Agriculture | Vit-Innov, le dernier né pour la valorisation de la recherche viticole
03/07/2011 |
Parce que la vigne et ses territoires doivent faire face aux nouveaux défis environnementaux et climatiques, les viticulteurs ou fournisseurs de la filière se tournent régulièrement vers l'ENITA ou l'Institut de la Vigne et du Vin (ISVV) pour résoudre un certain nombre de questions liées à la biodiversité, au matériel végétal ou encore aux maladies. En bref, la demande de valorisation de la recherche par le monde économique est forte. C'est pour y répondre qu'a été lancé ce 1er juillet, Vit-Innov, nouvelle cellule de transfert de technologie dans le domaine de la viticulture, la quatrième dans le secteur viti-vinicole.
Officiellement lancée ce 1er juillet 2011, la cellule de transfert de technologies Vit-innov joue, comme l'ensemble des 38 cellules créées en Aquitaine depuis le lancement du dispositif au début des années 90, un rôle d'interface entre le monde de la recherche et les entreprises. Son rôle : proposer à ces entreprises, et contre rémunération, des prestations technologiques adaptées à leur demande. En effet, la rémunération est la condition même de son existence, puisque au bout de trois ans les subventions qu'elle perçoit du Conseil régional ne seront pas prorogées. Le défi de toute cellule de transfert de technologie est donc de gagner en autonomie. Certaines d'entre elles, 7 sur les dix dernières années, ont même évolué en entreprises à fort développement. Pour les autres, si elles sont financièrement autonomes, elles restent accompagnées par l'ADERA, sur les aspects de gestion et de ressources humaines, permettant ainsi une sécurisation du cadre professionnel de ces cellules.
Une demande très forte dans le secteur viticole
C'est dans ce cadre-là, que Vit-Innov s'apprête à se développer. Et, selon Jean-Philippe Roby, Directeur adjoint de l'ISVV, en charge des transferts de technologie, un bel avenir lui est promis. En effet, la demande dans ce secteur est forte ; la cellule n'était pas encore officiellement lancée que « nous avons déjà dû refuser des propositions de projets de recherche pour 2011 », explique Jean-Phillippe Roby. Pour répondre à cette attente de la part des professionnels « Vit-Innov débute son activité avec quatre personnes mais une cinquième voire une sixième embauche sont d'ores et déjà prévues pour 2012 ». Un attrait qui s'explique par le fait que la cellule couvre l'ensemble des activités liées à la viticulture : « matériel végétal, plante, porte-greffe, sol, climat, écophysiologie, gestion intégrée des ravageurs et conduite du vignoble » énumère le Directeur.
Avec une telle palette d'activité, Vit-Innov vient en outre compléter l'offre de transfert proposé par l'ISVV. « Jusque-là nous avions trois cellules de transfert œnologique uniquement consacrées au vin. « Microflora » est dédiée à la microbiologie, « Amarante Process » concerne le traitement des effluents œnologiques, et « Polyphénols Biotech » travaille sur l'extraction des molécules pour des utilisations par des industries cosmétiques et pharmaceutiques en particulier. Mais à ce jour, il n'existait pas de cellule de transfert consacrée à la viticulture et à la vigne. » Une lacune désormais comblée.
Photo: Aqui.fr
Solène Méric












