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Culture | La Rochelle Université sur une courbe ascendante

L'Université de La Rochelle compte plus de 8000 étudiants en cette rentrée

8294 étudiants ont pris le chemin de l’université à La Rochelle début octobre. Ils sont 136 de plus que l’an passé. La hausse se traduit surtout dans les inscriptions en première année (+3,3%) et de 3% en troisième année, ainsi qu’en licence professionnelle (+5%). Cette hausse peut s’expliquer notamment par l’ouverture de 6 nouvelles formations ouvertes à l’apprentissage. Le positionnement de l’université dans le classement de Shangaï 2018 à la 76e place mondiale en océanographie joue également dans cette attractivité, ainsi que le positionnement de l’Université dans le développement de l’interaction études/recherches sur le « littoral urbain durable intelligent » (LUDI).

« Concernant l’attractivité du LUDI, c’est difficile de pouvoir affirmer que son attractivité se traduit concrètement aujourd’hui. Je pense que les effets se verront d’ici quatre ans ou cinq ans », analyse le président de l’université Jean-Marc Ogier. « On le voit en effet dans les motivations des étudiants dans les dossiers d’inscriptions en première année. Le problème, c’est qu’avec 14 000 demandes en première année pour 2059 places, on ne peut pas tous les prendre », nuance Céline Vincent, enseignante et chercheuse en biologie, qui en voit cependant les effets dans les Master dédiés aux sciences du vivant, en particulier en biologie marine : « On a notamment enregistré une hausse de 10% des inscriptions en Master sciences de l’environnement cette année ». Les Sciences de la vie affichent tout de même une augmentation de 6% en première année pour cette rentrée.

Le classement de Shangaï semble avoir également son petit effet puisqu’on constate une hausse de +29% des étudiants en première année de Mathématiques, matière dans laquelle l’Université de La Rochelle se classe dans les 300 premières mondiales. Les Sciences de la Santé, le Droit et le LEA Amériques observent également une petite hausse de leur effectif en cette rentrée.

Autre élément d’attractivité : mettre du concret dans les apprentissages

Pour Jean-Marc Ogier, cette attractivité peut également s’expliquer par l’accent mis sur la professionnalisation durant le cursus universitaire, un aspect très demandé par les étudiants. En attestent les effectifs très stables de l’IUT et la hausse (6%) dans les 33 cursus liés à un apprentissage en alternance. L’atout de ces formations ? Etre en adéquation avec le marché économique régional. L’Université ne s’y est d’ailleurs pas trompée en ouvrant cette rentrée 6 nouveaux cursus en apprentissage dans les domaines du numérique, du marketing digital, de l’aquaculture, de la science et de la gestion des milieux naturels, du génie biologique et du bâti immobilier modélisé (ou BIM, pour Building information modeling).

Le rôle des options (appelées « mineures » depuis l’an dernier) proposées par l’université joue également. Les « mineurs » ayant un aspect pratique et de terrain, mises en place l’an dernier, ont remporté un grand succès auprès des étudiants. « La mineure « découverte de l’économie portuaire et maritime » était complète avec 23 étudiants et un taux de satisfaction de 95% à la fin de l’année », rapporte Jean-Marc Ogier, qui promet de mettre en place davantage de ces « mineurs métiers » en partenariat avec les acteurs économiques du territoire. Les prochaines concerneront les domaines du tourisme et de l’assurance. Pour cette rentrée, l'université a misé sur l’ouverture d’une option plus théorique mais pas inutile dans le monde de demain : une mineure « chinois », ouverte à tous les étudiants, quel que soit leur filières, et sans numerus clausus. « Nous sommes sans nul doute la seule université de France à proposer cette option pour tous », estime Jean-Marc Ogier.

Accompagner le jeune entreprenariat innovant

Depuis l’an dernier, l’université propose également un accompagnement des étudiants ayant les velléités de devenir entrepreneurs, à travers le dispositif CampusInnov. Ce campus dans le campus, appelé PEPITE, propose à la fois des outils, un lieu et une formation dédiés aux futurs entrepreneurs pour développer leur projet. La première session sur l’année 2018-2019 avait rassemblé 19 étudiants, 23 cette année. Tous ont concrétisé ou sont en passe de concrétiser leur projet. L’Université a même mis en place un concours de la création des entreprises innovantes, en individuel ou en collectif. Les lauréats ont bénéficié d’un coup de pouce financier de l’Université pour mener à bien leur projet. Prochaine étape : un prix pour les « créateurs alternants », récompensant les étudiants entrepreneurs dans une formation Bac+3 dans le domaine du numérique avec un projet de création d’entreprise s’appuyant sur la pédagogie de l’alternance.

 
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Anne-Lise Durif
Anne-Lise Durif

Crédit Photo : Anne-Lise Durif

Publié sur aqui.fr le 23/10/2019