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Environnement | Le Parc Naturel des Pyrénées veille sur le Gypaète barbu

Gypaète barbu dans le parc national des pyrénées

Reconnaissables à leur petite barbiche noire, leur culotte orange qui remonte sur l'ensemble du dessous du corps, leur envergure et leurs grandes ailes pointues, les gypaètes barbus sont de ces rapaces que l'on qualifie volontiers de majestueux. Majestueux mais classés « vulnérables » dans les Pyrénées et d'autres régions du monde. Considérée comme « menacée d'extinction » par l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), l'espèce fait l'objet d'un plan national d'action. A son niveau le Parc national des Pyrénées et les acteurs du territoire travaillent à la sauvegarde de cette espèce aussi appelée « casseur d'os ». Et en période hivernale, le gypaète barbu est d'autant plus sensible.

De mi-décembre à début août, les gardes-moniteurs du Parc national tentent de ne pas quitter des yeux les 15 couples de gypaètes barbus ayant élus domicile dans les falaises du Parc. Et pour cause, la période est sensible : les rapaces sont en nidification, pour une durée d'environ 6 mois. Au total, de la parade nuptiale suivie de l’installation au nid, à l'automne, jusqu'à l’apprentissage de l’envol et du cassage des os (en les lâchant en vol sur une falaise) par les petits, la période de reproduction s'étalent sur 10 mois. 10 mois durant lesquels les vautours particulièrement sensibles au dérangement, ont besoin de quiétude.

L'informatique entre en jeu
Pour assurer ce calme nécessaire à la reproduction, et donc à la perpétuation de l'espèce, l'informatique entre en jeu. En effet, le Parc national s'est équipé en 2016 d'un logiciel permettant de localiser des aires de vol et de chasse autour des nids de gypaètes, à partir des observations et données recueillies par les guides moniteurs qui arpentent la montagne. Ces données de localisation sont ensuite porter à la connaissance des utilisateurs de l'espace aérien. Ceux-ci, et en premier lieu les compagnies d'héliportage, devront obligatoirement éviter ces zones de sauvegardes dans leurs plans de vol, pour ne pas déranger les rapaces. Et pour cause, un hélicoptère passant un peu trop près du nid, pourrait amener les oiseaux a abandonné non seulement le nid, mais toute l'aire qui l'entoure.
Un travail de repérage des nids et de suivi de l'espèce que le Parc Naturel des Pyrénées a mis en vidéo, dans les pas d'un de ces guides, sur son site internet : www.pyrenees-parcnational.fr/fr/videos

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : Flavien Luc/ Parc national des Pyrénées

Publié sur aqui.fr le 29/01/2018