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Métropole | Relance : Bordeaux Métropole entre espoirs et inquiétudes

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Si le 19 mai marque une nouvelle étape vers un retour à la vie « normale », Alain Anziani ne fait pas dans l’optimisme et il l’assume. Selon le Président de Bordeaux Métropole, « des inquiétudes persistent », mais la collectivité poursuit son travail de soutien à l’économie locale et fait un premier bilan de ses mesures d’urgences.

Ce lundi 17 mars, c'est un Président de Bordeaux Métropole tempéré qui s'est exprimé, à deux jours de la réouverture des terrasses de bar, restaurants et espaces culturels. « Si la perspective du 19 mai donne de l’espoir, j’ai tout de même quelques inquiétudes », souligne Alain Anziani. En effet, le socialiste craint la fin des mesures d’aides nationales, dont le début du remboursement des prêts garantis par l’État (PGE). « Il n’est pas impossible que nous soyons confrontés à de nombreux sinistres quand la perfusion sera enlevée. Il nous faudra être vigilant sur l’endettement et l’emploi », reprend-il.

Pour ce qui est des dispositifs mis en place par la Métropole et en particulier le fonds d’aide de 18 millions d’euros, il a été consommé dans sa quasi-totalité. « Nos aides à la trésorerie, l’augmentation de la commande publique et le report des loyers ont porté leurs fruits, pour l’instant », affirme le Président de Bordeaux Métropole.

Sur le volet de la commande publique, la Métropole mise sur le Schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (Spaser). « Cela va faciliter l’accès à la commande publique pour les TPE, PME et start-ups du territoire », souligne Alain Anziani. Afin d’aider les professionnels à prendre part aux marchés publics, la Métropole souhaite également mener des actions de sensibilisation et de formation auprès des entreprises. « La commande publique est un jargon effroyable », argumente le socialiste.

« De beaux projets » pour le site Ford Blanquefort

Au-delà du bilan des mesures d’aides métropolitaines, Alain Anziani est revenu sur plusieurs dossiers économiques importants du territoire, comme l’avenir du site ex-Ford Blanquefort. En effet, les espaces appartenant toujours au constructeur américain sont en cours de démantèlement et de désamiantage. « Cela prendra deux ou trois ans, mais nous avons de beaux projets pour le site, l’avenir étant tellement incertain, je ne peux vous en dire plus », précise le maire de Mérignac.

En ce qui concerne l’appel à Manifestation d’Intérêt du « terrain des circuits », propriété de la Métropole jouxtant le site Ford Blanquefort, la collectivité a choisi le projet d’usine de pile à combustible d’Hydrogène de France. La société lormontaise a séduit le comité de sélection et devrait investir trois hectares et demi du site d’ici la fin de l’année. « Nous allons sanctuariser les espaces autour du futur site Hydrogène de France, mais d’autres projets seront possibles sur le terrain des circuits », assure Alain Anziani.

Des projets à forte couleur verte

A l’image de la promesse de la pile à combustible d’Hydrogène de France, Alain Anziani assure que l’action économique de la Métropole est centrée sur les projets porteurs en termes de transition écologique. « L’économie de demain devra être écologique », martèle le maire de Mérignac. Ce verdissement de l’activité économique, la Métropole compte le faire apparaître au travers de la future Opération d’intérêt métropolitain de la Rive droite et de l’OIM Aéroparc. « C’est dans l’aéronautique, filière très liée au développement de notre territoire, que se feront les plus grandes transformations de demain en termes d’écologie », souligne Alain Anziani. Une première illustration de ces orientations écologiques dans l’aéronautique sera évoquée le 18 mai à Mérignac, sur le site de Tarmaq, la future Cité des savoirs aéronautiques et spatiaux.

Yoan Denéchau
Yoan Denéchau

Crédit Photo : Aqui.fr

Publié sur aqui.fr le 18/05/2021