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Métropole | Lormont : le retour des Rencontres Citoyennes

plénière RC Lormont une

Les rencontres citoyennes reviennent à Lormont pour la quatrième année consécutive. Une édition remaniée puisqu'elles sont, cette année, remplacées par une plénière qui s'est déroulée hier soir, 29 avril, au Pôle Brassens-Camus. Un rendez-vous animé par le journaliste Benjamin Bardel et auquel participaient notamment Jean Touzeau, Maire de la commune, Yasmina Boultam, adjointe à la citoyenneté et Jean Bac, Directeur de la Démocratie Participative et Quotidienneté.

Ils étaient nombreux à s'être déplacés, ce lundi soir, au Pôle Brassens-Camus, pour participer à la plénière marquant le coup d'envoi des rencontres citoyennes 2019 de la ville. Représentants de tous les quartiers de Lormont, ils étaient venus débattre sur les points forts et les problèmes restant à résoudre au sein de la commune. Une grande soirée de dialogues et de propositions autour des questions soulevées par le biais de coupons-réponses et à laquelle participaient également Étienne Parin architecte urbaniste et Grand Témoin, Daniel Espiau, Président de l'association Yes Akènes, Stéphane Peres Dit Perey, adjoint à l'animation et Franck Graffeuille, Directeur de l'association Didée.

Lormont, une ville engagée dans la démocratie participative

Très tôt engagée dans une démarche de Démocratie participative, (« depuis 1995 avec les comités de quartiers », précise Jean Touzeau), la ville est aujourd'hui bien ancrée dans cette dynamique. « Le plus important pour l'équipe municipale, c'est de créer des outils permettant à la population de pouvoir s'exprimer », poursuit l'édile, rappelant au passage l’existence de quelque 300 associations sur le territoire de la commune. Une ville qu'il veut « très concernée » par la volonté de faire vivre le lien avec ses habitants. D'où les espaces d'échanges tels que les conseils de quartiers, les ateliers de co-construction, mais aussi le Conseil Municipal des enfants (« qui débouche sur des jeunes engagés ») ou encore, le conseil des Sages (« pour l'importance du regard des aînés, force d'éclairage et de partage »), rappelle-t-il. L'important étant de « mettre l'accent sur ce sur quoi on bute afin de résoudre les problèmes ». Des solutions qui passent aussi par le service de médiation. Mais également par la proximité, la réactivité et la traçabilité des actions de l'équipe municipale. « Je crois beaucoup à la commune. Le Maire est à portée d'engueulade, ça permet de faire vivre ce lien », ironise-t-il.

Mobilité,tranquillité publique et propreté

Fortes d'un taux de réussite de plus de 90% l'an dernier, les Rencontres Citoyennes reviennent donc cette année, mais sous forme d'une plénière « pour les rendre plus dynamiques, plus attractives en mettant directement en avant des thématiques fortes qui seront ensuite discutées pour trouver des solutions », explique Jean Touzeau. Des problèmes tirés des 88 coupons réponses reçus et parmi lesquels se dégage notamment la question de la propreté. Un souci récurrent pour lequel un plan d'urgence a d'ailleurs été mis en place et des solutions proposées, dont « le véhicule du quotidien qui sillonne la ville six jours sur sept et avertit les services en cas de problème », précise Yasmina Boultam.

A noter, également, le relevé des encombrants tous les premiers mercredis du mois ; une initiative propre à la ville de Lormont et mise en place en réponse à un besoin de la population. Quant aux critiques concernant le ramassage des ordures par Véolia, Jean Touzeau rappelle que le souci d'améliorer la propreté est « une des priorités de la ville » mais que « chacun des maillons de la chaîne doit fonctionner pour que cela marche, l'un d'entre eux étant le citoyen ». Et d'ajouter : « la citoyenneté, c'est un sacrifice. Devenir citoyen, c'est une démarche ». Avis à ceux qui ne jouent pas le jeu en laissant traîner leurs poubelles sur les trottoirs.

Également incontournable, la question de la sécurité a elle aussi, été abordée. Une problématique dont les solutions ne peuvent être, pour le Maire, que collectives ; l'élu tenant à rappeler l'importance des politiques de prévention mises en place depuis plusieurs décennies. Des actions telles que la création, en 1983, d'un conseil communal de prévention et de sécurité, ou encore, d'une Maison de la justice et du droit. Le côté strictement répressif relevant de fonctions régaliennes et donc du commissaire de police. Un point sur lequel il rappelle l'importance de la police de proximité et de l’îlotage pour faire reculer la délinquance. A noter également, le dispositif de médiation de nuit et la prochaine inauguration du bureau de police de la ville.

Des problèmes de circulation et de stationnements ont aussi été évoqués dont le sens unique de la rue des Gravières. Une initiative mise en place suite à une demande de la communauté éducative pour des raisons de sécurité autour de l'école Albert Camus et qui devrait être réévaluée lors des ateliers. Le Maire insistant tout de même sur l'importance de prioriser, sur le plateau de Génicart, les cheminements doux et le fait de diminuer la place de la voiture par rapport aux autres modes de transport.

 

Autant de questions et bien d'autres qui seront abordées lors des prochains ateliers :

 

Emmanuelle Diaz
Emmanuelle Diaz

Crédit Photo : E.D

Publié sur aqui.fr le 30/04/2019