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Politique | La Gironde apporte sa contribution à rénovation de la ligne TER Libourne - Bergerac

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Jean-Luc Gleyze, président du conseil départemental de la Gironde, s’est rendu en TER ce lundi matin à Sainte-Foy-la-Grande pour annoncer le financement par le Département des travaux de rénovation de la ligne TER Libourne-Bergerac à hauteur de 1 million d’euros. Désormais toutes les collectivités sur le tracé ont dit oui pour mettre la main à la poche, bien que le ferroviaire ne soit pas une compétence du Département. Cette annonce intervient quelques jours après la parution du rapport Spinetta sur l'avenir de la SNCF dont une des pistes de gestion est la fermeture des lignes de proximité.

"Le ferroviaire n'est pas une compétence départementale. Nous avions pris une motion de soutien de principe au projet mais nous avions demandé que la charge  financière supplémentaire des travaux de rénovation de la ligne TER Libourne Bergerac ne pèse pas sur les collectivités territoriales. Nous avions indiqué qu'il n'y aurait pas d'engagement financier," tient à rappeler Jean Luc Gleyze, président du Conseil départemental de la Gironde. Ce lundi matin, en gare de Sainte-Foy la Grande , il a pourtant annoncé la participation, à hauteur d'un million d'euros, du Département de la Gironde à ce projet, qui a vu son coût passé de 45 millions à 90 millions d'euros.
Ce financement sera inscrit à l'ordre du jour de la prochaine plénière.
Ce revirement n'est pas étranger à la parution du rapport Spinetta sur l'avenir de la SNCF  qui fait craindre un abandon  des lignes TER de proximité. La rénovation de la ligne ferroviaire Libourne-Bergerac est  pourtant programmée  au contrat de plan Etat-Région (CPER). Jean Luc Gleyze explique que suite à une rencontre la semaine dernière avec le préfet de région, le Département a été fortement sollicité pour mettre la main à la poche car "il pouvait avoir une inquiétude pour que le projet soit remis en cause". Il fallait donc prendre une décision rapide. Surtout que le train de travaux pour la revitalisation des voies sera en effet disponible dès avril 2018 pour une durée d'un an. Le lancement du chantier est espéré pour début 2019 pour une durée de 9 mois, avec fermeture de la ligne. 
"Le seul moyen aujourd'hui que cette ligne soit complètement  rénovée est que toutes les collectivités participent au financement de cette rénovation à hauteur des 6,75 millions d'euros, estime Jean Luc Gleyze. Il ne souhaitait pas qu'on lui impute la responsabilité d'un éventuel abandon du dossier si le Département de la Gironde n'apportait pas sa contribution. Cette position est partagée par son homologue de la Dordogne.  En Dordogne, la participation financière au dossier est actée sur le principe, même s'il s'agit d'un financement hors des compétences habituelles d'un conseil départemental tient-on à souligner. Un vote devrait intervenir au cours d'une prochaine session. 

Une question d'équité territoriale

"Ce projet s'intègre dans la logique que nous portons, faire en sorte que tous les territoires soient traités de façon équitable, rappelle Jean Luc Gleyze. Il exprime sa grande inquiétude quant aux préconisations du rapport Spinetta. "Il s'agit d'un rapport de gestion  mais la remise en cause des lignes de proximité est inacceptable. C'est inacceptable pour un territoire comme celui-ci à la fois éloigné de la métropole bordelaise et faisant face à des difficultés sociales et économiques à prendre en compte. Christophe Chalard, le maire de Sainte Foy la Grande et vice-président de la communauté de communes, considère cette ligne de train vitale pour développer de nouveaux projets, notamment le centre de santé qui est sur les rails.
Enfin, Jean-Luc Gleyze a écrit au premier ministre. Il appelle à une mobilisation forte de SNCF réseau et de l’Etat au côté de la Région pour améliorer les lignes ferroviaires sur la totalité des territoires girondins les plus isolés de la métropole. Cela concerne la ligne TER Bordeaux-Lesparre, dont le développement est une réponse essentielle à apporter pour désenclaver le territoire du Médoc, mais aussi les dessertes de la Haute Gironde et du Sud Gironde. Ces lignes ne devront pas être oubliées dans les programmations futures d’amélioration du réseau. 

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 19/02/2018