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Culture | Lascaux IV sort de terre

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A Montignac, au pied de la colline de Lascaux, les grues et les pelleteuses s'activent sur le site du futur centre international d'art pariétal. Certains murs ont déjà atteint leur hauteur maximale de huit mètres et les premiers à pans inclinés sont déjà visibles. Une soixantaine de personnes travaillent actuellement sur le gros oeuvre. Ce vaste chantier n'a pris aucun retard : le bâtiment doit être hors d'eau d'ici le mois de juin. Lors d'une visite organisée lundi, les responsables de la fondation d'EDF ont signé une convention de mécénat d'un montant de 500 000 euros avec le Département.

À Montignac, en Dordogne, l'immense chantier du centre d'interprétation préhistorique, plus connu sous le nom de Lascaux 4 prend forme. Certains murs ont déjà atteint leur hauteur maximale de huit mètres et les premiers à pans inclinés sont déjà visibles. Ce vaste chantier de 57 millions d'euros n'a pour l'instant pris aucun retard : la livraison du gros oeuvre est prévue en juin pour une ouverture au public en juin 2016. Lascaux IV sera centré sur la reproduction intégrale de la grotte et sur l'utilisation des nouvelles technologies de l'image et du virtuel au service de la médiation culturelle. Il devrait devenir un équipement touristique et culturel de référence pour la mise en valeur et la vulgarisation de l'art pariétal et être un des moteurs de développement touristique de la Dordogne et de l'Aquitaine.

Respect de l'environnementLe bâtiment se développe en longueur au pied de la colline, sur une emprise d'environ 1,14 hectare. Ce projet de 57  millions d'euros, dont 7 millions pour les aménagements, extérieurs répond à l'impétueuse nécessité d'une sanctuarisation totale de la colline de Lascaux. L'objectif est de protéger la grotte originelle située à quelques centaines de mètres, là haut sur la colline. Dans sa conception, le bâtiment, semi enterré et revêtu d'une toiture végétalisée, se confondra  au final avec le paysage. Ce vaste chantier prend dans son ensemble les contraintes environnementales. "Nous sommes sur sol argileux. Dessous, nous avons la nappe phréatique qui alimente Montignac et ses alentours en eau potable. Le respect de l'environnement est l'un des fondamentaux du chantier, depuis le départ," souligne David Lambert technicien du Conseil général, chargé de représenter sur le chantier la maîtrise d'ouvrage. Les véhicules sont régulièrement contrôlés pour éviter tout risque de pollution, le béton n'est pas fabriqué sur place mais à quelques kilomètres de Montignac. Le suivi environnemental est rigoureux. Actuellement, une soixantaine d'hommes s'activent sur le gros oeuvre. Celui-ci doit être achevé fin juin. Après pourra débuter l'aménagement du site.

Le gros œuvre a été confié à l'entreprise Lagarrigue située dans l'Aveyron : celle-ci est notamment associée à l’entreprise girondine Sopreco, pour les charpentes métalliques. Ces travaux doivent aussi être un levier de croissance économique pour le territoire : 120 personnes sont attendues sur le chantier. De nombreuses entreprises périgourdines sont mandataires ou co-traitants : 11 des 20 entreprises retenues sont de Dordogne (Valbusa construction, Sarl Lacoste JP, Artisans du bois Sarl …) et six autres viennent de départements limitrophes. Une visite de chantier était organisée lundi en présence des responsables de la fondation d'EDF, qui ont choisi de soutenir de ce projet hors du commun.


La fondation EDF soutient l'accessibilité du siteLa fondation EDF est l'un des mécènes de LascauxPour boucler le budget, le Département de la Dordogne fait appel au mécénat des entreprises et des particuliers. Lundi matin, le délégué de la fondation EDF ont signé une convention de mécénat pour un montant de 500 000 euros, versé en deux temps. Le soutien financier de la fondation porte sur le financement d'aménagements pour les handicapés, répondant ainsi à sa vocation première de solidarité. Il s'ajoute aux 300 000 euros du groupe Maisadour et aux 700 000 euros du Crédit Agricole. D'autres entreprises locales devraient contribuer au financement : notamment KSB à la Roche Chalais. Il reste environ 3,5 millions à trouver en mécénat.

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 17/02/2015