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Politique | Municipales à Bordeaux: Vincent Feltesse, pour un grand emprunt vert d’1 milliard d’euros

Jean-Christophe Aguas, Vincent Feltesse, Jean-Yves Grandidier

Entouré de Jean-Christophe Aguas, directeur recherche et prospective stratégique au bureau d’études environnement Le Sommer Environnement et de Jean-Yves Grandidier, fondateur du groupe Valorem, bureau d’études en énergies renouvelables, Vincent Feltesse candidat aux élections municipales de mars 2020 à Bordeaux a présenté sa mesure phare pour la prochaine mandature, « l’emprunt vert pour la métropole bordelaise » d’un milliard d’euros. Un emprunt pour réaliser des actions balayant sept thématiques allant de la santé à l’éducation en passant par la rénovation énergétique ou encore l’économie sociale et solidaire…

« La ville et la métropole sont très peu endettées et les taux d’intérêt sont très faibles. Il est donc temps d’emprunter ! » Au cœur de Darwin, Vincent Feltesse vient donc d’annoncer ce mardi 1er octobre la mesure phare de son programme pour les municipales de 2020 à Bordeaux, « un grand emprunt vert pour la métropole bordelaise ». Un emprunt qui permettra de « basculer dans la transition écologique en dix ans », assure le conseiller municipal d’opposition et qui touchera sept thématiques transdisciplinaires.

Plan de renaturation, Fab Lab du développement durable, nouveau métabolisme métropolitain
Tout d’abord, l’éducation avec la mise aux normes des établissements scolaires (école, collège, lycée et université) afin d’en faire « des Fab Lab du développement durable » (150 M€). Ensuite, la mobilité avec la réalisation du TER métropolitain, la réhabilitation des boulevards 3 barrières ou encore le désenclavement de la Rive Droite par la création de barreaux de raccordement aux dessertes existantes (350 M€).
La troisième priorité de Vincent Feltesse relève d’un grand plan de renaturation, à ne pas confondre avec la revégétalisation qui ne prend en compte que la plantation d’arbres. La renaturation c’est la recréation de ripisylves, la dépollution de milieux, la recréation et la restauration de milieux humides (100 M€).
Sa quatrième priorité incite à « investir dans l’intelligence, la recherche et l’innovation durable, favoriser l’économie innovante et accélérer la transition numérique par exemple en appuyant l’économie sociale et solidaire (100 M€).
Sa cinquième priorité « redonne du pouvoir d’achat et de décision aux Bordelais et aux métropolitains en jouant sur le coût du logement et de l’énergie ». Concrètement, le candidat invite à adapter la réglementation d’urbanisme aux exigences de la transition énergétique, financer un fonds de soutien à l’isolation thermique des logements existants, à la réhabilitation de logements ou encore à la transformation de chaque quartier bordelais en un écosystème vertueux (100 M€).
Sa sixième priorité préconise d’intégrer les questions de santé dans les enjeux prioritaires, par exemple en luttant contre la pollution et « en prenant le virage zéro pesticides », en déployant et sécurisant un réseau densifié de cheminement doux ou encore en investissant dans les circuits courts et en soutenant l’agriculture urbaine (100 M€).
Enfin, sa septième et dernière priorité recommande la mise en place d’un nouveau métabolisme métropolitain recyclant mieux les ressources intérieures et en s’appuyant sur des contrats de réciprocité avec les territoires extérieurs, notamment en valorisant des biodéchets viticoles (100 M€).

Accompagner pour une transition efficiente
Afin de présenter ce grand emprunt, Vincent Feltesse a souhaité s’appuyer sur la société civile aux côtés de Jean-Christophe Aguas, directeur recherche et prospective stratégique au bureau d’études environnement Le Sommer Environnement et de Jean-Yves Grandidier, fondateur du groupe Valorem, bureau d’études en énergies renouvelables.
Jean-Yves Grandidier a mis l’accent sur la problématique du déséquilibre entre les territoires. « Il est urgent aujourd’hui de travailler sur le rééquilibrage entre les territoires urbains et ruraux par exemple, en créant des richesses. Pour ce faire, nous devons mettre en place des solidarités, des coopérations entre territoires. Nous ne devons pas bouder les contributions de villes voisines ». Pour ce dernier, cette transition peut se mettre en place à moindre coût car « les technologies sont déjà disponibles pour mener à bien cette transition. »
Pour Jean-Christophe Aguas le maître-mot est bien l’accompagnement des individus, des collectivités, des filières. Par exemple, pour lutter contre les logements énergivores, ce dernier préconise l’accompagnement individuel de particulier par le biais d’un service dédié tel que Bordeaux Métropole Energie qui serait identifié comme une marque crédible pour les aider dans leur projet de rénovation énergétique.
« Cet emprunt sera source de richesse, car quand la métropole investira un euro, le particulier en investira trois ou quatre ce qui créera de la richesse, de l’emploi et ainsi de suite. Aujourd’hui, l’heure n’est plus à la discussion mais à l’action, il est urgent de basculer dans la transition écologique ! » conclut Vincent Feltesse.

Sybille Rousseau
Sybille Rousseau

Crédit Photo : SR

Publié sur aqui.fr le 02/10/2019