Aqui.fr - Une publication d'Aqui!Presse Aqui.fr - Partageons l'information en Nouvelle-Aquitaine et bien au delà

Economie | Bernier-Probis investit et regarde vers l'avenir

Le site de Saint Jory Lasbloux en Dordogne produit 85 000 cercueils

Implantée depuis 1974, à Saint Jory Lasbloux, en Périgord vert, l'entreprise Bernier fabrique 85 000 cercueils par an, commercialisés en France et à l'international. Entre septembre 2018 et mars, elle a racheté trois sociétés : deux sites de production, l'un à Navailles-Angos (Pyrénées-Atlantiques) et l'autre à Saint-Martin la Sauveté (Loire), qui viennent compléter la production de la maison mère en Dordogne, ainsi qu'un site de logistique funéraire à Ris Orangis (Essonne). Une nécessité pour la famille Bernier, propriétaire à 100 % de la société, pour assurer son développement.

La petite entreprise périgourdine de fabrication de cercueils de Saint-Jory-Lasbloux, créée par Jean-Pierre et Rémy Bernier en 1974 a fait du chemin. Depuis le tragique accident de 2012, qui a vu la disparition de Rémy Bernier et de son épouse, puis le décès de Jean-Pierre en 2016, ce sont Aurélie Thomasson Bernier et son frère Olivier Bernier et leur cousin Laurent qui sont à la tête de cette entreprise 100 % familiale.
"Au cours des six derniers mois, nous avons réalisé trois acquisitions : deux sites de productions, Fama et Soulerot,  groupe familial spécialisé dans la fabrication de cercueils à Navailles Angos et la société Qualité B, à Saint-Martin la Sauveté, qui doit nous permettre de renforcer notre présence sur la région Auvergne- Rhones-Alpes. Nous avons aussi acquis un site de logistique funéraire à Ris-Orangis et Aubervilliers. Avec ces rachats, la production atteint 110 000 cercueils soit 18 % du marché national, explique Aurélie Thomasson-Bernier. Le chiffre d'affaires devrait dépasser 30 millions fin 2019. 


Des embauches prévues

Bernier dispose également d’un réseau de 10 plateformes de stockage et distribution qui assurent un service à la carte : Warluis (60), Beignon (56), Mulsanne (72), Mazamet (81), Lançon (13), Chambéry (73) Chemaudin (25 , et travaille en étroite collaboration avec deux plateformes associées à Nîmes (30) et Cerizay (79). "65 collaborateurs travaillent sur le site périgourdin. Nous prévoyons quelques embauches cette année, principalement à la production. Notre souci, c'est que nous n'avons plus la capacité de produire à Saint-Jory suffisamment par rapport à la demande, car nous manquons de place avec des difficultés pour nous agrandir. Et bien sûr il n'est pas question de délocaliser. Ces acquisitions sont une nécessité si on veut être un acteur majeur sur le marché national."
Agés de 37 ans, 39 ans et 40 ans, les trois co-dirigeants de Bernier considèrent la famille et l'indépendance les deux atouts majeurs du groupe. "La famille, c'est notre principale force, insiste Aurélie Thomasson Bernier. Sept membres de la famille travaillent au sein de l'entreprise aux postes clefs. "Cette cohésion familiale nous a permis de passer le cap d'événements dramatiques. Aujourd'hui, elle est indispensable pour assurer la perennité de la société et son développement. Je crois que c'est ce qu'aurait voulu nos parents et notre oncle." 
En rachetant ces entreprises, ils souhaitent conserver l'état d'esprit familial de l'entreprise. "Il ne s'agit pas de tout chambouler. Par exemple avec les dirigeants de Qualité B, nous partageons des valeurs communes, la passion du bois, la qualité du choix des matériaux et du travail bien fait, ainsi qu'un management de proximité avec les salariés."  
En 2018, l'entreprise a produit 88 000 cercueils. Le cap des 120 000 cercueils devrait être atteint d'ici deux ans. Afin de répondre à la demande, le groupe Bernier a l'intention de procéder à quelques recrutements dans ces deux nouveaux sites de production.

Claude-Hélène Yvard
Claude-Hélène Yvard

Crédit Photo : Claude-Hélène Yvard

Publié sur aqui.fr le 23/04/2019