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Environnement | Marcher en mai pour l'Agro-écologie

image de la premiére édition de la Marche contre Monsanto

De San Francisco à Paris en passant à Montréal, les manifestations contre Monsanto et les autres entreprises de « l'agro-business » sont nombreuses. A Bordeaux, le 20 mai, ce ne sera que la troisième fois que l'on marche à ce sujet. En 2017, le nom de la manifestation change, on ne manifeste plus seulement contre mais aussi pour. Selon Thérèse Vidil, étudiante et membre du collectif organisateur « On parle désormais de marche pour l'agro-écologie. On ne se mobilise pas seulement contre les multinationales de l'agro-alimentaire, on est tourné vers un objectif, des solutions concrètes!»

A l'origine de la manifestation bordelaise, un groupe d'étudiants sensible à la cause écologiste et aux questions sociales. Grâce aux réseaux sociaux et à l'aide logistique du cinéma Utopia et d'associations environnementales, ils réussissent à mobiliser environ 3000 personnes lors de la première édition. Parmi les participants, des agriculteurs bio et de nombreux militants et citoyens de tous âges et horizons. Les jeunes organisateurs «enthousiasmés» par les multiples échanges qu'ils ont pu avoir durant cette première manifestation, décident de poursuivre l'aventure. De la dénonciation de ces grosses entreprises qui «polluent» et rendent «esclaves» les agriculteurs (notamment à travers le système des graines à usage unique), ils vont aller au fil de leurs lectures et rencontres de plus en plus vers la promotion d'une «agriculture saine, locale et biologique». Thérèse semble par exemple très marquée par sa rencontre avec Valérie Murat, fille de viticulteurs dont le père est mort à cause des pesticides. Un drame qui a semble t'il confirmé à ces jeunes gens, l'idée qu'il est plus que nécessaire de changer le modèle agricole.

Ambiance festive et sit-in

Depuis janvier, les réunions se multiplient pour préparer au mieux la troisième édition. Des contacts sont pris avec de nouvelles associations mais aussi avec des groupes de musique. L'ambiance se veut comme les années précédentes «festive». En amont du 20 mai, des sit-in seront organisés au centre-ville de Bordeaux pour demander aux passants ce qu'ils connaissent de l'agro-écologie. Une façon de se faire connaître et de convaincre certains bordelais de se joindre à la Marche. Thérèse espère qu'il y aura autant de citoyens mobilisés qu'en 2016 et qu'ils seront nombreux à vouloir transformer la société à ses côtés.

Matthias Hardoy
Matthias Hardoy

Crédit Photo : Collectif de la Marche pour l'Agro-écologie

Publié sur aqui.fr le 18/04/2017