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Société | Printemps de la Diversité : le « citoyen du monde » en question

De nombreux acteurs du monde associatif et politique autour de la table ronde.

Pour la sixième édition du Printemps de la Diversité, ce jeudi 23 mai, un débat autour du thème « Être citoyen du monde aujourd’hui » a été organisé à l’Hôtel de Région de Bordeaux. Autour de la table ronde, Alioune Sy, président d’Aquitaine Afrique Initiatives (Aqafi), Tristan Coignard, professeur d’études germaniques à l’Université de Bordeaux Montaigne, Jean-Marc Guillembet, adjoint au maire de Mérignac, Khady Sakho Niang, présidente de la plateforme européenne ADEPT (Africa-Europe Diaspora Development Platform), entre autres.

« Être citoyen du monde aujourd’hui ou quel pouvoir avons-nous à notre échelle, face aux enjeux du monde ? » Cette vaste piste de réflexion a fait l’objet du thème de la sixième édition du Printemps de la Diversité qui s’est déroulée ce jeudi 23 mai. Cet événement est organisé par la Région Nouvelle-Aquitaine et l’association Aquitaine Afrique Initiatives (Aqafi). Il tâche d’apporter des réponses aux interrogations que pose le processus d’accueil et d’inclusion des personnes étrangères, en invitant acteurs politiques, associatifs et citoyens à y participer.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, le président de l’association Aquitaine Afrique Initiatives (Aqafi), Alioune Sy, a d’abord lancé une présentation vidéo de son association. Parmi les projets réalisés par l’organisme, la mise en place d’une centrale solaire qui permet d’irriguer jusqu’à 100 hectares de terre en Afrique, avec le soutien de l’ONG Énergie Sans Frontières.

Tristan Coignard, professeur d’études germaniques à l’Université de Bordeaux Montaigne, a ensuite développé un long exposé sur la notion de « citoyen du monde ». « Il s’agit d’une association de mots assez surprenante, à bien y réfléchir. « Citoyen » fait référence à la fidélité qu’un individu consacre à un état, tandis que la deuxième partie de l’expression fait référence à une identité beaucoup plus globale », a expliqué le chercheur.

L’éducation au cœur de la problématique

Ce dernier identifie trois périodes où la citoyenneté mondiale s’est affirmée. D’abord, durant l’Antiquité grecque, où il est fait référence au « cosmos », puis au XIXe siècle, siècle des Lumières, où cela devait être un moyen d’obtenir la paix à l’échelle mondiale, et depuis la fin du XXe siècle, où l’on commence à faire de cette utopie une réalité, d’après Tristan Coignard. Il a souligné l’importance majeure de l’éducation dans ce processus.

Jean-Marc Guillembet, adjoint au maire de Mérignac, a quant à lui affirmé qu’il était important de se considérer comme citoyen, avant même d’être citoyen du monde. « Cela commence par une non-discrimination en matière d’emploi », assure celui qui est aussi président de l’ADSI Technowest, une association visant à faciliter l’insertion professionnelle. Khady Sakho Niang, présidente de la plateforme européenne ADEPT (Africa-Europe Diaspora Development Platform), a insisté sur l’importance des droits et des devoirs du citoyen, et surtout sur celui de voter.

D’autres acteurs du monde associatif et politique ont ensuite pris le relai, dont Tiphaine Ardouin, coordinatrice du Réseau Associatif pour le Développement et la Solidarité Internationale (RADSI). Celle-ci a souligné qu’internet réduisait considérablement la taille de « notre monde ». Les huit intervenants ont échangé pendant plus de deux heures pour ce Printemps de la Diversité 2019.

Alix Fourcade
Alix Fourcade

Crédit Photo : Alix Fourcade

Publié sur aqui.fr le 24/05/2019