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Société | Coupe du Monde de Rugby 2023 : 350 apprentis formés en Nouvelle-Aquitaine

Le trophée de la Coupe du Monde 2023 était à Bordeaux

C’était une volonté de Bordeaux Métropole et de la Ville de Bordeaux : les collectivités ne se feront pas imposer des contraintes organisationnelles de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Trois ans avant l’échéance, Pierre Hurmic et Alain Anziani ont tenu à préparer « conjointement » son organisation et ses retombées avec le Groupement d’intérêt public France 2023. L’évènement fait plusieurs promesses au niveau écologique, social mais aussi pour les emplois locaux.

Comme souvent dans le cadre de grandes compétitions, la Coupe du Monde de Rugby 2023 dépassera le seul aspect sportif. Alain Anziani, Président de Bordeaux Métropole, Pierre Hurmic, Maire de Bordeaux, et Claude Atcher président du comité d’organisation France 2023 se sont retrouvés ce vendredi dans la capitale girondine pour évoquer les grandes lignes de l’évènement. « La méthode est différente des précédents grands évènements que nous avons, avance Pierre Hurmic, déjà parce que nous nous y prenons à l’avance et ne nous faisons pas imposer un cahier des charges trop coûteux ».

Ainsi, la réception de la Coupe du Monde de Rugby 2023 devrait coûter environ deux millions d’euros à la Métropole (contre un peu plus de cinq millions pour l’Euro 2016). Claude Atcher, Président du comité d’organisation France 2023, évoque les retombées financières éventuelles pour le territoire. « Nous attendons à Bordeaux jusqu’à 600 000 visiteurs étrangers. Pour la Coupe du Monde 2019 au Japon, ces visiteurs étrangers restaient 15 jours environ pour un panier de dépenses avoisinant les 5 000 euros », éclaire-t-il. Par ailleurs, douze sites néo-aquitains sont présélectionnés pour devenir camp de base d’une sélection nationale. « Les premières visites des managers auront lieu en novembre 2021 », ajoute Claude Atcher.

Écologie, emploi, formation

Alors que quatre à cinq matches se dérouleront à Bordeaux – le tirage au sort se déroulera le 14 décembre –, les élus bordelais et métropolitains tiennent à ce que l’évènement bénéficie au plus grand nombre, au-delà même du sport. Ainsi, Pierre Hurmic décrit une manifestation sportive, écologique et sociale. Dix emplois seront créés à Bordeaux, aux côtés du directeur de sites, Paul Couet-Lannes. Ce dernier, ailier du XV d’Anglet, fera l’intermédiaire entre les collectivités et le comité d’organisation. Par ailleurs, 350 apprentis seront recrutés en Nouvelle-Aquitaine par le GIP France 2023. « Les jeunes recevront un Diplôme d’État d’administrateur de club sportif, permettant de capitaliser leur expérience à nos côtés au service de clubs locaux », poursuit Claude Atcher. Ce dernier rassure les candidats potentiels : les places ne sont pas réservées à des étudiants ou diplômés de STAPS. Le comité d’organisation France 2023 lancera un appel d’offres destinés aux organismes de formation en décembre 2021 et Bordeaux Métropole et la Ville de Bordeaux désigneront les clubs qui accueilleront les apprentis.

La dimension écologique de la Coupe du Monde de Rugby 2023, Pierre Hurmic y tient. En effet, l’évènement sera labellisé ISO 20121, certifiant une « manifestation écoresponsable ». Cela signifie entre autres la collecte et le recyclage des déchets plastiques liés à l’évènement et 80 à 85 % des déplacements effectués dans le cadre de la compétition se feront par des moyens de transport propres. Le Maire de Bordeaux annonce par ailleurs que les circuits courts seront mis à contribution aux abords du stade Matmut Atlantique, « avec la présence de produits issus de cultures maraîchères locales ». Le Maire de Bordeaux a par ailleurs ajouté qu'il souhaitait, à l'avenir, recevoir uniquement des « manifestations écoresponsables ».

 

Yoan Denéchau
Yoan Denéchau

Crédit Photo : YD

Publié sur aqui.fr le 11/12/2020