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Spécial | Lilian, apprenti tractoriste à Agri Cap Conduite

Lilian Nouet

Depuis 2012, Agri Cap Conduite forme des apprentis à la conduite de tracteur. L’école regroupe deux centres de formation, le CFPPA Gironde et le MFR du Libournais, soutenus par Pôle Emploi et la Région. Du tracteur enjambeur, au vigneron, en passant par le porteur, le module dure six mois et offre en majorité des cours de pratiques. Le métier de tractoriste est très demandé en agriculture. C’est en partie pour cette raison que Lilian Nouet, 21 ans, a décidé de rejoindre Agri Cap Conduite. Il finira sa formation en juillet.

Lilian Nouet voulait être gendarme. Après un Baccalauréat général série S, il subit une lourde opération et voit sa vocation s’envoler. « Ce n’est pas du tout là-dedans que je voulais travailler, confie-t-il. Pourtant, aujourd’hui, cela me plaît beaucoup. » Le jeune originaire de Puisseguin s’apprête à être diplômé du centre de formation Agri Cap Conduite. Une formation de six mois débouchant aux métiers d’ouvrier polyvalent, de tractoriste, et de prestataire de service.

Ce jeudi 6 juin, Lilian Nouet anime le stand de son école sur le Salon de l’Agriculture. Sur un ring, les visiteurs peuvent s’essayer à la conduite de tracteurs enjambeurs et porteurs. Comme un poisson dans l’eau, le petit-fils de vigneron accueille les adolescents du lycée agricole LPA de la Chalosse basé dans les Landes. Ces derniers font partie des 700 jeunes que le Salon va accueillir pour des ateliers d’initiation. « J’ai bien envie de le faire », avoue Jean-Baptiste, 15 ans. 

Les tractoristes globe-trotters

« Les entreprises viennent à nous », constate Lilian Nouet. Son métier est particulièrement demandé en agriculture. « Il y a plus d’offre que de demande », complète l’apprenti. Régis Mouneau, chargé de mission emploi-formation à la FNSEA Nouvelle-Aquitaine, ne le contredit pas. « Il s’agit d’un secteur particulièrement en tension, car il nécessite nombre de compétences », développe l’initiateur de la journée job dating agri-agro qui avait lieu la veille sur le Salon.

Avant même d’avoir fini sa formation, Lilian Nouet s’est fait approcher par plusieurs sociétés, dont la Société des travaux viticoles Emilionnais (STVE). Il ira donc en stage chez eux à l’issue de ses études et espère enchaîner directement sur un CDI. « Si je me débrouille bien, je pourrai même être envoyé en Australie pour les vendanges », se réjouit-il. Certaines entreprises, comme STVE, envoient en effet les jeunes dans d’autres pays face au manque de main d’œuvre sur place. Les tractoristes partent à la conquête du monde.

Alix Fourcade
Alix Fourcade

Crédit Photo : Alix Fourcade

Publié sur aqui.fr le 06/06/2019