Aqui.fr - Une publication d'Aqui!Presse Aqui.fr - Partageons l'information en Nouvelle-Aquitaine et bien au delà

Agriculture | Agriculture biologique: se donner les moyens de ses ambitions

Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA de Haute-Vienne, Sabine Brun, directrice adjointe de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine, Laurent 	Teyssendier, élu FRAB et agrobio Corrèze, Philippe Lassale Saint-Jean, président d'Interbio Nouvelle-Aquitaine

La région Nouvelle-Aquitaine est en pointe sur les questions liées à l'agriculture biologique, et elle veut le rester. C'était tout l'intérêt de la journée organisée à la chambre d'agriculture de la Dordogne à Périgueux ce mardi 07 novembre. Une journée marquée par la tenue du comité régionale d'orientation de l'agriculture biologique, en charge de structurer la filière pour accélérer encore son développement.

L'agriculture biologique en Nouvelle-Aquitaine, c'est 200 000 hectares (agriculture bio et conversions), près de 5000 producteurs, et près de 6 % de la SAU. En 2017, le chiffre d'affaires de la filière dans la région a atteint pour la première fois le milliard d'euros. Un développement à accompagner.

"Une belle aventure"Aux côtés du CORAB (COmité Régional de l'Agriculture Biologique), présidé par l'Etat et la Région, le Comité Régional d'Orientation de l'Agriculture Biologique a pour fonction d'organiser l'ensemble des partenaires sur les actions à mener en amont. Il est présidé par Emmanuel Rabaud, président de la FDSEA de Haute-Vienne, et rassemble les chambres d'agriculture, Interbio, et la FRAB (Fédération Régionale de l'Agriculture Biologique).

« On se lance dans une belle aventure pour répondre aux enjeux de demain, à une attente sociétale forte », lance Emmanuel Rabaud. Philippe Lassale Saint-Jean, président d'Interbio Nouvelle-Aquitaine, rejoint ces propos, étude à l'appui : « En 2000, le consommateur utilisait les mots ''bon'' et ''goût'' pour résumer ses attentes. Aujourd'hui, les deux premiers qualificatifs sont ''bio'' et ''frais'', les GMS savent qu'elles vont aussi devoir s'adapter », affirme-t-il.

C'est là tout l'enjeu à venir, de savoir comment se structurer, pour organiser la production, fournir en quantité suffisante pour répondre à la demande sans déréguler le marché non plus, et établir un schéma de répartition de la valeur et une négociation des prix fondés sur de nouveaux équilibres. « Lors de la déclinaison des Etats Généraux de l'Alimentation en région le 20 octobre dernier, on a mis en avant la notion d'ancrage territorial des filières, et la diversification des débouchés », avance Sabine Brun, directrice adjointe de la DRAAF Nouvelle-Aquitaine. Un bon début.

Sylvain Desgroppes
Sylvain Desgroppes

Crédit Photo : Sylvain Desgroppes

Publié sur aqui.fr le 08/11/2017