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Société | 5 questions à une entreprise transformée par l'impression 3D

Aurélien Judas est chargé d'affaires pour Boursier Sogreg, une entreprise renconfigurée par l'arrivée de l'impression 3D

L'entreprise Boursier Sogreg a été créée en 1980 et compte aujourd'hui 40 salariés. Son métier principal est la production de pièces plastiques et d'outillages servant à leur fabrication. 80% de ses clients font partie du secteur médical. Mais surtout la PME néo-aquitaine a été accompagnée par le dispositif régional FA NA BOOST. Traduisez Fabrication Additive en Nouvelle-Aquitaine. Le programme a permis à l'entreprise d'intégrer l'impression 3D dans sa chaîne de production. Un atout de taille à l'origine d'importants gains de productivité. Échange avec Aurélien Judas, chargé d'affaires de Boursier Sogreg.

@aqui! : Comment avez-vous rejoint le dispositif FA NA BOOST d'accompagnement en Fabrication Additive de la Nouvelle-Aquitaine ?

Nous avons des liens étroits avec la Chambre de Commerce et d'Industrie de Bayonne qui nous a informés de ce programme d'accompagnement en 2019. Nous avons monté un dossier pour postuler à ce programme. Il a été validé et nous sommes entrés dans le dispositif. La Région a décidé d'accompagner les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) de Nouvelle-Aquitaine dont nous faisons partie. Le programme est un financement à hauteur de 50 % par la Région d'une formation et d'un accompagnement. Puis nous avons été guidés par la CETIM et la CCI.

 

@aqui! : Pourquoi avez-vous choisi la Fabrication Additive ? Qu'est-ce que cela apporte à votre entreprise ?

Pendant l'accompagnement, nous avons réalisé un diagnostic d'analyse de toutes les étapes de notre valeur ajoutée et de nos services. Et nous nous sommes rendus compte que la Fabrication Additive pouvait être présente à tous les niveaux de cette chaîne de valeur. Nous avons essayé de mesurer les gains que ça nous apporterait et les coûts d'investissement. En fonction de cela, nous avons choisi des technologies adaptées à notre besoin.

 

@aqui! : Vous connaissiez déjà la Fabrication Additive ?

Oui nous suivons ça de près ou de loin depuis plusieurs années, nous sommes attentifs à ce qu'il se passe sur cette technologie car c'est une technologie de rupture. C'est important de prendre le virage. Ça ne remplacera pas encore l'injection plastique mais ça peut nous offrir des opportunités.

 

Le bouchon pour tube de bétadine : un exemple de pièce réalisée par Boursier Sogreg

 

@aqui! : Vous pouvez nous donner un exemple concret de fabrication ? Quelle est l'apport de ce mode de production ?

L'entreprise qui nous commande une pièce peut l'obtenir plus rapidement et lancer ainsi le processus de certification du produit grâce au prototype que nous lui fournissons. Grâce à un moule créé avec la Fabrication Additive, nous avons un gain de temps sur la production des premières pièces. Sans cela, il faudrait dix semaines pour obtenir un premier prototype physique de bonne matière. Pendant que notre client lance la certification du produit, nous pouvons commencer la création des moules qui nous serviront à produire les pièces par injection plastique. Réaliser nos moules en impression 3D nous permet ainsi de capter les marchés beaucoup plus tôt et de proposer plus vite des premières pièces à nos clients.

 

@aqui! : Considérez-vous la Fabrication Additive comme une révolution dans votre entreprise ?

Elle nous permettra de capter d'autres marchés, d'apporter un service supplémentaire à nos clients. Nous serons aussi certainement plus attractifs car cette technologie récente intéresse les jeunes. Notre métier est particulier, nous peinons à recruter. Le métier d'ajusteur de moules par exemple, c'est très particulier, il y a très peu de formations. Donc la machine 3D ça pourra montrer aux jeunes que l'entreprise Boursier Sogreg est dynamique et les faire rester. Nous prenons de l'avance en proposons plus de choses à nos clients et en gagnant en délais.

Maxime Giraudeau
Maxime Giraudeau

Crédit Photo : Maxime Giraudeau

Publié sur aqui.fr le 07/02/2020