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Economie | Après le Tour de France, quelles retombées pour la Dordogne ?

Le retour de la Grande boucle  en Dordogne espérée pour 2020 ?

Dans les communes traversées, le Tour peut rapporter gros. Cette année, le département de la Dordogne a été bien servi avec une journée de repos, une étape 100 % périgourdine entre Périgueux et Bergerac et un départ d'Eymet. Accueillir le Tour a un coût élevé mais pour les collectivités, l'investissement peut s'avérer rentable en termes de notoriété et de retombées sur le tourisme. Chez nos confrères de France bleu, Germinal Peiro, le président du Conseil départemental a fait savoir ce mercredi, qu'il déposait un dossier de candidature pour espérer un retour de la Grande boucle d'ici trois ans.

La grande Boucle est le troisième événement sportif le plus suivi dans le monde après les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de Football. Le Tour de France est géré et organisé par la société ASO (Amaury Sport Organisation) depuis 1947. Devant l'ampleur que cette course a prise à travers le monde, les chiffres se sont envolés et les retombées financières aussi. Parmi les clients les plus rentables, figurent les chaînes de télévision qui paient chers les droits de retransmission. Les communes qui accueillent le Tour doivent débourser des contributions forfaitaire à la sociétés organisatrice : À ces sommes, il faut ajouter des frais annexes, en logistique, en communication, en frais de personnel... Pour cette édition 2017, c'est Périgueux qui a figuré parmi les plus chanceuses : Armaury Sport organisation reçoit chaque année plus de 250 candidatures pour être ville étape.  Le coût réparti entre les agglomérations de Périgueux et de Bergerac et le Conseil départemental est de 300 000 euros. Mais les collectivités espèrent surtout rentabiliser cet investissement par la notoriété de l'épreuve et les retombées économiques sur le tourisme. La caravane du Tour, c'est à elle seule, quelque 2500 personnes avec les équipes, les accompagnateurs, les médias, les coureurs. Les hôtels ont affiché complet avant le week end, le long week end du 14 juillet, de bon augure, pour la suite de la saison touristique. L' afflux de touristes, notamment étrangers, a profité  aux hôteliers, aux restaurateurs et aux prestataires de services du secteur.
 Mais le concours des collectivités locales ne s’arrête pas là. Faire passer le Tour de France suppose d’avoir une voirie en parfait état, de supprimer, dans certains cas, des ronds-points. En Dordogne, la facture des travaux d’aménagement routier s’est élevée à 850.000 euros. La majeure partie des travaux étaient prévus et ont été anticipés, assure t-on au Département. 

Une formidable campagne de communication

Bien sûr, il y a quelques désagréments liés au passage du Tour, la distribution du courrier pertubé, des entreprises situées sur le parcours qui n'ont pas pu être livrées pendant quelques heures, des commerçants qui ont moins bien travaillé que d'ordinaire mais qui estiment que c'était un devoir de rester ouverts. Car le Tour, c'est l'une des meilleures campagnes de communication qui existe. L'étape du mardi 11 juillet entre Périgueux et Bergerac a été retransmise en direct à la télévision en intégralité.  Elle a mis en lumière la vallée de la Vézère et ses sites préhistoriques, la vallée de la Dordogne et ses célèbres châteaux, les villes de Sarlat, Montignac, Lascaux.  En termes de notoriété internationale, le Tour de France représente une vitrine pour les territoires traversés, puisque l’épreuve est retransmise dans 193 pays. Il faut aussi imaginer les retombées à plus long terme, surtout qu'avant la venue du Tour en Dordogne, le Département a assuré sa promotion à Dusseldorf, ville départ de cette édition 2017, à travers la diffusion d'un feuilleton au journal de 13 heures de France 2, la semaine précédant le Tour de France.  Enfin, mardi, l’étape Périgueux-Bergerac a permis à France Télévisions de battre un record d'audience pour une épreuve de plat. Et dès mercredi matin, au micro de nos confrères de France bleu Périgord,  Germinal Peiro a fait savoir qu'il compte déjà déposer une candidature pour un retour de la Grand Boucle d'ici trois ans voire moins. En 2014, lors du passage du Tour en Dordogne, il avait été estimé qu'un euro investi par les collectivités rapporte au moins 4 en termes  de retombées économiques.  

 

 

 

 

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 12/07/2017