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Culture | Angoulême : cinq bonnes raisons d'aller au festival de la BD

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C’est parti pour la 45e édition du festival international de la bande dessinée d’Angoulême, du 25 au 28 janvier ! Comme d’habitude, il y aura des conférences, des projections, un espace entièrement dédié à la jeunesse, des concerts dessinés en direct, des masters-class... et des dédicaces. Quelques 2000 auteurs sont attendus dans les halles du champs de mars et de la place New York. Petites sélection non exhaustive des choses à voir à faire.

(Re)découvrir les classiques

 Grand vainqueur du festival l’an dernier, une exposition hommage est consacrée à l’œuvre de Cosey, en particulier autour de sa série Jonathan. Une exposition d’une centaine de planches et de documents à voir à l’hôtel Saint-Simon. A ne pas rater également, une exposition autour de la BD Alix et de son auteur Jacques Martin, une référence autant qu’une madeleine de Proust pour toute une génération de jeunes nés dans les années 1970. A voir au musée de la Bande Dessinée.

Retomber en enfance

Il fallait bien une cour, non pas de récrée, mais celle de l’hôtel de ville d’Angoulême, ou du moins son parvis, pour rendre hommage à l’univers potache de Titeuf, qui fête ses 25 ans en BD. Son créateur ZEP proposera une master class le samedi à l’espace Franquin à 10h30 (sur réservation). On fêtera également les 60 ans des Schtroumpfs, au quartier jeunesse le dimanche à 15h30. Sans oublier le concours de cosplay le samedi au CGR (inscription jusqu’à vendredi soir) et le "bal des vampires" le dimanche après-midi au Magic Miror (sur réservation).

Découvrir l’art nippon

Pour la première fois en Europe, trois grandes expositions sont consacrées à des auteurs japonais réputés dans leur pays (et ailleurs), à la veille du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le France et le Japon.  Osamu Tezuka, le Hergé japonais avec son Astro Boy, Naoki Urasawa, le chantre du récit de genre moderne, et Hiro Mashima, l’une des grandes stars de la bande dessinée pour la jeunesse. Plusieurs centaines de planches sont à découvrir respectivement au musée d’Angoulême et à l’espace Franquin. Cet hommage accompagne l’arrivée d’un nouveau prix : Prix Konishi pour la traduction de manga japonais en français, récompensera la traduction d’un titre publié entre octobre 2015 et septembre 2017 (10 titres sont en compétition)

A la rencontre d’une nouvelle génération

Pour la première fois, le festival se penche sur les auteurs des pays du Maghreb et du Proche Orient. Une quarantaine d’auteurs du Maroc à la Syrie, en passant par la Tunisie ou le Liban, dévoilent le quotidien et les combats de leur pays. Tous les styles de BD sont représentés, du dessin traditionnel arabe au roman graphique, dont cette génération de trentenaires s’est emparée pour en faire un outil de la liberté d’expression, souvent « limitée » au champ de publication de la Toile.  

Revoir Venise…

Huit grands noms de la bande dessinée sont partis sur les traces de Casanova à Venise. François Avril, Griffo, Miles Hyman, Kim Jung Gi, Liberatore, Loustal, Manara et Zep ont réalisé sur place des œuvres inédites mettant en scène l’aventurier et différentes vues de la ville, sans contrainte de format ni de technique, en s’inspirant des œuvres des grands peintres italiens du XVIIIe siècle comme Canaletto et Guardi. Un dialogue entre les styles et les époques, à voir au musée d’Angoulême.

Anne-Lise Durif
Anne-Lise Durif

Crédit Photo : Cosey / éditions Le Lombard - Dargaud

Publié sur aqui.fr le 25/01/2018