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Politique | Régionales : Alain Rousset candidat à sa succession

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23 ans qu’il est Président de Région, de l’Aquitaine puis de la jeune mais vaste Nouvelle-Aquitaine. Alain Rousset brigue donc un cinquième mandat au Conseil régional avec la liste « Les talents de nos territoires, l’union de nos énergies » aux couleurs socialistes, communistes et quelques « surprises », dont le détail sera dévoilé le 26 avril.

« Je repars, oui. Si les habitants de Nouvelle-Aquitaine veulent bien, encore, me faire confiance ». Alain Rousset a choisi les locaux de l’entreprise Héméra, place Ravezies à Bordeaux, pour officialiser sa candidature. « Pas banal pour un homme de gauche », ironise-t-il. D’après le socialiste, la société bordelaise de bureaux partagés est une illustration, parmi d’autres, de la politique qu’il a mené tout au long de ses mandats, de maire puis de Président de Région. « Les initiatives publiques d’il y a vingt ans, en lançant la pépinière Unitec à Pessac, sont aujourd’hui poursuivies par le privé, Héméra en est un exemple », reprend Alain Rousset.

 

Le président sortant du Conseil régional a laissé quatre acteurs économiques, culturels et associatifs témoigner de l’apport de la Région Nouvelle-Aquitaine dans leurs secteurs respectifs. Ainsi, Wiame Benyachou, PDG de l’Atelier Remuménage, entreprise de l’économie sociale et solidaire, Bixente Etcheçaharreta, président de l’association Du Pays Basque aux Grandes Écoles qui prône l’égalité des chances, Martin Palisse, directeur du pôle national du cirque à Nexon (87) et Rémi Justinien, en charge de « l’écologie industrielle » du Grand Port Maritime de La Rochelle, sont donc venus remercier et accorder leur soutien à Alain Rousset.

Fusion des régions, écologie, souveraineté industrielle

Celui qui brigue son cinquième mandat de Président régional raconte s’être posé trois questions pour se décider : « A-t-on réussi la fusion ? Avons-nous suffisamment de projets ? Qu’est-ce-qui me pousse à rempiler ?», décrit-il. Sur la première, s’il admet qu’il était contre à la base, Alain Rousset estime que la fusion des régions est un succès. « Sans la grande Région, le lycée de Felletin (23) aurait été fermé. Les friches SNCF de Saintes (16) ne seraient pas devenues le futur ‘Ferrocampus’, affirme-t-il. Régénérer les 2300 kilomètres de lignes régionales aurait été impossible sans la Nouvelle-Aquitaine ».

Sur la seconde question, celle des projets, le président sortant répond « mille fois » oui. Il souhaite aller plus loin dans la requalification des politiques publiques de la Région, les rendre plus adaptées à l’urgence climatique. « J’ai une seule inquiétude, c’est la tendance naturelle des élus vis-à-vis du saupoudrage », ajoute Alain Rousset. Ce dernier veut structurer, avec les Départements, le maintien à domicile des aînés grâce au gérontopole (lancé en décembre dernier), mettre les 10 000 poids lourds quotidiens de la métropole bordelaise sur des rails, en prolongeant la LGV jusqu’en Espagne et peut-être même en profiter pour décentraliser un peu. « Les camions de la rocade sur des trains, c’est une bataille féroce, que je mène depuis des années. La décision finale appartient à l’État, il n’y a qu’en France qu’on voit ça », soupire-t-il.

Sur la troisième question, « pourquoi je rempile », Alain Rousset assure que sa passion de la région est restée, elle a été renforcée par son expérience d’élu local. À 70 ans, le socialiste se voit comme un jardinier. « Préserver le cadre de vie est le défi majeur de la Région. En politique, je me sens comme un jardinier dans son terrain : je plante et je regarde pousser les belles choses qui se mettent en place. À l’échelle d’une région c’est encore plus passionnant », sourit-il. Le candidat socialiste dévoilera les binômes et les têtes de liste départementales à partir du 26 avril prochain.

Yoan Denéchau
Yoan Denéchau

Crédit Photo : YD

Publié sur aqui.fr le 20/04/2021