Aqui.fr - Une publication d'Aqui!Presse Aqui.fr - Partageons l'information en Nouvelle-Aquitaine et bien au delà

Société | Pau: Les MJC réfléchissent sur la participation active des jeunes aux politiques jeunesse

Une centaine de directeurs et animateurs de MJC se sont retrouvés ces jours-ci à Pau pour leurs Journées d'Etudes annuelles

Du 18 au 20 novembre, c'est à Pau que toutes les MJC (Maison des Jeunes et de la Culture) tenaient leurs Journées Nationales d'Etudes 2019 (JNE 2019). Avec pour thème central « La co-construction des politiques publiques : enjeux et mise en perspectives dans le réseau des MJC ». Trois jours de réflexions, de formation et d'échange de bonne pratique pour qu'au delà des déclaration d'intention les politiques jeunesse se pensent et se mettent en œuvre non seulement par les institutionnel et,collectivité et association, mais aussi avec les jeunes. Ceux qui fréquentent les MJC, mais aussi tous les autres. C'est donc à Pau, que ce beau défi national vient d'être lancé. Retour sur l'évènment avec Clarisse Johnson-Le Loher, adjointe en charge de l’éducation, du périscolaire et des centres de loisirs, Gérard Abonneau, Président de la Fédération Française (et de Nouvelle-Aquitaine) des Maisons de Jeunes et de la Culture, et des directeurs des 3 MJC paloises.

Si l'évènement s'est déroulé à Pau, c'est un peu un hasard, tout en n'en étant pas vraiment un , explique en prologue, l'adjointe au maire, Clarisse Johnson-Le Loher. « Ces journées et leur thème sur la co-construction de l'action publique, entrent en effet en cohérence avec la démarche de co-construction que la municipalité a lancé avec les acteurs du territoire, dont les MJC, quant à notre politique Enfance/jeunesse. Avant l'été ce sont en effet tenu, les Assises de l'enfance et de la Jeunesse afin de dégager ensemble les grands axes de notre politique publique avec ces partenaires, qui connaisse le mieux la jeunesse. C'est un travail qui durera tout 2020, nous sommes en train de préparer ensemble l'acte 2 de cette co-construction. Les grands axes seront ainsi dévoilés dans environ un an. » Un processus de co-construction en cours qui, on le souhaite, n'aura donc pu que s'enrichir des échanges de ces JNE 2019.

"Travailler ensemble n'est pas nouveau"
Ces Journées d'études dont l'édition paloise fêtait peu ou prou le 60ème anniversaire, sont, rappelle le président de la fédération nationale, « un temps de formation et d'échange dédié aux directeurs et animateurs du réseau des MJC ». Concrètement à Pau l'accueil de l'évènement qui a réuni une centaine de membres du réseau a donc été organisé par les trois MJC de la Ville (MJC Berlioz, MJC du Laü, MJC des Fleurs) . « Trois belles maisons avec des projets de nature très différentes », a ainsi souligné Gérard Abonneau.
« Pour nous, travailler ensemble n'est pas nouveau, mais accueillir plus d'une centaine de collègues a vraiment été quelque chose d'enrichissant, et a permis aussi de part le thème de ces trois jours, de mettre en exergue la nécessité de remettre l'humain au cœur de l'action. Avoir tous les pouvoirs publics et les partenaires en recherche de ce sens commun au delà de discours d'intention, c'est quand même nouveau. », pointe pour sa part Olivier Pellure, directeur de la MJC des Fleurs à Pau. « Concrètement, la démarche de co-construction engagée à Pau n'est certe pas unique,mais elle reste rare, pour une raison simple : « une fois qu'on a dit qu'on travaillé ensemble, il faut réussir à faire fonctionner le moteur de tout ça : la confiance, et c'est pas si simple. Pas simple, mais plus riche », appuie le président national du réseau.

"Analyser et s'outiller pour enclencher une participation citoyenne active"
Avec une obsession en tête pour chacun des acteurs et notamment pour les directeurs de MJC sur le terrain : « comment faire pour que cette co-construction englobe la parole des habitants, pour nous des jeunes, y compris de ceux qui ne sont pas « captifs », ceux qui ne viennent pas dans nos MJC. Il nous manque des outils de méthodes pour libérer cette parole », constatent ensemble Olivier Pellure et son collègue Mathieu Lautier, directeur de la MJC du Laü.
Si des procédures de consultation, et ça et là de participation des jeunes existent au sein des MJC, historiquement attachées à une « co-gestion » de leurs structures, la généralisation d'une co-construction de l'action, au delà de son public habituel, est véritablement une problématique nouvelle. Un pas de plus qui demande « de se donner du temps pour analyser, comprendre et s'outiller pour pouvoir enclencher cette participation citoyenne active », note Yann Fremaux, directeur adjoint de la Fédération française des MJC.
En tous cas, désormais les choses sont enclenchées, avec à Pau notamment l'engagement par les trois directeurs de « la création d'espaces de réflexion communs sur ce sujet au-delà, des rencontres opérationnelles habituelles quer nous pouvons avoir ».

Solène Méric
Solène Méric

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 21/11/2019