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Economie | Quand Ford refuse la nouvelle offre de Punch

Les Ford

L'annonce par le délégué interministériel aux restructurations d'entreprises Jean-Pierre Floris du refus de Ford de prendre en compte la seconde offre de reprise de l'usine de Blanquefort que le groupe belge Punch Powerglide avait déposée suscite les plus vives réactions marquées du sceau de l'indignation.

Alain Juppé président de Bordeaux-Métropole

« Mes pensées vont tout d’abord aux salariés de FAI et à leurs familles. Bordeaux Métropole, en lien avec la région Nouvelle Aquitaine, mettra tout en œuvre pour contribuer à l’implantation de nouvelles activités sur le site et demande à l’Etat d’exiger de Ford de prendre enfin ses responsabilités pour financer un vrai plan de revitalisation du site.
 
Je voudrais aussi remercier Bruno Le Maire ainsi que le délégué aux restructurations d’entreprises, Jean-Pierre Floris, et leurs équipes, qui, depuis plusieurs mois, ont tout tenté, dans le cadre de la législation existante, pour favoriser une reprise de FAI. Cette législation, qui impose à un groupe de rechercher un repreneur sans lui donner l’obligation d’accepter un projet de reprise crédible, ni d’assurer un volume de commandes permettant d’assurer la transition, est manifestement insuffisante"

 

Jean-Luc Gleyze présdent du Conseil départemental de Gironde

Jean-Luc Gleyze, président du Conseil départemental de la Gironde et Christine Bost, première vice-présidente, "accusent la direction de Ford d'être des patrons voyous, cyniques et uniquement motivés par le profit de leurs actionnaires, tandis que les salariés de Ford Blanquefort, leurs familles et, au-delà une grande partie de la Gironde, vont payer au prix fort cette décision indigne et scandaleuse : " Dans ce moment difficile et pour leur avenir, nous ne les laisserons pas tomber ! "

Face à ces abus du libéralisme mondialisé dans ce qu'il a de plus violent, la Gironde a bien entendu demandé à Ford la restitution des sommes qu'elle lui a versées."

Stéphane Saubusse, conseiller départemental Générations.s des Portes du Médoc

"Deux jours seulement après une réunion organisée au Ministère de l’Economie pour discuter de l’avenir de l’usine Ford de Blanquefort, la multinationale américaine aurait refusé aujourd’hui la nouvelle offre de reprise de Punch Powerglide.
Il s’agit du triste épilogue de plusieurs années de luttes, de négociations et de recherches de solutions durables par l’Intersyndicale et les élus locaux. Aujourd’hui, le bilan social est lourd: 850 emplois sont supprimés avec une menace directe sur les plus de 2000 emplois liés à cette activité industrielle implantée à Blanquefort depuis 1972.
 
"Déjà, en 2010, Ford avait fait un faux départ après des années de chômage partiel et une première diminution sensible des effectifs. La multinationale américaine était revenue deux ans plus tard en promettant de maintenir les emplois contre le versement de dizaines de millions d euros de subventions arrachées aux collectivités locales. On connaît malheureusement la suite… On est aux antipodes de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises que nous appelons de nos vœux.

Génération.s Médoc s’indigne encore une fois de cet abandon prémédité et souhaite témoigner de son soutien aux salariés et à leurs familles en participant au concert de solidarité du 2 mars à Bordeaux. Nous encourageons également au boycott de Ford et demandons aux collectivités d’exiger le remboursement des subventions indûment reçues depuis des décennies. Plus généralement, nous militons pour que des dispositions législatives soient enfin votées afin d’empêcher les multinationales de recevoir des aides publiques et que la taxe sur les transactions financières devienne dissuasive pour les firmes scélérates comme Ford."





 

 

 

 

La Rédaction
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Publié sur aqui.fr le 22/02/2019