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Agriculture | Les solutions d'avenir de Christiane Lambert

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA et Adrien Clavel, vice président des Jeunes agriculteurs en visite à Bordeaux ce mardi

Opération de communication et d’information pour Christiane Lambert, présidente de la FNSEA en visite au salon de l'agriculture à Bordeaux. Elle a salué le dynamisme de cette manifestation qui favorise les échanges et rencontres entre production, commercialisation et consommateurs et scolaires. Au cours d'une conférence de presse, Christiane Lambert a présenté son contrat de solutions qui vise à une trajectoire de progrès pour la protection des plantes afin de réduire l’utilisation de produits phytosanitaires et répondre à la demande de la société.

 La FNSEA veut désormais répondre à la fois aux demandes des consommateurs, des concitoyens et aux attentes des agriculteurs. Au cours d'une conférence de presse organisée ce mardi matin à Bordeaux, Christiane Lambert, a présenté le contrat de solutions. De quoi s'agit- il ? Il s'agit d'une démarche de progrès dont l'objectif pricipal est de réduire l'utilisation, les risques et les impacts des produits phytosanitaires tout en garantissant la compétitivité des exploitations. "Aujourd'hui nous devons livrer des produits sains et marchands.  Bien souvent, les pouvoirs publics réagissent par des interdits. Cette politique d' interdiction les agriculteurs n'en veulent plus. Pour évoluer, nous avons besoin de confiance, d'investissements, de solutions et donc de temps, a expliqué Christiane Lambert, à la tête du syndicat agricole, qui est venue pour la première fois au salon régional de l'agriculture à Bordeaux.  Un travail technique collectif pour inventorier les solutions actuelles et d'avenir est actuellement mené et réunit 35 partenaires (Inra, bio controle, équipementiers...) répartis en huit groupes de travail .

L'usage des pesticides doit être réduit de 50 % d'ici 2020

"Les professionnels de la protection des plantes, ce sont les agriculteurs mais ils ne peuvent pas faire tout seul sur la réduction de la chimie, la réduction des intrants. Aujourd'hui, nous disons que nous avons compris les attentes de la société, exprimées lors des états généraux de l'alimentation et nous sommes prêts à travailler avec les décideurs. Nous alllons contractualiser "ce contrat de solutions" avec quatre ministères : agriculture, recherche, transition écologique et solidaire, santé. D'ici la fin juin, nous signerons ce contrat ensemble poursuit Christiane Lambert. L'éleveuse et responsable agricole propose aux agriculteurs 350 solutions différentes pour permettre la réduction des pesticides sur les fermes. Leur usage doit diminuer de 25% d'ici 2020 et de 50 % d'ici 2025. Elle cite des exemples concrets comme les nouveaux équipements permettant le désherbage mécanique, le recours des  variétés plus résistantes, des outils d'aide à la décision. Pour Christiane Lambert, "tout ce qui est autour de nous de façon combinée permettra d'améliorer nos résultats et de réduire le recours aux produits phytosanitaires.

En colère contre la baisse du budget de la PAC

A l'occasion de cette visite à Bordeaux, la présidente de la FNSEA est revenue sur deux autres sujets d'actualités : la baisse envisagée de 5 % du budget de la PAC. " C'est inacceptable, on nous demande de faire plus avec moins. En réalité, ce sera une baisse de 10 % en moyenne en réalité, si on prend en compte l'inflation à 2% par an. "Bien sûr, il y a l'impact du Brexit qus représente 3,5 milliards en moins, mais en plus, on fait payer à l'agriculture française la mise en place de la politique de défense et de sécurité voulue par le président de la république "On nous demande de faire plus et mieux avec moins, ce n'est pas possible", insiste t-elle. Dernier sujet d'actualité, le texte de loi issu des états généraux de l'alimentation qui sera débattu en séance plénière à l'Assemblée nationale à partir de mardi. "Cette semaine, nos représentants rencontrent les députés de la majorité et de l'oppposition sur les points qui méritent selon nous d'être musclés : à savoir l'encadrement des prix et des promotions, la possibilité de recourir à une juridiction au lieu d'un médiateur en cas de désaccords commerciaux majeurs entre producction et distribution," déroule la responsable du syndicat agricole. 

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 15/05/2018