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Agriculture | Un plan pour relancer la filière oie en Périgord

L'objectif du plan de relance est d'atteindre une production de 100 000 oies, gavées et transformées

L’oie, c’est l’image emblématique de la gastronomie du Périgord. Ils ne sont qu'une cinquantaine à produire de l’oie pour 600 producteurs de canards. L'épisode de l'influenza aviaire, avec un arrêt de production de plusieurs semaines, n'a rien arrangé. Lundi, les élus et les organisations professionnelles ont signé un plan de relance de la filière. L'objectif est d'atteindre 100 000 oies par an, gavées et transformées, afin de répondre aux enjeux liées à la concrétisation future de l'indication géographique protégée "oie du Périgord." La production est estimée actuellement à 60 000 oies.

Convaincu du potentiel symbolique et économique de l'oie, le  Conseil départemental de la Dordogne veut sauver la filière oie du Périgord. Ils ne sont qu'une cinquantaine à produire de l'oie en Dordogne.  Le département demeure pourtant le premier producteur de l'Hexagone. Cette filière, image emblématique de la gastronomie du département se trouve aujourd'hui menacée. L'épisode d'influenza aviaire a mis à mal les producteurs d'oies qui sont majoritairement de petites structures familiales avec parfois un ou deux salariés. L’arrêt brutal d'activité pendant deux mois, accompagné des obligations vides sanitaires, ont ainsi accéléré un processus de risque de marginalisation de cette production traditionnelle au sein des filières palmipèdes. C'est pourquoi lundi, les organisations professionnelles et les élus ont signé un plan de relance. 

Objectif 100 000 oies
L'objectif est d'atteindre 100  000 oies, élevées, gavées et transformées en Dordogne, afin de répondre aux enjeux liés à la concrétisation de l'obtention de l'Indication géographique protégée "Oie du Périgord",  et aux demandes du marché de l'export sur un positionnement haut de gamme. Actuellement, la production est estimée à la moitié. 
Le projet du programme départemental comprend la lutte contre la Néphrite hémorragique entérite de l'oison afin de sécuriser l'approvisionnement des oies prêtes à gaver, l'adaptation des structures d'abattages, la recherche et l'expérimentation. D'ici quelques semaines, la ferme de l'oie et du canard de Coulaures deviendra un laboratoire de recherches sur la bio sécurité. Le but est de tester certaines mesures sanitaires afin d'éviter au maximum l'influnza aviaire comme en 2015-2016. Après avoir voté  50 000 euros fin 2016, le conseil départemental devrait doubler ce budget pour atteindre 100 000 euros, pour que cette filière redresse la tête. Un geste interprété comme un espoir pour les éleveurs.

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude-Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 22/03/2017