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Société | L’A.S.A.M. une socialisation par le sport

Une socialisation par le sport

L’A.S.A.M, l’Association du Sport Adapté Marmandais, est née sur les bords de Garonne, en Lot-et-Garonne, en 1991. C’est sous l’impulsion d’Alain Martin, infirmier au Centre du jour à l’époque, que cette structure a vu le jour. En effet, ce dernier souhaitait que ses patients pratiquent des activités sportives au sein de clubs en dehors de l’hôpital du jour. Mais ce professionnel de santé s’est très vite confronté à la difficulté d’intégrer les patients dans des associations sportives de la ville. D’où la nécessité d’ériger une structure de prise en charge nouvelle et adaptée proposant aux patients des activités.

Permettre la pratique d’activités physiques et sportives à toute personne ayant rencontré des difficultés d’ordre psychologique ou des troubles de l’adaptation et toute personne sympathisant, développer l’amitié entre ses membres adhérents pour une meilleure approche sur le plan sportif, favoriser la motricité de ces personnes, faciliter leur réadaptation, mettre en œuvre, réaliser et promouvoir toutes actions éducatives et/ou informatives destinées au corps médical et aux patients pour un meilleur diagnostic et une meilleure prise en charge globale de la maladie. Tels sont les objectifs clés de l’Association du Sport Adapté Marmandais, l’A.S.A.M. qui a été créée en 1991 à Marmande, en Lot-et-Garonne.

Le sport, vecteur de socialisation
« Notre mission est d’accompagner les patients dans leur cheminement pour qu’ils retrouvent un but, un sens à leur vie, ainsi que des responsabilités au sortir de leur hospitalisation », souligne Fabien Gay, salarié de l’association. Ayant le souci de l’autre, cette association loi 1901 permet à des individus souffrant de troubles psychiques de pratiquer des activités sportives, culturelles de loisirs et touristiques au sein de clubs. Ainsi, les pratiques sportives sont multiples. Les adhérents de l’association peuvent s’adonner à la pétanque en simple, doublette et triplette sur l’Esplanade de Maré, au tennis de table en simple ou double dans la salle Jacques Roques, au tir à l'arc en partenariat avec L'Archers Club Marmandais dans la salle de tir à l'arc ou encore au handball en partenariat avec le Handball Club Marmandais dans les gymnases Jacques-Ladeveze et la Gravette. « Nos adhérents suivent des entraînements toutes les semaines afin de disputer des compétitions ». Prochainement, sept d’entre eux se rendront à Mézin pour disputer des phases qualificatives de tir à l’arc, une dizaine d’autres à Bruges pour les régionales de handball et douze autres compétiteurs à Soustons pour un championnat de pétanque.

Benoit et son minibus


Pour véhiculer tous ces athlètes, l’association a besoin de moyens de locomotion adapté. « Notre chauffeur, Benoit Rodriguez souffre d’un handicap moteur. Son véhicule doit disposer d’une boîte automatique ». En 2016, les membres de la structure ont commencé à monter un dossier de demande de subventions pour financer un minibus d’une valeur de 36 000€. « Nous avons débloqué une enveloppe financière au niveau de l’association, le Conseil départemental nous a également aidés tout comme la ville de Marmande et la Fondation Crédit Agricole qui a mis la main à la poche à hauteur de 7 000€. « Depuis, Benoit, notre chauffeur n°1, qui répond toujours présent, emmène librement tous nos compétiteurs pour participer aux compétitions sportives ».

La Maison Arc en Ciel pour lutter contre l’isolement
L’association étend ses activités aux malades et à l’entourage pour améliorer la prévention et favoriser une bonne prise en charge de la maladie. Elle propose également des activités de loisirs sans compétition telles que la natation à Aquaval, la randonnée pédestre, la gymnastique douce et la relaxation au complexe des JLR. L’A.S.A.M. est également secondée depuis 2015 par La Maison Arc en Ciel, reconnue en GEM, groupe d'entraide mutuelle. Cette dernière est entièrement gérée par ses usagers. La plupart d’entre eux viennent de Centres Médicaux Psychologiques et sont aussi des travailleurs de Centres d'aide par le travail et des personnes handicapées du secteur psychiatrique. « Lieu de rencontre, de resocialisation et d'échanges et parfois même de refuge, nous laissons libres nos usagers. Ainsi, ils peuvent prendre des décisions, des responsabilités afin de récupérer une autonomie sociale », conclut Fabien Gay.

Sybille Rousseau
Sybille Rousseau

Crédit Photo : ASAM

Publié sur aqui.fr le 27/11/2019