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Economie | Futuroscope  : une année 2019 sous le signe de l’environnement

Le Futuroscope a accueilli 1,85 million de visiteurs en 2018

Le samedi 9 février, le Futuroscope ouvrait ses portes pour lancer sa saison 2019 avec quelques nouveautés à la clé. Une année à placer sous le signe de l’environnement pour le parc de loisirs poitevin. Le photo-journaliste Francis Demange y expose 56 clichés de deux aventures « écologiques ». Celle de l’Hydroptère et de Solar Impulse. Solar Impulse, l'avion solaire est également le fil conducteur d’un nouveau film 3D autour de la fée électricité. L’écologie est aussi présente à Futuropolis (qui remplace le monde des enfants) : 21 installations pour les enfants y seront proposées à partir d’avril prochain. En faisant passer des messages sur l’environnement, le Futuroscope veut attirer de nouveaux profils pour approcher les 2 millions de visiteurs annuels.

Lancement de la saison 2019 du Futuroscope, ce samedi 9 février. « Il s’agit du premier parc de loisirs inauguré en France en 1987 », rappelle Rodolphe Bouin, directeur général du Futuroscope depuis mai dernier. Et malgré un ralentissement de la fréquentation et de l’activité, le parc peut se targuer d’être toujours l’endroit le plus attractif de la région. « Nous sommes le premier site touristique de la Nouvelle-Aquitaine ». Avec 1 850 000 visiteurs accueillis en terre poitevine pour l’année 2018 et un chiffre d’affaires de 103 millions d’euros. 

Le parc propose une vingtaine d’attractions pour toute la famille et s’adresse à tous les âges. Il compte 805 salariés équivalent temps plein dont 371 CDI. Mais cette année, la direction met l’accent sur l’écologie et l’environnement. « Nous lançons notre saison sous ces signes », résume le directeur du Futuroscope. « Notre objectif est d’éclaircir et de sensibiliser les nouvelles générations ». Il y a une volonté prononcée pour l’entreprise d’aborder les sujets de l’écoresponsabilité. 

Une expo photo entre terre et mer

Au milieu du parc, en allant vers les attractions Arthur l’aventure 4D ou encore Danse avec les robots, on rencontre des panneaux géants avec des clichés du photo-journaliste, Francis Demange. Au total 56 photographies pour l’exposition « L’oiseau solaire et l’oiseau des mers » représentant selon lui : « une grande aventure humaine ». Il a eu l’opportunité de pouvoir suivre les aventures de l’Hydroptère (Ce trimaran, qui vole au-dessus de la mer et qui a battu le record absolu de vitesse À plus de 100km/h) et de Solar Impulse (l’avion solaire qui a réalisé le premier tour du Monde en 2016). « Je ne m’attendais pas à un endroit comme celui-ci pour réaliser une exposition », confie Francis Demange pendant l’inauguration. Il a livré quelques secrets de photographe expliquant aux personnes présentes les conditions et les raisons de ces clichés. « Je voulais montrer les coulisses. Pour moi, l’histoire ne faisait que commencer et je souhaitais que tout le monde puisse voir ces images. Franchement, que ce soit l’Hydroptère ou Solar Impulse, ils nous ont donné des ailes. J’ai eu beaucoup d’émotion  et j’ai au fur et à mesure lié des relations d’amitiés avec ces aventuriers. La beauté des images, c’est grâce à eux avant tout ». Il a dû faire un tri sur plus de deux années de travail et plusieurs milliers de clichés. 


Un travail qui a également été porté par Alain Thébault, le père de l’Hydroptère, présent entre deux voyages d’affaires pour son projet Sea Bubbles, ces bulles fonctionnant avec des moteurs qui planent au-dessus de l’eau.« Francis a toujours été là au bon moment et au bon endroit. Il m’a propulsé notamment dans mon projet de Sea Bubbles. » L’architecte naval de formation a vécu ses rêves. « J’ai voulu faire voler un bateau. Je l’ai dit, je l’ai fait ».  Yves Parlier, navigateur, qui était notamment aux côtés d’Alain Thébault à bord de l’Hydroptère résume bien le côté environnement de ce genre de projet. « Alain est parvenu à dompter le vent, je pense qu’il a mis à profit un savoir-faire pour profiter un peu plus de la planète. »Le photo-journaliste, Francis Demange, explique micro en main les coulisses de ses clichés au côté des aventuriers Bertand Piccard, André Borschberg et Alain Thébault

Concernant Solar Impulse, un cliché de Francis Demange résume cette aventure. L’avion solaire est stationné sur le tarama avec en arrière-plan la lune. « Solar Impulse est un peu allé décrocher la lune », explique le photo-journaliste. Il me fallait cette photographie. Pour André Borschberg, pilote de cet avion pas comme les autres, « quand il prend une photo il est dans un autre monde ; il sait capter ce qui est en train de se passer. » Bertrand Piccard, le deuxième pilote et autre instigateur de ce projet concède « que sans lui, on aurait pas eu ce témoignage ». 

Planet power vecteur d’écologie 

Un témoignage qui se poursuit pour Solar Impulse. Puisque l’oiseau solaire est également à l’affiche d’une nouvelle attraction du Futuroscope : Planet Power. Il s’agit d’un film en 3D de 22 minutes qui résume l’aventure de la fée électricité d’aujourd’hui à demain, avec comme fil conducteur le vol autour du monde de Solar Impulse. « Il nous a fallu trois ans pour faire ce film et transmettre ce magnifique message », explique Pascal Vuong, le coréalisateur lors de la première en France, ce film ayant déjà été projeté aux Etats-Unis. Il a d’ailleurs reçu un prix à Hollywood. Pour Bertrand Piccard, « le Futuroscope permet de voir le futur de l’aviation. Ce film permet de partager ce que nous avons vécu et pointe également des solutions fantastiques face une société d’hyperconsommation, d’hypergaspillage contre le changement climatique. » Son homologue, et partenaire dans l’aventure Solar Impulse le rejoint. « L’électricité fait partie de notre quotidien et fera partie de la mobilité. »  

Un parc résolument écologie

Hormis Planet Power, une autre nouveauté est programmée pour avril prochain. Le monde des enfants s’agrandit et change de nom. Il s’appellera désormais Futuropolis. Une mini-ville avec 21 installations où les enfants seront à la fois sportifs, pilotes, jardiniers, archéologues. Ils vont vivre des histoires tout en se projetant dans le futur. Parmi les installations,  un Stadium aqualympique avec des trampolines pour marcher et sauter sur l’eau ; Sauvetage academy, un manège qui permet de piloter un zodiac dans les vagues. Ce sera une ville différente qui se voudra à la fois bienveillante et écologique  « L’objectif est que le site soit plus écoresponsable, reconnaît Christine de Samie, responsable communication et environnement de Futuroscope maintenance et développement. Nous voulons réduire de 20% la consommation du parc d’ici quatre ans. » 900m2 de panneaux photovoltaïques ont été installés sur la verrière du pavillon Arena Fun Xperience (celui où est perchée la fameuse boule blanche symbole du Futuroscope). Une surface qui permet de produire l’équivalent de l’électricité pour cinq maisons. « Nous progressons aussi dans la valorisation des déchets », poursuit-elle. Le parc n’utilise plus de pailles plastiques ni de touillettes et va proposer désormais des gobelets réutilisables plutôt que jetables. L’environnement devient une priorité, une évidence pour un parc qui se projette dans le futur.  

Pour ce premier week-end d’ouverture, la direction du parc attendait près de 4 500 visiteurs. Mais cette année elle espère encore approcher la barre des 2 millions. Une attractivité qui se joue également par la nouveauté. Au fond du site, un chantier est visible. Une  future attraction se prépare et sera inaugurée pour la saison 2020, son nom de projet « Mission KEPLER, il s’agirait d’une montagne russe basée sur le thème de l’espace… Il va falloir encore être patient avant de tester cette nouveauté qui sera l’investissement le plus important du parc, au-dessus en tout cas des 12,5 millions de l’Extraordinaire voyage. (Élue meilleure attraction européenne en 2017). La direction du parc aimerait faire aussi bien avec ce nouveau projet.

Julien Privat
Julien Privat

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 14/02/2019