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Métropole | Lormont : cinquième atelier de co-construction à Bourg Doyen

atelier vieux bourg une

Dernière rencontre avant la rentrée, elle concernait Bourg Doyen et faisait suite à celle des quartiers Lissandre Verdière, Carriet Gardette, La Ramade et Génicart. Une réunion qui s'est déroulée en présence, notamment, de Jean Bac, Directeur du Pôle Participation des habitants et Quotidienneté, de Claude Dambrine, adjointe à l'habitat, au cadre de vie et à l'urbanisme, de Yasmina Boultam, adjointe à la citoyenneté et d'Hervé Chrétien, responsable de la police municipale.

C'est donc à l' Espace Castelldefels, sur les bords de Garonne, que s'est déroulé le cinquième des sept ateliers de co-construction lormontais de l'année. Une rencontre lors de laquelle ont été abordés de nombreux problèmes et notamment, le manque « criant » de station Vcub près du BatCub, et ce malgré plusieurs demandes, la dernière ayant été effectuée auprès d'Alain Juppé, juste avant son départ. Un dossier qui néanmoins avance, comme l'a rappelé Claude Dambrine.

Autre problème soulevé : l'impossibilité de se garer à proximité du marché, le samedi, la zone bleue récemment installée n'étant pas effective ce jour là ; ce qui constitue un souci pour les personnes à mobilité réduite. Jean Bac rappelant à cette occasion, que deux places « mobilité réduites » sont valables toute la semaine, permettant ainsi aux personne âgées de faire leurs courses. Un projet de kiosque installé à demeure sur la place étant actuellement dans les tubes, ce qui empêcherait la présence de véhicules, précise Claude Dambrine.

Également évoqué : l'absence de boîte postale dans le secteur : « Il faut remonter la rue du Général de Gaulle et donc prendre sa voiture pour pouvoir poster une lettre ! Et cette situation dure depuis deux ans ! », s'insurge un riverain. En cause : la suppression de la boîte initialement installée car « la Poste les installe (a priori) en fonction du nombre d'habitants et si le relevé n'est pas suffisant, elle les supprime », explique Yasmina Boultam.

 

Toujours des questions d'hygiène...

 

Autre souci, récurrent celui-là : celui du ramassage des poubelles rue Verdeau devenu impossible compte tenu de l'étroitesse de la rue et des voitures qui l'encombrent. Solution évoquée ? La mise en sens unique de la rue pour limiter les stationnements gênants. Possible, « à condition que cela soit validé par les habitants », rappelle Jean Bac. Autre éventualité : un projet de conteneurs aériens customisés et situés au bout de la rue, sur lequel plancherait la Mairie, qui envisage même d'installer le système dans quatre endroits tests. Autre possibilité : récupérer la maison en chantier et abandonnée, située en bout de rue, pour en faire un local poubelle. Une solution déjà envisagée par la Mairie qui a envoyé un courrier au propriétaire pour qu'il vende ou finisse de construire. Sans succès jusqu'à présent.

Côté dépôt sauvage d'ordures, la possibilité de se servir de films ou de photos du contrevenant en action, a été confirmée par la police.

 

Mais aussi de stationnement et de circulation

 

Autre question évoquée : la transformation de la rue Fontainebleau en zone de rencontre, modification permettant au piéton d'être plus en sécurité sur une voie étroite. Des travaux jusqu'ici non effectués car et refusés par les habitants en raison d'une perte du nombre de places de stationnement.

Autre problème toujours lié aux voitures, celui de la vitesse, et notamment sur les quais. La population demandant si cette voie « qui draine beaucoup de délinquance » va être refaite. « La voirie est hiérarchisée selon la fonction des rues. Or, les voies sur berges sont des itinéraires bis drainant 12000 véhicules par jour, dont 1200 camions. Il est donc impossible de les transformer en zone 30 », précise Jean Bac.

En revanche, la piste cyclable devrait être aménagée en voie verte d'ici 2020 avec trois passages piétons supplémentaires et « la mairie maintient sa volonté de se séparer de la voiture et d'utiliser les transports en commun. Avec l'axe Bassens-Camus, ça va permettre d'avoir des comportements différents. Sans compter qu'il est question qu'ils achètent un bateau supplémentaire pour le BatCub en septembre », note Yasmina Boultam. La pose de ralentisseurs dans le quartier (et notamment rue du Général de Gaulle) a aussi été évoquée. « Trop bruyant. Les gens se plaignent », rétorque Jean Bac.

Toujours en ce qui concerne la circulation, « la route de Paris a été refaite. C'est très beau et il y a une piste cyclable. Mais quand vous êtes derrière un bus, il s'arrête en plein milieu et vous, vous attendez qu'il redémarre » se plaint une automobiliste habituée du secteur. « Hélas, la Métropole ne fait plus d'encoche pour les bus, comme avant » regrette Jean Bac.

Quant à la remarque d'un habitant demandant un terre-plein en dur devant chez lui pour lutter contre les déjections canines et se plaignant aussi des voitures mal stationnées  : « Je n'ai jamais pris l'engagement qu'on allait mobiliser Bordeaux Métropole dans l'année pour le faire (le terre-plein). Par contre, si une voiture vous gène, je peux le signaler à la police municipale », répond-t-il, un brin ironique, avant de préciser que sur 2018, 1941 véhicules avaient été verbalisés pour stationnement sur le trottoir et 200 voitures enlevées. Dans la foulée, il rappelle que « le Maire souhaite verbaliser sans faiblesse, tout stationnement lorsque ça oblige le piéton à marcher sur la chaussée. Idem lorsque ça empêche la collecte des ordures ménagères, si une personne valide est stationnée sur une place pour handicapés ou lorsque ça détruit les équipements publics ». 400 verbalisations ayant déjà été effectuées en 2019 pour stationnement sur les trottoirs et 150 000€ dépensés pour sécuriser le piéton circulant sur la voie publique.

Une réunion qui s'est terminée avec quelques annonces puisque la place au niveau de la rue du Général De Gaulle va être refaite et les travaux du fil vert (parcours pédestre du Haut Carriet vers le Vieux Lormont) vont commencer. Quant à la souscription lancée pour le lavoir, elle a permis de récupérer assez d'argent pour lancer la première phase. Les travaux devant débuter en septembre.

Prochain atelier: Alpilles Vincennes Bois Fleuri, le 12 septembre à 17h à la salle d'apparat de l'ECG

Emmanuelle Diaz
Emmanuelle Diaz

Crédit Photo : ED

Publié sur aqui.fr le 07/07/2019