Aqui.fr - Une publication d'Aqui!Presse Aqui.fr - Partageons l'information en Nouvelle-Aquitaine et bien au delà

Culture | Le Trio Wanderer fête ses trente ans en Périgord noir

Le trio Wanderer est l'une des formations de musique de chambre, les plus demandées au monde

Le trio Wanderer est l'une des formations de musique de chambre les plus renommées et des plus demandées au monde. Créé en 1987, le trio a choisi le festival de musique du Périgord noir pour fêter son trentième anniversaire. Le violoniste Jean-Marc Phillips Varjabédian, le violoncelliste Raphaël Pidoux et le pianiste Vincent Coq ont donné trois concerts en l'église de St-Léon sur Vézère autour de Schubert. Le dernier a lieu ce soir à 21 h. Hier, ils ont proposé une soirée d'exception : le trio Wanderer était sur scène avec le trio Cantor, composé de jeunes professionnels, qu'ils ont formé.

Wanderer est un mot allemand qui désigne un jeune qui quitte le cocon familial ou encore celui du voyageur qui parcourt le monde. Pour les mélomanes et les amateurs de musique classique, Wanderer est le nom d'une des formations de musique de chambre, les plus connues et les plus demandées, le "trio par excellence"
Ce trio est en Dordogne jussqu'à ce soir dans le cadre de la programmation du festival de musique du Périgord noir. Le violoniste Jean-Marc Phillips Varjabédian, le violoncelliste Raphaël Pidoux et le pianiste Coq donnent trois concerts en l'église de Saint-Léon sur Vézère.  Le dernier a lieu ce soir à 21 heures. " Cela doit être notre troisième venue dans le cadre de ce festival. La première fois, cela devait être il y a 25 ans. Nous étions encore de jeunes professionnels. C'est un des festivals que nous aimons tout particuilièrement, car il y a un vrai accueil, du professionnalisme. C'est l'un des rendez vous musicaux  de l'été qui comptent. Nous aimons beaucoup venir ici," souligne Raphaël Pidoux (le violoncelliste). Le trio a été créé, en 1987, quand les fondateurs terminaient leurs études au Conservatoire de musique de Paris. "Au départ, ce fut le fruit du hasard. Et puis cela fait trente ans que cela dure, que l'on partage nos vies, et notre passion. L'entente est toujours aussi bonne," poursuit Vincent Coq, avec une pointe d'humour. Cet été 2017 marque les 30 ans de la formation. Pour marquer cet anniversaire, trois concerts sont proposés dans le cadre du festival. Une large part du programme est consacré à Franz Schubert, le compositeur du prédilection du trio. "Ce n'est pas tout à fait un hasard, que l'on se soit appelé ainsi . "C'est aussi un hommage à Schubert, et au romantisme allemand dont lequel on retrouve souvent le thème du voyageur errant ou parcourant le monde, précise Raphaël Pidoux.

Transmission entre les générations

Devenus des professionnels reconnus, le violoniste Jean-Marc Phillips Varjabédian, le violoncelliste Raphaël Pidoux et le pianiste Coq sont aussi enseignants : Les deux premiers au conservatoire national de Paris, et Vincent Coq enseigne la musique de chambre  à la Haute école de musique de Lausanne. Depuis trente ans, le trio est un des habitués du festival international de piano de la Roque d'Anthéron. Au début, ils y ont suivi les master class auprès des plus grands, aujourd'hui, il les animent. "C'est aussi un des rendez vous  de l'été que nous apprécions beaucoup. C'est l'occasion pour nous d'envisager la transmission de nos savoirs, comme nos ainés l'ont fait avant nous. C'est une des raisons pour laquelle nous avons associé à cet anniversaire le trio Cantor, composé de jeunes professionnels que nous avons contribué à former. Cette notion de transmission entre les générations est importante pour nous," explique Vincent Coq. Hier soir, le trio Wanderer associé au trio Cantor a offert un moment d'exception autour des oeuvres de Haydn, Beethoven et Schubert.  Rappelon le, un des objectifs de la manifestation, est de parier sur la jeunesse en donnant l'occasion à de jeunes musiciens de se faire connaître ou de lancer leur carrière. Le concert d'hier soir, de ce point de vue était réussi. 

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 18/08/2017