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Culture | Exposition: Jacques Bernar -1968-2018- à la galerie MLS

Yava de Jacques Bernar

1968-2018 : Cinquante ans d'une œuvre singulière « d'artiste-explorateur-enseignant hors du temple » comme l'écrit joliment Marie-Lys Singaravélou, la directrice de la galerie MLS dans la préface du petit livre rouge qui accompagne l'exposition consacrée à Jacques Bernar jusqu'au 8 septembre prochain. L'occasion de cheminer aux côtés des peintures qui « tiennent le temps » comme le dit l'artiste et qui témoignent de sa quête ininterrompue de la découverte, celle de l'oeil et celle des outils.

Dessin, acrylique, pastel, sérigraphie et maintenant le numérique : Bernar qui est né pour la recherche sans fin entend s'exposer plus qu'il n'expose : « c'est en allant à la poursuite passée de mes peintures dispersées, achetées, acquises dans le temps d'une vie, que m'est venue l'idée d'un procès de ma peinture, plutôt que d'un souvenir ou d'une histoire personnelle qui aurait pris l'aspect d'un catalogue plus ou moins raisonné. » Procès ? Voire...«  On pensait que le musée c'était le scénographe ; aujourd'hui, pour comprendre la peinture, ajoute-t-il, le plus intéressant c'est l'oeil du spectateur qui devient acteur et fait vivre la peinture. » Le voyage que l'on entreprend à la rencontre de l'oeuvre nous conduit de ces premiers temps où « la répétition et  le choix de couleurs fourmillantes privilégient l'impression de « l'impressionnisme » à celui de ces heures de 2016 où la naissance d'un « visage peint sur une image virtuelle est comme sortie de la cuisse du logiciel ». Là, il faut écouter Jacques Bernar nous éclairer sur l'usage du numérique : «  il m'a appris la patience et à travailler avec la contrainte, avec une nouvelle langue; j'ai appris des formes de travail différentes, au lieu de l'attitude spontanée et romantique du début ». Voyage, en effet, et qui vaut visite à ces « Cartels de Jacques Bernar » qui ne nous en voudra pas de continuer à préférer le visage de Chloé née en 2012, une Chloé faite « de pigments et de pixels » qui nous rappelle l'exposition chez l'ami défunt, Jean-Marie Amat, au château du Prince Noir, à Lormont.

Galerie MLS, 123 quai des Chartrons, Bordeaux. Possibles visiteurs du soir

Joël Aubert
Joël Aubert

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 14/06/2018