Aqui.fr - Une publication d'Aqui!Presse Aqui.fr - Partageons l'information en Nouvelle-Aquitaine et bien au delà

Société | Fébus sillonnera Pau à l'hydrogène en 2019

Fébus, le futur bus à haut niveau de service de Pau, et à l'energie hydrogène

François Bayrou aime à le répéter, l'arrivée du Bus à Haut Niveau de Service à Pau prévue à l'automne 2019 sera, selon le Maire de Pau et président de l'agglomération, une "première mondiale". Un caractère inédit qui tient à ce que ce bus électrique fonctionnera à l'énergie hydrogène. Conséquence : aucun gaz à effet de serre ou polluant atmosphérique ne sera rejeté dans l'air, seulement de la vapeur d'eau. Un bus mieux que les autres, baptisé « Fébus », tout un symbole en pays Béarnais. Sa présentation a eu lieu la semaine dernière à Pau, en présence de François Bayrou, de Nicolas Patriarche, Président du Syndicat de transport urbain et vice président de la Communauté d'Agglomération Pau Béarn Pyrénées et du designer du bus, Julien Gaubert.

Concernant la carte d'identité du futur BHNS palois, il sortira des usines du constructeur belge Van Hool, leader européen des bus à hydrogène, et il sera grand de 18,2 m de long, large de 2,6 m et haut de 3 m. Il pourra contenir  jusqu'à 125 voyageurs pour une autonomie de 240 km par jour, soit plus de 31000 litres de diesel économisés par bus et par an... sachant que la capitale béarnaise compte s'équiper d'une flotte de huit de ces « super-bus ». Par ailleurs, l’hydrogène sera produit sur place, au dépôt de bus, grâce à un électrolyseur alimenté par des panneaux solaires : « ce sera un hydrogène entièrement « vert ». Les piles à hydrogène quant à elles ne contiennent aucune matière polluante et sont recyclables à plus de 95 % « Fébus » », précisent les responsables.

"Nous choisissons l'audace"
Quant au choix de ce nom, « Fébus », il est le résultat du brainstorming des services de la collectivité. Et François Bayrou n'en est pas peu fier : « Il y a six cents ans, un visionnaire qui avait toutes les audaces, Gaston III de Béarn, choisit de s’appeler Fébus et entrera sous ce nom dans l’histoire. (…) Nous devions nommer notre bus de l’avenir. Nous avons choisi de l’appeler Fébus. Ce n’est pas seulement un sourire : c’est une déclaration d’optimisme et de volonté. Le signe, pour notre ville et notre agglomération, que nous choisissons l’audace et que nous nous projetons vers l’avenir. »
Côté design et identité graphique, c'est Julien Gaubert, passé par la maison Courrèges, qui était aux manettes, en collaboration avec le constructeur. Résultat, un « design soigné et élégant » faisant appel à des matériaux nobles (cuir des poignées et des sièges surpiqués, inserts en bois) aux dominantes de beige et de gris, et une véhicule jouant de la transparence, avec de grand baies vitrées. Sensation d'espace garantie pour les usagers, assure le designer. Le tout sans négliger le confort, d'autant plus assuré par l'énergie hydrogène: "silence,
accélérations sans à-coups et aucune vibration de moteur", prédit-on.

14 stations, 6 km de parcours, 72 M€
Au total, un transport en commun « d'avant-garde », assure François Bayrou qui desservira, du Nord au Sud, le pôle de santé (hôpital, cliniques), le pôle d’éducation (université), le pôle administratif (cité administrative), les pôles commerciaux (la zone commerciale de l’Allée Condorcet : sa grande surface, son cinéma, ses restaurants ; et le centre-ville, avec ses boutiques) ainsi que la gare ferroviaire. 14 stations sur un parcours de 6 km que le bus devrait réaliser en 17 minutes grâce notamment à une circulation en site propre (dont les travaux en cours devraient s'achever fin 2018). Aux heures de pointe, le cadencement entre deux Fébus sera de 8 minutes.
Un futur service de transport en commun assuré « en respectant une enveloppe de coûts maîtrisés », souligne Nicolas Patriarche, soit 72 M€ au total, dont 53 M€ pour les travaux de rénovation urbaine et 13M€ pour les véhicules et les stations BHNS.

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : SMTU - Van Hool - Julien Gaubert / droits réservés

Publié sur aqui.fr le 05/03/2018