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Société | La mort s'invite dans Enquêtes de région

L'émission d'Enquête de région fait l'inventaire des différents pratiques funéraires

« Enquête de région, action ! ». Ils sont une dizaine d’hommes et de femmes ce matin là, à se prêter au jeu des caméras, en arrière-plan. Nous sommes au Centre Interconsulaire pour l'enseignement de la Charente-Maritime (Cipecma) de Châtelaillon et c’est l’heure du cours de « conception et animation d’une cérémonie » pour les étudiants en formation « Conseiller funéraire ». Le professeur continue son cours comme si de rien était, tandis qu’au premier plan, Vincent Dubroca, le présentateur de l’émission, interview le responsable qualité aux pompes funèbres publiques de La Rochelle, Sébastien Cazenave.

Quelques semaines avant la Toussaint, Enquête de région se penche sur le douloureux sujet de la mort. « Notre objectif est de dédramatiser le passage de la vie vers la mort et d’aborder des thèmes de société par ce biais,  en répondant à un certain nombre d’interrogations et en montrant les diverses pratiques funéraires, qui sont également en pleine évolution, de la crémation à l’humusation », explique le rédacteur en chef François Privat, « les rites en la matière restent très importants, quelle que soit la religion, y compris pour les laïcs puisqu’il existe des cafés de la mort à Bordeaux. » Enquête de région est allée tourner dans différentes communautés religieuses - juive, musulmane ou hindouiste. L’émission a également posé ses caméras dans le plus grand cimetière de France, à Limoges, et dans le plus vieux cimetière juif d’Europe, à Bayonne. Une occasion d’expliquer la loi de 1873 qui avait permis d’éloigner les cimetières des centres-villes. Remontant un peu plus dans le passé, l’émission fait aussi une halte aux tumulus de Bougon, dans les Deux-Sèvres, pour revenir sur les rites funéraires des premiers hommes.

Lors du tournage au Cipecma de Chatelaillon

Evoluant au gré des époques, la gestion de la mort reste une problématique constamment contemporaine. Ses écoles des personnels funéraires sont bien placées pour le savoir, et adaptent leurs formations. Comme au Cipecma de Chatelaillon, dont le diplôme de « conseiller  funéraire » attire à chaque session une dizaine d’étudiants de tous âges. En plus d’y enseigner la législation et l’hygiène, la formation dispense une approche psychologique des personnes en deuil, des bons gestes et des bons mots pour accompagner. Parce que la mort, au final, est avant tout le problème des vivants.

 Tournage au Cipecma de Chatelaillon avec les étudiants de la formation

Note / "La mort, et si on en parlait?" à voir sur France 3 Nouvelle-Aquitaine mercredi 9 octobre à 23h. Rediffusion sur Noa le 15 octobre à 21h10.

Anne-Lise Durif
Anne-Lise Durif

Crédit Photo : François Privat et Anne-Lise Durif

Publié sur aqui.fr le 07/10/2019