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Economie | Bordeaux : 18ème nocturne de la transmission d'entreprise à la CCI

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Le lundi 24 juin, à la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Bordeaux se déroulait la 18ème Nocturne de la transmission. Cette année, 60 participants, cédants d’entreprise et repreneurs, se sont retrouvés autour d’une table ronde répondant aux questions récurrentes de la transmission : « Comment vendre ou acheter ? quand ? à quel prix ? L’après reprise/vente ? ». A l’issue de ces échanges, des rencontres sous forme de speed-dating ont permis aux candidats à la reprise de repérer en amont les entreprises à vendre et, aux cédants, de sécuriser et promouvoir leur structure.

Initiée par la CCI Bordeaux Gironde, la 18ème Nocturne de la transmission s’est déroulée ce lundi 24 juin de 18h à 22H. Accueillis par Patrick Seguin, président de la CCI de Bordeaux, les 60 candidats, repreneurs et cédants, se sont tous d’abord réunis autour d’une table ronde agrémentée d’experts tel que Lucas Sarlange, de l’Ordre des experts-comptables, et de témoignages d’anciens cédants ou repreneurs. « Ayant un rôle d’accompagnateur et de créateur pour les entreprises, la CCI se devait d’organiser un tel événement. » souligne Patrick Seguin. Au travers de débats, les questions essentielles de la reprise et de la transmission ont été évoquées.

« Une vente d’entreprise est aussi une transmission de valeurs ! »

Chaque année, des dizaines de milliers de TPE et PME artisanales changent de main, un maintien d’emploi pour la région et la CCI qui « aide financièrement et accompagne ces cessions d’entreprises » Frédéric Cauchois, cédant de plus de six structures et notamment de First Step, au travers de son témoignage, explique les trois ingrédients d’une parfaite transmission, « Une préparation en amont, une valorisation de l’entreprise et surtout un bon accompagnement ! ».

En effet une préparation antérieure est indispensable. Parfois attachés à leur entreprise, les cédants souhaitent éventuellement que la vente soit très « bankable », c’est-à-dire rentable. Une construction d’année en année s’effectue afin que « la mariée soit belle le jour venue ». La taille de l’entreprise, le carnet d’adresse, le capital financier, le matériel sont des éléments qui fluctuent sur le prix de vente. Mais aussi, l’acheteur doit pouvoir entrevoir une piste d’évolution, une valeur supplémentaire qui ne peut qu’amplifier l’entreprise et sa valeur. Pour cela, le vendeur peut faire appel a la CCI. En effectuant un état des lieux, elle repère les forces et faiblesses de celle-ci afin d’éclairer un diagnostic des ajustements à faire et du futur prix possible. « Une entreprise peu structurée avec une organisation humaine et technique désordonnée aura une cession compliquée et faible de prix » révèle Sylvain RENAUD, spécialiste cession transmission chez le Crédit Agricole.

Le prix, un indicatif très complexe pour le vendeur qui « le voit parfois trop haut par rapport a la valeur de son entreprise ». En réalité, il faut que l’acheteur puisse rembourser ce prix au fil des ans. Pour convaincre le vendeur du cout réel de son bien, la banque fait office de levier. « C’est elle qui dit STOP car en réalité c’est l’acquéreur qui détermine le prix. »

« La reprise, une idée structurée et à long termes »

Les motivations à reprendre une société sont multiples pour le repreneur de Sarl K2 Energies, Jérôme Peyron : « besoin de liberté, faire ses propres choix, avoir un business plan... ». Une reprise est une vision à long terme et souvent un moment délicat. Basé souvent sur la confiance du cédant, le projet se doit d’être structuré et logique. La CCI apporte aussi son aide financière aux repreneurs. Elle regarde le profil, le parcours de l’acheteur et ensuite l’environnement, la qualité mais aussi la valorisation du bien et donc offre un véritable système de garantie. Mais une reprise n’est pas sans danger. En effet, reprendre est « un vrai métier » car « il faut connaitre ce que l’on reprend, le maitrise et savoir l’utiliser » explique Lucas Sarlange. Finalement, « prendre son temps et ne pas désespéréer » sont les mots d’ordres d’un serial-repreneur comme Jérôme Peyron.

A la suite de ces échanges, des rendez-vous sous forme de speed-dating entre cédants et repreneurs ont eu lieu. Une bonne opportunité pour les cédants de promouvoir et expliquer leurs sociétés a des potentiels acheteurs. Et inversement, une aubaine pour ses repreneurs qui espèrent avoir « le coup de foudre ».

Damien Carrère
Damien Carrère

Crédit Photo : CCI Bordeaux Gironde

Publié sur aqui.fr le 29/06/2019