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Economie | La Quincaillerie Portalet passe au e-commerce, l'Europe y aide.

 Frédéric Portalet et Delphine Ségure devant la base logistique de l'entreprise à Mont-de-Marsan

Depuis le début de l'année, 30.000 références sont directement accessibles sur le site internet flambant neuf de la quincaillerie Portalet de Mont-de-Marsan. Avec livraison à domicile, sur chantier ou en boutique pour les professionnels et les particuliers. Une stratégie nécessaire dans un contexte de concurrence des gros groupes pour cette entreprise landaise, créée en 1984 par Serge Portalet et reprise par son fils Frédéric en 2013 avec Denis Garrabos, qui a désormais une dizaine de magasins dans le grand Sud-Ouest et 135 salariés pour un chiffre d'affaire 2016 de 30,3 millions d'euros (+4% par rapport à 2015).

Il aura fallu un an de travail pour aboutir à cette plateforme d'e-commerce, réalisée avec des entreprises régionales comme HTIC (Pau), Dixital (Mérignac) et AGI (Mont-de-Marsan). Un enjeu stratégique de croissance connectée. Alors, la subvention européenne confirmée aux dirigeants quelques jours avant Noël est apparue comme la cerise sur le gâteau : 80.000 euros alloués par le Feder (fonds européen de développement régional) sur un coût total de 160.000€. « Pour des commerces de proximité qui souffrent de la concurrence de grosses entreprises, ces aides sont un bol d'air qui ouvre de nouvelles perspectives », assure Frédéric Portalet. « Grâce à ça, on va pouvoir attaquer plus tôt que prévu le site mobile avec l'application pour smartphones, et réussir à mieux raccorder les commandes internet à notre base logistique » pour « rester dans le coup et s'adapter en permanence aux évolutions », renchérit Delphine Segure, responsable marketing qui salue la qualité des conseils et de suivi de Victoria Bellido qui assiste les entreprises pour les dossiers de subventions au Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

Déjà 200 e-commandes ont été réalisées en deux semaines. Et la demande devrait croître puisqu'en moyenne 15% des achats se font aujourd'hui sur internet chez les mastodontes du secteur. Ici, malgré ces nouveaux modes de consommation, l'idée est, selon M. Portalet, de continuer à « toujours se démarquer sur l'assistance technique, les services et la proximité ».

julie Ducourau
julie Ducourau

Crédit Photo : Julie Ducourau

Publié sur aqui.fr le 22/01/2017