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Politique | Bruno Léal, le troisième candidat à la mairie de La Rochelle

Bruno Léal (en bleu) auprès de ses premiers colistiers

« Je suis prêt ». Bruno Léal, dix ans d’expérience dans l’opposition en tant que conseiller municipal sous Maxime Bono puis sous Jean-François Fountaine, compte faire jouer sa connaissance du terrain et des arcanes de la politique locale. Face au duel annoncé entre les anciens alliés de gauche, le maire sortant Jean-François Fountaine (qui ne s’est pas encore officiellement déclaré) et le député de la circonscription Olivier Falorni, Bruno Leal entend être une alternative dans « cette prise d’otage des électeurs ».

« Je veux proposer aux Rochelais un projet de ville dans la cohérence des idées que nous avons toujours défendues tout au long de cette mandature », assure-t-il. Les Rochelais le savent, Bruno Leal a toujours été un farouche opposant à Jean-François Fountaine, ne manquant jamais de faire part de ses doutes, interrogations ou griefs face aux diverses délibérations prises lors des conseils municipaux.  Ses objectifs concernent principalement trois domaines : les mobilités, l’urbanisme et les finances.  A l’instar d’Olivier Falorni (qui a annoncé sa candidature en septembre), lui aussi veut remettre la voiture au cœur du centre-ville, que l’équipe de Jean-François Fountaine a eu tendance à sanctuariser ces dernières années au profit des piétons et des vélos. Il veut notamment rendre le Vieux Port accessibles aux véhicules hors saison estivale, pour permettre aux Rochelais de mieux circuler. De manière, général, il compte revoir le plan de circulation. Les parkings de La Rochelle arrivant à saturation, Bruno Léal propose à l’instar d’Olivier Falorni d’en créer d’autres : lui pense à l’esplanade des parcs, adjacent au parking de la place de Verdun (dite place d’Armes), et au futur parking Notre-Dame.

Refuser le PLUI

Concernant l’urbanisme, il entend revoir le Plan local d’urbanisme intercommunautaire, qui doit initialement être soumis à l’adoption des élus de l’intercommunalité en décembre. Il appelle Jean-François Fountaine à suspendre ce calendrier, estimant que ce vote n’a pas de sens à quelques mois de l’installation probable de nouvelles équipes municipales. « Je ne veux pas que ce document engage des équipes qui seront élues et qui ne l’auront pas voulu », estime-t-il, rappelant que ses colistiers et lui-même l’ont toujours refusé à corps et à cris. « Je suis favorable à ce que la ville continue d’évoluer […] mais les constructions nouvelles doivent être limitées en nombre, en hauteur et en minéralité – il ne faut pas que du béton. Il existe également de nombreuses marges de manœuvre pour réhabiliter l’ancien et réinvestir les logements vacants », assure-t-il.

Bruno Léal et ses 9 colistiersBruno Léal (en bleu) entouré de ses premiers colistiers, qu'il a présenté le 3 octobre à la presse en même temps que sa candidature.

Une économie de 4 millions d’euros

S’il est un point sur lequel Bruno Léal a particulièrement asticoté Jean-François Fountaine durant cette mandature, ce sont bien les finances. Rien d’étonnant alors à ce qu’il veuille mettre un grand coup de balai dans la gestion de celles-ci. « La Chambre régionale des comptes estime qu’il y a un surcoût d’environ 60 € par Rochelais dans le fonctionnement de la machine municipale. Rapporté au nombre de Rochelais, cela représente plus de 4 millions d’euros par an ». Une somme qu’il entend pouvoir économiser en traquant les dépenses superflues, comme les doublons de courriers – « on dépense des centaines de milliers d’euros par an, peut-être peut-on réduire cette dépense de moitié ». Il compte nommer une personne qui sera dédiée à cette tâche. Bruno Léal promet de réaffecter la moitié de cette somme économisée dans les actions sociales et le milieu associatif. L’autre partie rentrerait dans l’enveloppe des 36 millions rapportée annuellement par la taxe foncière, ce qui permettrait de faire baisser celle-ci.

Une liste rajeunit

Si Bruno Léal n’a pas encore toute sa liste, il a d’ores et déjà présenté neuf de ses co-listiers. « Ce sera une liste jeune, avec un âge médian ne dépassant pas les 45 ans », prévient-il. Il s’est notamment entouré d’une représentante du milieu associatif estudiantin Nolwenn Roussi, 24 ans, et du chef d’entreprise Paul Harel, trentenaire et petit-fils de Jean Harel (décédé en 2017), opposant historique de Michel Crépeau. Bruno Léal n’en garde pas moins deux de ses colistiers, Fabienne Michel et Jean-Michel Mauvilly. Jusqu’à présent estampillé « Union de la Droite et du Centre », auto-proclamé « de la droite Charentaise » incarnée par la majorité départementale de Dominique Bussereau, Bruno Léal entend se présenter cette fois-ci sans étiquette, pour rester « ouvert à toutes les sensibilités ».  

Anne-Lise Durif
Anne-Lise Durif

Crédit Photo : Anne-Lise Durif

Publié sur aqui.fr le 04/10/2019