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Société | Marathon de Bordeaux : une bonne ambiance et une organisation à revoir

19 000 personnes ont participé à la course hier sous la pluie

Samedi 18 avril, 19 000 coureurs se sont élancés, sous une pluie battante pour le 1er marathon nocturne ou semi-marathon de Bordeaux. Il leur a fallu beaucoup de courage pour aller jusqu’au bout au regard des abats d’eau toute la soirée. Les corps étaient trempés, les jambes lourdes et la chaussée glissante. Mais, la ferveur populaire et les vifs encouragements tout au long du chemin ont contribué à rendre l’épreuve agréable, malgré des conditions météo difficiles. C’est un Anglais, Jacek Cieluszecki, qui a gagné le marathon, devant le régional de l’étape, Saïd Belharizi.

Au départ, il y avait de l’excitation, mais aussi de l’angoisse chez les coureurs. C’était la première fois en France qu’un marathon se déroulait de nuit. Mais, comment allaient-ils finir dans de telles conditions météo. Beaucoup avait revêtu un k-way de fortune pour se protéger de la pluie. Malgré tout, le public est venu nombreux les encourager. Tout au long du parcours, il était présent, que ce soit dans le cœur historique, sur les quais classés au patrimoine mondial de l’Unesco, dans les zones pavillonnaires ou encore dans les prestigieux crus du Bordelais.

Un marathon trop business ?Mais, à l’arrivée, nombre de coureurs, habitués des marathons, fulminaient contre l’organisation. « Contrairement aux autres marathons, il n’y avait quasiment rien à l’arrivée  juste des quartiers d’orange et du sucre, même pas de pains d’épice. Quant aux ravitaillements, c’était vraiment léger », explique Mickaël, la trentaine, qui a la désagréable impression d’avoir participé à un marathon business. A ses côtés, Jean-Rémi, la cinquantaine ne cache pas sa déception. « Nous avons payé 70 euros pour le marathon et au niveau organisation, ça frôlait l’amateurisme, parcours mal signalé, mal éclairé… ». Même le chronométrage des temps est faux… Autant de critiques, que l’on entendait dans le tramway sur le chemin du retour. Il n’empêche, c’était une belle fête populaire. Mais, Lagardère va devoir revoir et professionnaliser son organisation.

Nicolas César
Nicolas César

Crédit Photo : NC

Publié sur aqui.fr le 19/04/2015