, la rappeuse Casey, HK et les Saltimbanks sont notamment à l'affiche avec Fakear, Taiwan MC, Dee Nasty. Rens. www.emmaus-lescar-pau.com

  • 18/07/17 | Henri Bies-Péré, nouveau président de AFDI

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    Le béarnais Henri Pies-Péré est le nouveau président de l'association de solidarité Agriculteurs Français et Développement International (AFDI). Installé à Montaner, dans les Pyrénées-Atlantiques où il produit du lait et du maïs grain, Henri Bies-Péré est par ailleurs le deuxième vice-président de la FNSEA. Il a été le fondateur d'AFDI Aquitaine en 1995. L'association qu'il anime construit des partenariats entre les mondes agricoles français et ceux des pays en développement. Plus d'infos: http://www.afdi-opa.org

  • 17/07/17 | Une dernière belle Nuit (et journée) atypique le 22 juillet

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    Elles animent le Sud Gironde depuis le 4 juin dernier avec leur brin de poésie, de réflexion et d'exotisme. Les Nuits atypiques, qui nous emmènent encore en Mongolie depuis Cadillac et Verdelais cette semaine (19 et 20 juillet) ont vu grand pour leur final le samedi 22 juillet. Rendez-vous à Saint-Macaire pour de précieux moments au côté, notamment, du magicien des mots franco-rwandais, Gaël Faye, et de nombreux autres artistes. Une dernière belle journée en perspective pour les 26 ans de ce Festival résolument pas comme les autres.

  • 16/07/17 | Oléron: Le département ne renonce pas à un droit de passage

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    Le Tribunal administratif de Poitiers a annulé le 13 juillet les délibérations du Département 17 concernant le lancement d'une consultation des électeurs d'Oléron concernant l'implantation d'un péage à l'entrée de l'île. Dans un communiqué, le Département a annoncé qu'il ne ferait pas appel. Il présentera lors de la session d’hiver "un rapport portant sur le principe de l’instauration d’un droit départemental de passage et d’une redevance pour service rendu" par le pont.

  • 13/07/17 | Aérocampus: fier de ses étudiants

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    Encore une fois les promotions issues d’Aérocampus Aquitaine affichent un taux de réussite proche de 100% aux examens du BAC professionnel et du BTS. sur 98% de reçus, 78% d’entre eux ont eu une mention dont 40% de mentions Bien et Très Bien. Des résultats qui confortent la structure dans sa dynamique et "démontrent à nouveau, selon l'équipe dirigeante, l’efficacité de ce nouveau modèle de campus".

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Agriculture | Pyrénées-Atlantiques : la FDSEA invite les candidats à la ferme

31/05/2017 | Les candidats aux législatives ont été invités à débattre avec les agriculteurs dans chaque circonscription. Exemple en nord-Béarn

La majorité des candidats de la 3e circonscription ont répondu à l'invitation du syndicat agricole

« Quand j’ai débuté dans le métier, malgré le coût des installations, je n’avais pas peur d’investir. Aujourd’hui, on n’a plus aucune vision sur ce que l’agriculture va devenir. J’ai l’impression qu’on veut la supprimer en France. Mais, ce n’est pas grave. Demain, vous mangerez des produits qui viennent des USA et du Canada, du riz aux hormones aussi… ». Serge Darrivere produit du maïs et élève des Blondes d’Aquitaine à Vignes, une commune rurale installée sur les collines qui ondulent au nord du Béarn. Faiblesse des prix, normes étouffantes, galère de l’irrigation… Le discours qu’il a servi mardi à la dizaine de candidats aux législatives accueillis dans sa ferme était pour le moins amer. L’invitation venait de la FDSEA. La langue de bois n’était pas la bienvenue.

En ce début de semaine, le syndicat a proposé aux candidats de chaque circonscription des Pyrénées-Atlantiques de se rendre sur une exploitation précise. Pour y discuter des réalités d’une profession qui voit chaque année ses effectifs se réduire sur le plan national, tandis que ses revenus fondent comme neige au soleil. Toutes activités confondues, ces derniers ont diminué de 11% en 2015 par rapport à l’année précédente (30,7% dans le secteur laitier) signale la Caisse centrale de la Mutualité Sociale Agricole.

Même « l’indien » était là

Vignes et les communes qui l’entourent ne font pas exception à la règle. Les politiques ayant répondu à l’invitation ont pu s’en rendre compte. On trouvait là des gens de toutes sensibilités : du député socialiste sortant David Habib, vice-président de l’Assemblée Nationale, à ses challengers centristes. Qu’il s’agisse de l’UDI Bernard Dupont ou encore de Michel Bernos, maire de Jurançon et candidat de fraiche date dans une circonscription où En Marche n’avait jusque-là adoubé personne.

A leurs côtés, l’avocat palois Pierre Saulnier côtoyait l’UPR Catherine Le Carrer ainsi que « l’écolo-régionaliste » David Grosclaude.

Frédéric Pededaut portait les couleurs de Nouvelle Donne et Eric Delpey celles du Parti Ouvrier Indépendant Démocratique.

 Quant à Eric Pétetin, autrement dit « L’indien », rendu jadis célèbre par un combat mené contre le tunnel du Somport, puis par quelques démêlés avec la Justice, il était venu en terre d’élevage défendre la cause des « décroissants » et de ceux qui ont décidé de tourner le dos à toute consommation de viande. Ses nattes vertes n’étaient pas celles de Cyrano de Bergerac, mais la démarche ne manquait finalement pas de panache.

Pas de nouvelles par contre du FN, des Insoumis et de quelques autres candidats. Raison de plus pour poser une question de fond aux présents : « Voulez-vous, oui ou non, de l’agriculture ? »

Trop de charges, trop de contraintes

Pierre Duplantier, président cantonal de la FDSEA, animait les débats aux côtés de Gauthier Moureu, jeune agriculteur à Mazerolles

La réponse est positive, bien sûr. Par contre, les regards et les réponses diffèrent sur la manière de l’aider à faire face à ses difficultés. C’est le moins que l’on puisse en dire.

Premiers à figurer au rang des accusés, « les excès évidents de charges et de contrôles » dont notre pays s’est fait une spécialité sont dénoncés par Pierre Saulnier, qui propose également la création d’un compte aléas climatiques.

Les fonctionnaires en prennent aussi prennent aussi pour leur grade. Les agriculteurs  se lancent de plus en plus dans des démarches de qualité, rappelle Pierre Dupont. Par contre,  l’Union gagnerait à s’appuyer sur les interprofessions plutôt que sur son administration pour réguler ses marchés estime celui qui a longtemps présidé aux destinées du Consortium du Jambon de Bayonne.

A l’inverse, pour la candidate UPR, la messe est dite. Catherine Le Carrer ne croit pas en l’efficacité de l’Europe. Favorable à l’autonomie alimentaire, elle préfère remplacer la PAC par une « politique nationale agricole ».

Un point de vue que ne partage pas David Grosclaude, « profondément européiste » mais soucieux dans le même temps  d’ouvrir un dialogue avec les consommateurs. « Car ce sont eux qui sont demandeurs de normes ». A chacun ses combats.

« Une rémunération correcte »

Pour Michel Bernos, accompagné de son suppléant Michel Cuyaubé, priorité reste à l’entreprise. « Le modèle familial agricole français doit être pérennisé ». Encore faut-il pour cela que les règles du jeu ne soient pas faussées et que les exploitations de taille modeste ne soient pas écartées dans le calcul de certaines aides.       

De même, il convient d’amener les agriculteurs à trouver des « revenus différenciés » estime le candidat d’En Marche avant d’évoquer également les 5 milliards d’euros qu’Emmanuel Macron compte consacrer à la modernisation des exploitations.

Habitué à travailler avec les agriculteurs, David Habib avance une autre analyse. « Leur fonction est une fonction de production. Il faut revenir à l’essentiel : leur permettre d’être à l’aise dans leur métier  avec une rémunération correcte ». C’est la raison pour laquelle le parlementaire s’est opposé, parfois contre l’avis de son groupe, aux dispositifs qui « n’allaient pas dans le bon sens », tel le verdissement de la PAC.

Dans le même esprit, en réponse à autre une question, le député sortant souhaite voir l’administration disposer de plus de moyens pour éviter les retards constatés dans le versement des aides accordées après les crises aviaires.

 Des retards  qui irritent Michel Bernos : « Il faut taper sur les doigts de la hiérarchie administrative ! » s’exclame ce dernier. Tandis que Bernard Dupont se demande « si les pouvoirs publics ont bien mesuré dans quelle situation sont les éleveurs ».

Des prix trop bas

Difficile également de ne pas parler des prix. Ce qui amène Pierre Saulnier à proposer que la rémunération de l’agriculteur figure sur les étiquettes  des prudits.

Michel Bernos nourrit par contre l’espoir de voir les acteurs des différentes filières mettre à plat leurs différents lors d’un Grenelle de l’alimentation. « Bonne chance et bon courage ! » lui lance un exploitant ».

« Le pacte sur les prix est un ensemble de petites décisions » rappelle de son côté David Habib, en évoquant notamment la réduction des charges.

 Le député nourrit de même un projet : présenter une loi permettant à l’Etat d’être présent dans les négociations engagées entre les grandes centrales d’achat et leurs partenaires.

L’eau, une ressource précieuse

Dans une terre où les bêtes se nourrissent de maïs, mais où le maïs ne pousse pas sans eau, la question des retenues collinaires a enfin été soulevée. Ce qui  amène Guy Estrade, le président de la Chambre d’agriculture, à brandir une menace. « Dans le département, certaines réserves sont pleines à 50%. L’Etat demande que la moitié soit réservée à l’étiage des cours d’eau. Nous le refusons. Quitte à assécher les rivières… »

«  Nous sommes dans un département où l’insoumission semble payer. On fera de même » explique-il, en faisant allusion au « passe-droit » accordé récemment à certains éleveurs basques sur les abattages de troupeaux lors de la récente crise aviaire. Ambiance

Le candidat de Nouvelle Donne a bien essayé de rappeler qu’au moment où la qualité des eaux baisse, ce dossier n’est pas qu’agricole. Rien n’y a fait.

Même constat lorsque Eric Pétetin a voulu rebondir sur le sujet en dénonçant les dangers du productivisme et ... de la consommation de viande.

« Dans les Pyrénées-Atlantiques, 55% des surfaces sont en prairies permanentes. Qu’est-ce qu’on en fait alors ? » lui a demandé un éleveur.

- Pétetin : « On propose des jardins potagers ».

- L’éleveur, un brin ironique : « D’accord, mais il faudra manier la pioche, hein ! ».

Jean-Jacques Nicomette
Par Jean-Jacques Nicomette

Crédit Photo : Aqui

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