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Environnement | La mairie de Bordeaux valorise le bois abattu par la tempête

Le parc bordelais

Dans le Sud-Ouest, personne n'a oublié la terrible tempête qui a frappé la région le 24 janvier. Les Landes en portent encore de terribles stigmates. Même à Bordeaux, quelques "traces" demeurent. La clôture du jardin public, par exemple, en plein centre-ville, n'a pas encore été remplacée ce qui rappelle à quel point cette tempête a été violente. Aujourd'hui, l'heure est à la reconstruction, et de nombreuses collectivités, à l'image de la mairie de Bordeaux se mobilisent pour valoriser le bois abattu par la tempête.

Depuis mardi 21 avril, des troncs d'arbres issus des dégâts de la tempête du 24 janvier au Parc Bordelais, sont broyés en copeaux. Au total, plus de 600 m3 de souches vont ainsi être valorisés pendant 10 jours. Pour rappel, la valorisation par broyage permet de produire un grand volume de copeaux utilisé pour le paillage du pied des arbres et des massifs d'arbustes. En quelques jours seulement, les agents des parcs et jardins de la mairie de Bordeaux ont déjà transformé les branches tombées à terre en 350 m3 de copeaux, désormais totalement recyclés dans le parc bordelais.

Le bois de la tempête réutilisé de façon écologique
De ce fait, les plantations sont mieux protégées et les sols conservent plus longtemps leur humidité. L'arrosage moins fréquent limite donc l'utilisation de l'eau. En se décomposant, les copeaux de bois enrichissent le sol en matière organique et favorisent le développement de la « micro faune » (lombrics, nématodes, etc.). Celle-ci contribue à l'aération et à la formation de l'humus, réservoir de nourriture pour les racines des arbres et des arbustes.

Pour mémoire, la tempête du 24 janvier a largement touché les espaces verts de la ville, abattant environ 400 arbres. Le parc bordelais a lui aussi subi les vents violents avec le déracinement d'une cinquantaine d'arbres, dont une dizaine datant de l'aménagement d'origine, conçu par Eugène Bülher entre 1884 et 1888.

Nicolas César

Nicolas César
Nicolas César

Crédit Photo : DR

Publié sur aqui.fr le 22/04/2009