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Economie | Dynamisme et transformation ont marqué l'année 2017 du Crédit Agricole Aquitaine

Jack Bouin, DG Caisse régionale Crédit agricole Aquitaine, Rémi Garuz, son Président et Dominique Moreau-Ferellec, Dir développement immobilier

Dans un contexte de reprise de la croissance, timide mais réelle, l'activité du Crédit Agricole Aquitaine a été très dynamique sur 2017. Du côté des points forts relevés par Jack Bouin, le directeur de la caisse régionale : la réalisation de crédits nouveaux en forte progression, plus de 48 500 entrées en relations nouvelles, des risques maîtrisés et une première place conservée sur le marché bancaire en terme d'indice de recommandation par ses clients. A cela s'ajoute aussi, une position encore confortée sur les métiers de l'assurance et de l'immobilier avec +15% de Chiffre d'affaires pour Square Habitat. Mais, si le résultat net affiche bien une hausse de 3,9% à 129,2 M€, le produit net bancaire, autant dire le chiffre d'affaires de la banque, est en baisse de 2,9% à 521,2 M€. Une baisse qui s'explique par une augmentation des charges, et la poursuite d'investissements, mais qui n'inquiète pas outre mesure le Directeur et son Président Rémi Garuz.

Quand on regarde la liste des chiffres des activités du Crédit agricole Aquitaine pour 2017, comparée à 2016, on ne lit que des « + ». Plus de clients (+1,2%), plus de sociétaires (+4,07) ou encore « une année record en crédits », avec un total d'encours de 18,19 Mds € (+6,8%). A noter particulièrement la hausse de +18% de réalisation de crédits nouveaux pour la Caisse régionale en 2017. Une hausse particulièrement portée par les crédits immobiliers (+18,5% par rapport à 2016), eu égard aux taux particulièrement bas cette année. Mais les entreprises et collectivités n'ont pas été en reste, avec un crédit équipement totalisant 1,4 Mds€, soit une hausse de 23,2% par rapport à l'année précédente. « Si les premiers mois de l'année 2018 semblent marquer un ralentissement sur les crédits habitats, en raison d'une légère mais progressive remontée des taux, les crédits réalisés par les entreprises et professionnels, eux, se poursuivent au même rythme » note le Directeur général. Par ailleurs cette dynamique de crédit ne vient en rien perturber la collecte épargne de la banque qui elle aussi s'affiche en positif à 24, 90 Mds €, soit +5,9%.

2017 une bonne année pour la viticulture, "du point de vue du banquier"

Un dynamisme tout aussi présent sur le marché des entreprises,(+14% en collecte soit 2, 035 Mds €) que sur celui des professionnels et associations (+118% en collecte, soit un total de 1,8 Mds€).
Autre marché, autre succès : l'agriculture, où le Crédit Agricole assure toujours une forte présence, enregistre cette année +19% de crédit en équipement. Toujours dans le secteur agricole, la banque enregistre aussi une année record sur la forêt, où elle est « reconnue comme la banque référence depuis les dernières tempêtes », précisent Jack Bouin et Rémi Garuz.
Sur la viticulture, 2017 est, « du point de vue du banquier » une bonne année, avec 320 M€ de crédits réalisés sur l'équipement, soit 140% de plus que l'année précédente, avec de très nombreux projets... Bien sûr les conséquences du gel de printemps sont à prévoir sur les prochains exercices. Dans cet esprit les deux hommes soulignent d'ailleurs les démarches qui ont déjà été mises en oeuvre auprès des exploitations les plus fragiles pour anticiper d'éventuelles difficultés à venir.

Plus de charges et la poursuite des investissements
Pour autant, malgré tous ces « + », le produit net bancaire de la Caisse régionale affiche un recul de 3,9%. Plusieurs explications à cela selon Jack Bouin : « Les taux d'intérêt ont baissé donc nos marges ont baissé et nos charges ont augmenté de 2%. En effet, nous avons plus de clients ce qui représente plus d'activités et de monde pour s'en occuper. Et par ailleurs nous avons fait le choix d'investir, c'est un amortissement à prendre en compte. » Des investissements qui ont porté sur le deuxième qualificatif de l'année « la transformation de la caisse régionale dans une logique d'affirmation de son modèle "100% humain-100% digital" », rappelle Jack Bouin. « Chez nous, il n'y a pas de fermeture d'agences mais des transformations, avec d'autres formes de présence. Notre objectif étant d'être présents à la fois en digital, mais aussi en proximité sur le terrain. L'objectif est aussi de garder les emplois. »
Parmi ces nouvelles formes de présence, il cite le déploiement de points relais chez les commerçants (« 250 aujourd'hui, 500 d'ici 2 à 3 ans »), permettant par exemple le retrait d'argent ou le dépôt de chèque, ou encore l'expérimentation en cours d'agences mobiles, avec des conseillers se déplaçant sur les territoires pour assurer une activité de conseil. Dans les investissements figure aussi un large projet de formation, de montée en compétence et en expertise des collaborateurs. « Cette expertise, c'est ce qui fera venir les clients dans nos agences, quand ils ne trouveront pas la réponse à leur question sur internet », commente Jack Bouin. Pour quelques chiffres, il rappelle que 20M€ sont mis chaque année dans la rénovation des agences, ou encore 25 M€ sont investis chaque année en informatique et numérique. Au titre des projets, il est également imaginé, pour fin 2018-2019, la création d'agences éphémères dans la périphérie bordelaise, « là où ça se construit beaucoup », et où nous sommes pour l'instant absents. L'idée est de tester la pertinence d'une installation. Et s'il n'y a pas d'appétences de la part des habitants, on se retirera. »

Déménagement prévu en novembre
Enfin en matière d'investissement de poids, il y a aussi bien sûr, le nouveau siège social de 12400 m² en cours de construction sur les bassins à flot à Bordeaux. Un chantier qui avance à bon rythme témoigne Dominique Moreau-Ferellec, Directeur du développement Immobilier et Logistique pour la Caisse régionale. « Le déménagement prévu en novembre sera aussi prétexte à la dématérialisation de process importants, tels la gestion des ressources humaines ou encore la gestion des crédits contentieux », cite-t-il. Autre chantier moins visible qui accompagne ce changement de siège : la conduite du changement en interne. « Nous allons passer de locaux plutôt fermés à des espaces plutôt ouverts, avec des possibilités d'espaces plus modulables. », explique-t-il. De quoi un peu perturber les habitudes de travail des 400 collaborateurs présents au sein du siège... Ceux-là sont d'ailleurs invités à venir visiter sur le site actuel, un « show room » où ils peuvent voter pour le mobilier qui leur paraît le plus adapté, pratique ou ergonome aux futurs usages qu'ils en auront.

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 03/03/2018