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Métropole | Lormont : Alpilles-Vincennes-Bois Fleuri en recherche de solutions.

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Sixième et avant dernier rendez-vous lormontais de l'année, c'est à l'ECG et en présence d'une vingtaine d'habitants que s'est déroulé, la semaine dernière, l'atelier de co-construction du quartier Alpilles-Vincennes-Bois Fleuri. Une rencontre à laquelle participaient également Jean Bac, chef du service Démocratie participative de la ville, la première adjointe Josette Belloq et Yasmina Boultam, respectivement déléguées à l'éducation et à la citoyenneté, ainsi que Hervé Chrétien, responsable de la police municipale ; rencontre lors de laquelle ont notamment été évoquées les questions de stationnement, de propreté et d'incivilités.

C'est donc à l'ECG qu'a eu lieu en fin de semaine, l'atelier du quartier Alpilles-Vincennes-Bois Fleuri. Une rencontre à laquelle participait une vingtaine d'habitants et lors de laquelle ont notamment été évoquées les questions de propreté. Ou plus exactement, d'absence de propreté, entre autres sur les balcons de la ville. « On en a fait le constat mais il n'y a pas grand-chose à faire, déplore Jean Bac. Les bailleurs sont privés et si les architectes visionnaires dessinaient les choses comme on doit y vivre, il y aurait moins de problèmes ».

Également abordés : certains soucis dus aux racines d'arbres sortant des terre-pleins mais dépendant de bailleurs et ne pouvant donc pas être pris en charge par la municipalité. Yasmina Boultam rappelant par ailleurs qu'une réunion globale est prévue début 2020 pour faire le point sur ce que les services auront apporté en terme d'éclairage. La rue Valvert devant, quant à elle, être refaite.

Autre souci lié, cette fois, davantage à l'hygiène qu'à l’esthétique : l'impossibilité d'ouvrir certaines bornes enterrées, notamment Rue Espéranto. Hervé Chrétien rappelant à cette occasion qu'il convient de lui signaler ces faits.

Autre demande formulée par les habitants : la possibilité d'avoir un ou une préposée habilitée par la mairie et qui ferait des rondes pour signaler les problèmes d'hygiène. Une requête que Jean Bac a réfuté, rappelant qu'il y a déjà huit policiers municipaux qui « font 3000 kms par trimestre » pour signaler les problèmes de propreté. « On ne peut malheureusement pas être partout tout le temps. Il importe de nous donner des lieux et des moments précis », note pour sa part Hervé Chrétien. « C'est un sujet auquel nous sommes très attentifs. Une cellule de veille propreté a été mise en place il y a quelques mois. On travaille aussi avec les bailleurs car on n'est pas chez nous partout. Des initiatives sont aussi portées par les habitants du quartier pour le tri des déchets et le compostage », poursuit Yasmina Boultam. Reste que sur certains territoires et de l'avis général, les soucis d'hygiène sont aussi liés à des problèmes de comportement : « avant de signer le bail, on devrait demander aux personnes de s'engager à respecter un règlement », avance une habitante contrariée par les voitures régulièrement garées devant les poubelles ». « On a l’impression d’écoper à la petite cuillère par le bas ce qui se charge à gros bouillons par le haut », poursuit Jean Bac.

Toujours des problèmes d'incivilités et de stationnement

Autre problème pointé du doigt : celui des incivilités, tel que les enfants qui arrachent des légumes à la composterie. Josette Belloq préférant rappeler quant à elle, les « nombreuses actions invisibles » comme la présence sur Carriet d'un médiateur pour s'occuper de l'école, notamment pour les cas d'absentéisme. Trois autres devant prochainement être embauchés pour couvrir les différentes zones de la ville. De même, la présence d'associations intermédiaires servant de traductrices pour les parents, facilitent le vivre ensemble. Une éducatrice pour jeunes enfants devant également être recrutée par les écoles maternelles de la ville. Autre souci plus sérieux : les incivilités et les violences émanant de jeunes dans le lotissement des Folies. Un problème apparemment sérieux et qui nécessiterait l'intervention de la police : « On est labellisé « cité éducative », ce qui inclut les jeunes de 3 à 25 ans, mais là, on est en présence de jeunes décrocheurs. C'est un autre traitement », déplore Josette Belloq.

Autre souci : les problèmes de stationnement. Une habitante se plaignant de l'occupation par des véhicules servant de réserve et stationnés depuis plusieurs mois dans la contre-allée située près de l'avenue de la libération. « Si la voie et publique, elle devraient être enlevées sans problème. En cas de passage privé, la police nationale ne peut se déplacer qu'en cas de demande du syndic ou du bailleur ». Jean Bac rappelant aussi que les moyens de la fourrière mis à la disposition de la rive droite sont minimes : un plateau d'enlèvement sur douze, seulement. Une journée par semaine pour la ville devrait être négociée pour 2020. Toujours pour des questions de stationnement difficile, la mise en place d'une zone bleue au niveau de la Résidence Aliénor d'Aquitaine est sérieusement envisagée. Yasmina Boultam en profitant pour rappeler la volonté du Maire de privilégier les circulations douces, la ville étant « particulièrement bien desservie ». Enfin, rue des Gravières, le sens interdit fait toujours polémique, bien que mis en place pour « éviter les embouteillages », note Jean Bac. « C'est le type même de décision qui est au début impopulaire mais qui préserve l'intérêt général ».

Emmanuelle Diaz
Emmanuelle Diaz

Crédit Photo : ED

Publié sur aqui.fr le 18/09/2019