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Politique | Grand débat national en Dordogne : Une dynamique malgré l'absence notable des jeunes

Frédéric Roussel, le sous-préfet de Nontron, est le référent  départemental pour le Grand Débat

La possibilité pour chaque citoyen de participer au Grand débat national, lancé le 15 janvier se poursuit jusqu'au 15 mars, à travers les contribution en ligne sur le site dédié les cahiers citoyens et les réunions des réunions d'initiatives locales. Au 15 février, c'est à dire à mi parcours, 82 débats ont été organisés ou vont l'être dans 56 communes différentes dont de toutes petites communes rurales, qui sont parfois regroupées à plusieurs. 80 % des communes ont mis en place des cahiers de doléances en mairie avec plus ou moins de succès.

Frédéric Roussel, Sous-préfet de Nontron et Référent Grand Débat National pour la Dordogne a fait ce jeudi matin un bilan d'étape à mi-parcours. Cet exercice de démocratie participative, unique par son ampleur, propose trois modalités de participation. La première, c'est la possibilité de contribuer en ligne sur le site granddebat.fr. A ce jour, on dénombre 800 000 contributions nationales dont 220 000 sur les contributions ouvertes qui nécessitent davantage de temps pour répondre. A ce jour, plus de 400 cahiers de doléances ont été ouverts dans les 505 communes de Dordogne. Et comme le soulignait, Alain Castang, le président de l'association des maires ruraux de Dordogne lors de la venue de la ministre des transports à Mussidan, Elisabeth Borne, la Dordogne a été le premier département à remettre une synthèse des cahiers de doléances sur la Dordogne sur les 3700 recueillis au niveau nationa (au 31 janvier). Au niveau national, on est plutôt à une commune sur trois.
A la date du 14 février,  82 réunions  ont été organisées ou sont programmées dans notre département, elles regroupent en moyenne entre 40 et 50 personnes. 30 des 34 communes de plus de 2 000 habitants de Dordogne proposent ou ont proposé un débat. Aucun des 4 thèmes n’est prédominant : les organisateurs s’attachent à traiter l’ensemble des thématiques en une ou plusieurs réunions. Ces réunions, sont plutôt à l'initiative des maires et des élus qui ont souhaité s'impliquer dans le débat. Comme en témoigne, Pierre-André Crouzille, maire sans étiquette de Saint-Front de Pradoux, commune d'un peu plus d'un millier d'habitants. "Pendant des mois, nous n'avons pas été entendus par nos gouvernants, ni écoutés. Dans le contexte de crise actuel, il est important que chacun puisse s'exprimer, de donner la parole à nos concitoyens. Il y a une véritable attente, mais il faut qu'il en sorte quelque chose de ce grand débat, avec deux ou trois idées fortes. Sinon, la déception sera énorme." Pierre André Crouzille, organisait ce jeudi 14 février une réunion avec quatre communes voisines en présence du député de la vallée de l'Isle, à Saint Louis en l'Isle. 

40 à 50 participants en moyenne

Certains organismes comme la chambre de métiers et de l'artisanat a pris l'itiniative d'organiser leur propre débat. L'office d'HLM Dordogne habitat devrait aussi apporter sa propre contribution, la chambre d'agriculture également d'ici le 15 mars. "De façon générale, le débat est dynamique et vivant en Dordogne. Il se déroule dans un climat serein  avec un bon état d'esprit en présence de gilets jaunes, précise Frédéric Roussel. La Dordogne participe donc plutôt bien au débat. Car le constat est clair : après un mois de grand débat en Dordogne, les réunions rassemblent essentiellement des retraités de catégorie socio-professionnelle plutôt supérieure avec en moyenne 40 à 50 participants à chaque fois. "Néanmoins, poursuit le Sous-préfet de Nontron, on observe le peu d'engagement des jeunes et du monde associatif." Parfois, les débats sont longs, la preuve à Trémolat (600 habitants), la première réunion a duré quatre heures. Le 8 mars, les centres sociaux vont aussi organiser un grand débat sans doute sur l'aggomération périgourdine avec l'objectif d'impliquer plus de jeunes. 

Des conférences régionales à Bordeaux

Installés dans chaque ville des préfectures et sur l’ensemble du territoire, les stands de proximité auront pour but d'aller au-devant du grand public pour le sensibiliser au débat, et le faire participer en ligne, avec l’aide d’animateurs de l’équipe nationale du Grand Débat. Il s'agit d'étudiants. En Dordogne, le stand de proximité sera installé à la poste principale de Périgueux le 28 février et le 1er mars 2019.
Des conférences régionales  citoyennes seront bientôt organisées les 15 et 16 mars et les 22 et 23 mars. Pour la Nouvelle-Aquitaine, ce sera à Bordeaux. Un tirage au sort par numéro de téléphone permettra d'inviter un panel de citoyens représentatifs de la société française à participer à ces débats.Ils regrouperont un panel de citoyens tirés au sort par leur numéro de téléphone, représentatifs de la diversité sociologique de la France. Ces conférences permettront un travail collectif sur un diagnostic et des propositions sur les quatre thèmes du Grand Débat. Toutes les contributions, quel que soit le canal de recueil ou quelle que soit leur forme, seront analysées de façon exhaustive et seront publiées. D’ores et déjà 500 restitutions sont disponibles sur le site du Grand Débat, et 500 autres sont en cours de restitution. Au fil des semaines, les restitutions mises en ligne sur le site du grand débat national seront publiées et consultables. La préfecture promet une transparence totale.

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude-Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 14/02/2019