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20/11/18 : La Rochelle : nouveaux blocages ce matin devant le site pétrolier de La Pallice, où les forces de l'ordre sont intervenues pour dégager l'accès et la route. Un automobiliste ayant forcé le barrage de police a été interpellé.

20/11/18 : En Dordogne, le trafic était encore perturbé ce mardi par les gilets jaunes, notamment dans l'agglomération de Bergerac, avec de nombreux poids-lourds bloqués et stationnés le long des routes. De nombreux blocages et barrages filtrants sont attendus.

20/11/18 : Les installations de péage automatique ont été incendiées à Virsac en Gironde sur l'autoroute A 10 par des gilets jaunes dans la nuit de lundi à mardi.

20/11/18 : Grand Poitiers organise le mercredi 21 novembre à 18h au centre socio-culturel des Trois Cités une réunion publique d'échanges sur le Projet de territoire de Grand Poitiers.

19/11/18 : Gironde: le préfet de Gironde et Nouvelle-Aquitaine annonçait la réouverture du Pont d'Aquitaine dans les deux sens de circulation à 19h15

19/11/18 : Charente-Maritime : grosse mobilisation des gilets jaunes encore aujourd'hui, avec des barrages filtrants renouvelés à La Rochelle, Royan et Saintes aux entrées et en sorties de villes.

19/11/18 : Le Château Smith Haut Lafitte a été sacré International Best Of Wine Tourism 2019 à Adélaïde (Australie). Sur 393 candidats au plan mondial, seuls 10 ont reçu ce trophée venant récompenser les propriétés les plus remarquables en matière d’œnotourisme

19/11/18 : Dordogne : lundi après midi, ils subsistaient encore une dizaine de points rassemblement organisés par les Gilets jaunes : à Thiviers, Mussidan, Montpon, Sarlat, Terrasson, Port de Couze, Eymet, St Laurent s/Manoire, Bergerac, Chancelade et Trélissac.

19/11/18 : Charente-Maritime : les communes de Marennes et de Hiers-Brouage, près de l'île d'Oléron, s'apprêtent à fusionner. Une charte commune a été adoptée par les élus lors du dernier conseil municipal du 15 novembre au soir.

19/11/18 : Charente-Maritime : Ce lundi matin, des manifestants bloquaient les accès sur la voie publique aux dépôts pétroliers de La Pallice à La Rochelle. Les forces de sécurité sont intervenues afin de rétablir la libre circulation - opération sans incident.

19/11/18 : Une subvention de 50 000 euros a été votée en faveur de l’association « SOS Méditerranée » lors de la commission permanente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine qui s’est tenue le vendredi 16 novembre à Bordeaux.

17/11/18 : Lors de l'ouverture des Rencontres littéraires "les Idées mènent le monde" à Pau, François Bayrou a annoncé le désistement du penseur Edgar Morin, pour des raisons de santé. Il devait initialement intervenir ce 17 novembre dans la matinée.

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  • 20/11/18 | La Rochelle : de nouveaux blocages à La Pallice

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    La police et la gendarmerie sont intervenues ce matin à la demande du préfet pour assurer la fluidité de la circulation aux abords des dépôts pétroliers de La Pallice à La Rochelle, et pour libérer les accès à la rocade à Saintes, de nouveau bloquée. Selon un communiqué de la préfecture, "un automobiliste ayant forcé un barrage de police a été interpellé pour mise en danger de la vie d'autrui et violence sur agent de la force publique".

  • 20/11/18 | Gilets jaunes : quatrième jour en Nouvelle-Aquitaine

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    Dans le Lot-et-Garonne, plusieurs gilets jaunes, accompagnés de transporteurs et d'agriculteurs, bloquaient ce matin le péage de Samazan (A62 sortie 5) et laissaient passer les voitures. Un barrage filtrant était mis en place à Marmande sur le rond-point d'un centre commercial en direction de Bordeaux. La Charente Maritime a subi des embouteillages (nationale 11 de Beaulieu au pont de l'île de Ré). A Pau, 150 camions de forains et des gilets jaunes ont prévu d'organiser une opération escargot sur l'A64. Barrage filtrant à Langon

  • 20/11/18 | Gilets jaunes : la Gironde toujours perturbée

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    Plusieurs postes automates du péage de Virsac ont été brûlés dans la nuit de lundi à mardi par les gilets jaunes. Au nord de Bordeaux, un blocage subsiste toujours sur la RN10 au niveau de Saint-André de Cubzac. Au sud, la police a levé le blocage de l'A63 (au niveau de Marcheprime dans le sens Bayonne-Bordeaux), mais les itinéraires bis étaient toujours saturés ce matin. Sur l'A62, un barrage filtrant bloque toujours les camions au niveau de Langon. A 10h, la sortie 35 de l'A10 était fermée dans les deux sens de circulation.

  • 20/11/18 | La carte jeune s'exporte

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    Douze communes de la métropole (Ambarès-et-Lagrave, Ambès, Artigues-près-Bordeaux, Bordeaux, Bouliac, Gradignan, Le Bouscat, Le Taillan-Médoc, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Louis-de-Montferrand, Saint-Médard-en-Jalles et Talence) ont annoncé leur intention de proposer dans chacune de leurs communes la mise en place d'une carte jeune accessible à tous les résidents de moins de 26 ans, prévue pour mars 2019. A Bordeaux, le dispositif a été lancé il y a cinq ans et profite à plus de 25 000 jeunes, leur permettant de bénéficier de différentes réductions dans des lieux culturels.

  • 20/11/18 | Le département de la Gironde conserve sa note AA-

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    Dans sa notation annuelle, Standard & Poor's évalue la stratégie financière départementale comme « transparente, claire, efficace et prudente ». Et la possible reprise financière sur les recettes de fonctionnement à partir de 2019, liée au dépassement probable du niveau maximal annuel des dépenses de fonctionnement fixé par l'Etat (dans un contexte de non contractualisation) n'inquiète pas outre mesure l'agence de notation qui considère que « le Département sera en mesure d’absorber ces impacts budgétaires négatifs et qu’il continuera de présenter de bons indicateurs d’endettement ainsi qu’une situation de liquidité favorable »

Les dossiers d'Aqui

La LGV Sud-Ouest Idées neuves en Nouvelle Aquitaine Innov'action et Agriculture

Agriculture | Viticulture: Le Bio une alternative aux pesticides, exemple au château Brethous

07/02/2016 | Thierry Maillé et Cécile Maillé-Verdier au coeur de leur vignoble converti en "Bio" depuis 2008

Thierry et Cécile, propriétaires du domaine Château Brethous

A Brethous sur les hauts de Camblanes dans l'appellation Cadillac Côtes de Bordeaux, Thierry Maillé et son épouse Cécile exploitent une propriété de 16 hectares d'un seul tenant; ils ont opté pour le bio, par conviction, voilà huit ans, en 2008. Au lendemain d'une émission qui a secoué la viticulture girondine ils témoignent, hors idée de culpabiliser ceux qui n'ont pas fait ce choix, ou pas encore, du chemin qui a été le leur. Ce ne fut pas toujours facile mais ils ont été aidés, à la fois techniquement, humainement et financièrement. D'ailleurs, ce passage, qu'en termes professionnels on nomme conversion, était d'autant plus évident à leurs yeux que le vignoble, naguère tenu par les parents de Cécile, M. et Mme Verdier, avait déjà été exploité au plus près de la nature, en recourant le moins possible à la chimie. Aujourd'hui, le couple aux commandes de Brethous maîtrise la viticulture en biodynamie. Et exporte la moitié de sa production. A méditer.

Donc, à Brethous,  les pesticides ont ne connaît plus. Revenir dans ce bel endroit où on n'est pas venu depuis que la propriété a fait le choix du « Bio », en 2008, c'est d'abord avoir le regard attrapé par la découverte, au milieu des rangs de vigne, de grandes allées où les féveroles poussent à loisir, encouragées par un hiver pluvieux et doux. Des féveroles ! Ces légumineuses, riches en protéines qui, une fois enfouies, fourniront un de ces engrais verts qui prendront la place des engrais azotés, des produits de synthèse. A Brethous, le temps des vendanges passé, on sème des féveroles, tous les deux rangs, du blé de l'avoine aussi. L'enherbement ainsi réalisé apportera la matière organique dont la vigne a besoin. « En passant au bio, nous avons éliminé les désherbants et ce ne fut pas si simple; nous l'expérimentions depuis dix ans avec des labours et des décavaillonnages, en testant des matériels sur une parcelle nouvellement plantée, en passant des disques un rang sur deux pour couper les racines qui s'étalent et obliger ainsi la vigne à s'enraciner plus profond. »

Un audit technique mais aussi humainEt puis vint un certain Daniel Noêl, " un consultant originaire de Pineuilh, en Gironde, que nous avions croisé. Il arrive ici, fait le tour des parcelles, l'inventaire du tissu végétal, note ce qu'il appelle «  les plantes indicatrices », celles qui poussent naturellement et témoignent de la nature des sols, de leur valeur agronomique, de leur besoins en matière organique. Nous étions déjà assez fiers d'avoir des vignes propres. Il arrive et nous dit «  c'est le désert viticole ...» Il fait un audit technique et aussi humain, nous interroge, nous et notre salarié et nous dit «  je vous propose de vous accompagner pendant deux ans ; après je m'en vais. » Au passage, et sans qu'un lien de causalité puisse être établi avec l'usage préalable des produits phytosanitaires, au détour d'une phrase, Thierry confie qu'il a vaincu un cancer. « Nous étions vraiment décidés à franchir le pas »

Des aides financièresA coté des aides techniques, les aides financières de la Région - 350 euros l'hectare pendant cinq ans, à l'achat de matériel, l'appartenance à une CUMA ( Coopérative d'utilisation de Matériel Agricole) ont été précieuses. « L'impact du choix du Bio était de 25% en terme de surcoût d'exploitation " confie Thierry. "Et nous pouvons dire, aujourd'hui, qu'il faut être formés; je connais des vignerons qui ne l'étaient pas, n'avaient pas de matériel et qui ont capoté en deux ans. »

Les rendements de la vigne, et donc le revenu de l'exploitation étaient, au départ, un peu inférieurs. Mais il arrive, aussi, que la nature fasse bien les choses. Deux beaux millésimes, très qualitatifs -2009, 2010- sont venus consacrer le travail entrepris. En 2010, notamment, nous ne sommes passés que trois fois dans les parcelles pour travailler le sol". Quant au mildiou, l'ennemi héréditaire du vigneron, celui que le folpel de Bayer terrasse en pénétrant dans la plante, à Brethous on l'ignore ; on traite comme tous les vignerons bio avec la bouillie bordelaise, cuivre et soufre, ( en y ajoutant de la prêle sur les premières façons) et en prenant soin d'adapter les doses aux conditions du moment. Car, et c'est un impératif absolu auquel le vigneron ne saurait se soustraire, en choisissant le bio s'il ne réagit pas très vite à la maladie qui survient il peut, en rien de temps, perdre sa récolte. Et, là aussi, celui qui veut s'y lancer doit prendre la mesure de la veille, quasi permanente, que requiert son vignoble et, naturellement, prendre la responsabilité de traiter au moment qui lui semblera le plus opportun. Ne demandons pas à Thierry si le Bio est spécialement adapté à des exploitations petites ou moyennes, plutôt qu'à de très grandes où l'on ne lésine pas sur l'agrochimie, il le pense très fort.... Ecoutons-le encore: «  il faut toujours être en prévention et avoir présent à l'esprit les trois critères à suivre, la météo, la pousse de la vigne, la pression des maladies.- Nous, nous traitons très tôt, dès que deux feuilles sont étalées .. » Il résume, ainsi, le degré d'exigeance qui doit habiter chaque viticulteur mais, dans le cas du Bio, les conséquences d'une erreur peuvent être irréparables, sans compter qu'il faudra le plus souvent traiter plusieurs fois si l'année est pluvieuse.

A Brethous, où l'on produit quatre cuvées de rouge et un clairet, à partir d'un encépagement à 80 % de merlot et 20% de cabernet sauvignon et cabernet franc, Cécile et Thierry ont la fierté de leurs vins; elle est indissociable d'une humilité forgée dans les apprentissages. Le temps s'éloigne où les vins Bio n'avaient pas la cote.. « Nous ne rencontrons plus de gens qui disent le vin Bio n'est pas bon » remarque Cécile. Vendus à 50% à l'export, les vins de château Brethous s'en vont, notamment aux Etats-Unis où s'ouvre un marché mais, surtout, en Allemagne où le Bio tient une autre place qu'en France et où, souvent, il est devenu le cadeau d'entreprise par excellence.

Romain Béteille et Joël Aubert
Par Romain Béteille et Joël Aubert

Crédit Photo : RB

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FEREDJ Roland | 08/02/2016

Bravo pour votre article et cet excellent vin que j'apprécie . Mais ne laissons pas croire que seul le label BIO nous épargne des pesticides et de l'agro-chimie. Beaucoup de viticulteurs "non bio" ont des pratiques respectueuses de l'environnement et des consommateurs et sans subventions.

Jean-LuK | 11/02/2016

Qu'apporte cette photo à l'article ?
Je suis photographe et je fais quelques articles à caractère journalistique (EWANews), je cherche à comprendre quelle est la motivation de ce type d'illustration. La joie d'être producteur de vin bio ? Il y a aussi ce petit bouquet de verdure (le vert est tendance…) dans la main de Cécile Maillé-Verdier, cela présente un fort parfum de publireportage.

NOEL-FOURNIER | 12/02/2016

Merci Cécile et Thierry,ainsi que Mme et Mr Verdier,qui avec beaucoup de courage ont accepté de changer de pratiques.Félicitations pour cette démarche jamais aboutie,mais que vous poursuivez avec succés

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