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Société | L'Institut Bergonié inaugure le pôle Josy Reiffers

Pôle Josy Reiffers

Ruban rouge, plaque inaugurale et discours de circonstance. Ce jeudi 24 octobre, l'Institut Bergonié a inauguré son nouveau pôle chirurgical et interventionnel baptisé Josy Reiffers en hommage à son ancien directeur général dont la famille était présente. En présence de Frédéric Perissat (président du Conseil d'administration et préfet de la Dordogne) et de plusieurs responsables et élus, cette inauguration a marqué l'aboutissement de dix ans de réflexions et de près de deux ans de travaux pour l'Institut fondé en 1923 et seul centre régional de recherche et de lutte contre le cancer.

François-Xavier Mahon a coupé ce jeudi 24 octobre le ruban symbolique pour inaugurer le nouveau pôle chirurgical et interventionnel de l'Institut Bergonié de Bordeaux, centre régional de lutte contre le cancer, après dix ans de réflexion et quasiment deux années de travaux. Un bâtiment de 10 000 mètres carrés supplémentaires sur quatre niveaux, relié à la tour d'hospitalisation par une passerelle, cette dernière étant désormais consacrée exclusivement à la médecine générale et à l'imagerie. Un "totem pour incarner la santé", a affirmé le maire de Bordeaux, Nicolas Florian. Valérie Dutin, cadre de santé à l'Institut, parle d'un objectif commun avec le regroupement de l'hospitalisation complète, hebdomadaire et ambulatoire : "que le patient soit au bon endroit au bon moment et qu'il reste hospitalisé le juste temps. On souhaite que ce soit adapté aux besoins. Les nouvelles organisations se sont faites en même temps que l'architecture, elles l'ont conditionnée". 

Nouveau "quartier"

Le nouveau pôle, ouvert au début du mois d'octobre, propose plusieurs nouveautés pour les quelques 60 000 patients hospitalisés dans l'établissement chaque année. D'abord, un accueil centralisé, un hall "ouvert sur la ville" avec une entrée cours de l'Argonne, "tournée vers Bordeaux et sa métropole", a affirmé François-Xavier Mahon. "Le premier étage est consacré aux consultations chirurgicales et anesthésiques et à l'hospitalisation de semaine (du lundi au vendredi, elle comporte 15 lits), le deuxième à hospitalisation conventionnelle (30 lits), le troisième à la chirurgie ambulatoire avec dix chambres et des salons d'entrée et de sortie, une unité de soins continus (six chambres)" précise Valérie Dutin. Enfin, on retrouve au quatrième étage un nouveau plateau technique avec des zones chirurgicales (huit salles interventionnelles dont une en endoscopie deux salles de radiologie interventionnelle) et une salle de réveil avec 14 lits. Dans les autres bâtiments, on conserve des services d'hospitalisation médicale, des hôpitaux jour et une unité hospitalisation complète de médecine, des soins palliatifs, et une partie dédiée aux recherches cliniques". En sous-sol, un nouvel espace dédié à la radiothérapie a été créé avec l'utilisation d'un bunker et d'un nouvel appareil de radiothérapie baptisé "Truebeam". 

Ce nouveau pôle constitue, selon son directeur François-Xavier Mahon, une "évolution de la prise en charge en cancérologie tournée avant tout vers le patient et son parcours. On est responsables des patients qui sont aussi hors des murs, toute notre organisation est faite pour qu'il y ait un continuum dans le soin en dehors des murs de l'institut". Désormais constituée de quatre quartiers (la tour, le laboratoire, le sous-sol dédié à la radiothérapie et ce nouveau bâtiment nommé pôle Josy Reiffers, en hommage à l'ancien directeur), les responsables de l'Institut Bergonié évoquent "la première pierre d'un renouveau". En mars dernier, on apprenait que l'établissement redressait une barre financière marquée en 2017 par un important déficit (4,2 millions d'euros, 11 millions de déficit cumulé). Le coût du chantier de ce nouveau pôle, lui (constitué d'emprunts de la part de l'Institut) est de 33 millions d'euros. 

Romain Béteille
Romain Béteille

Crédit Photo : RB

Publié sur aqui.fr le 24/10/2019