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Société | Un petit tour à la Foire de Bordeaux

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Au parc des Expositions, la Foire de Bordeaux bat son plein depuis le 12 mai. Dans les allées, les commerçants proposent toutes sortes d’articles à la vente. Les grosses meules de comté, font face à des bars à cocktail bigarrés, des présentoirs à volets, et autres toitures autonettoyantes, présentées par une vidéo explicative. Petit tour d’horizon ; des espaces d’ameublement, de gastronomie, de démonstrateurs, jusqu’à son exposition phare sur le thème de cette année, la Californie. La Foire prendra fin lundi 21 mai en soirée.

« La foire est la plus importante manifestation pour nous, pour faire du chiffre et se faire connaître », raconte Rémi, 30 ans, vendeur tiré à quatre épingles pour Mondial Menuiseries, entreprise basée à Bruges (33). Avec ses vingt commerciaux, la marque occupe un important stand rouge qui s’étend sur une dizaine de mètres dans le hall 1. Après l’ameublement, prochaine étape sur l’espace gastronomie, où deux jeunes hommes déguisés en personnage de manga se sont égarés, ce samedi matin, le Bordeaux Geek Festival ayant ouvert ses portes le matin même au sein, principalement du hall 3.

Gâteaux basques, macarons à l’amande et confitures, s’imposent au regard sur une étale. Ramutxo, 27 ans, de la Biscuterie basque, fabrique artisanalement ses pâtisseries à Louhossoa (64), son atelier est attenant à sa boutique. « Les résultats sont moyens, mais c’est mieux que l’année dernière », pour le grand brun qui revient pour la deuxième fois à la foire.

Foire Internationale de Bordeaux.

Anthony, 32 ans, propose quant à lui des fruits secs et vient pour la première fois. Celui qui vend exclusivement en ligne et en foire, fait fabriquer ses noix de coco et autres ananas séchés en Thaïlande et en Italie, qu’il entrepose à Marseille. Le vendeur de la Casa Frutta se désole des « très mauvaises ventes » qu’il a réalisées, un ressenti général selon lui.

Un stage pour apprendre à relooker ses meubles

Plus loin, passés les stands de bijoux fantaisie et la fabricante de violons, Elena, d’Eden Trompe l’œil, nous accueille dans son univers « shabby chic », comprendre des meubles où sont peintes des aquarelles romantiques, avec des fleurs pastelles. Un style « doux et frais », d’après elle. Pour sa 13e année sur la Foire, l’habituée est heureuse de ses ventes, malgré une baisse des fréquentations par rapport à l’année dernière. « Mon best-seller ? Des stages pour apprendre à relooker ses propres meubles ». 

Foire Internationale de Bordeaux.

Après les tables de billard, on entrevoit par les portes vitrées la guinguette, où plusieurs points de restauration ont été aménagés face au Lac ainsi que des jeux. Une voix au micro vante les vertus de la céramique dans l’espace des démonstrateurs. « Pour être honnête, je ne reviendrai plus, c’est pénible de se faire accoster sans arrêt par les commerçants », coupe Dominique, 60 ans, qui marche dans le hall.

Les Beach Boys dans un combi Volkswagen 

Épices, boubous africains, et attrape-rêves au Pavillon international, avant d’atteindre la Californie. Couvertures psychédéliques de vinyles d’hippie music, avec les Beach Boys, les Doors, et Jimmi Hendrix, avant d’entrer dans le sombre espace de l’exposition. À l’intérieur, face à un légendaire combi Volkswagen, et une photo du célèbre pont rouge de San Francisco, le Golden Gate, un steak house, avec ses hamburgers, ses donuts et la célèbre Duff Beer des Simpsons, ou le Dr Pepper pour ceux qui ne boivent pas d’alcool. 

Foire Internationale de Bordeaux.

Planches de surf sur les murs, la Californie surfe sur tous ses clichés, même si la non moins mythique serveuse en patin à roulettes n’est jamais passée entre les tables du steak house, ce samedi matin. Dans les animations, le public peut se faire faire une plaque d’immatriculation américaine personnalisée, celle en fabrication en cours ce matin était siglée « Jean Pierre », ou poser dans un tramway, devant la cellule d’un prisonnier d’Alcatraz, la pirogue d’un Indien ou dans un saloon de cowboy.

« C’est un peu un Disneyland version réaliste », en conclue Barbara, 24 ans, en visite dans l’exposition récréative qui puise son inspiration dans les différentes périodes historiques de la ville, des Indiens aux diners.

Alix Fourcade
Alix Fourcade

Crédit Photo : Alix Fourcade

Publié sur aqui.fr le 19/05/2018